S'abonner :  Newsletters    Magazines

Centres d’appel : le Web n’est pas près de détrôner le téléphone

[ STRATÉGIE ]
L'offshore n'est pas toujours la panacée
La délocalisation offshore se développe, en particulier au Maghreb. Mais certains en reviennent : les prix dans l'Hexagone ont chuté, et le coût ne fait pas tout.

Annabelle Bouard , 01 Informatique (n° 1758), le 10/03/2004 à 07h00

« La tendance à l'externalisation a toujours existé. Elle attire simplement davantage l'attention depuis quelque temps. En Europe, par exemple, environ 10 % des centres d'appel ont été externalisés vers d'autres sites européens » , explique Robin Goad, directeur de recherche chez Gartner. « Même les entreprises possédant de gros centres d'appel se tournent vers des outsouceurs en raison de la flexibilité que cela apporte - par exemple, en périodes de pointe » , note Thierry Marzin, PDG d'Avaya France.

Dans une optique de réduction des coûts, la partie externalisée est de plus en plus déportée dans des pays où la main-d'oeuvre est bon marché. Il s'agira, par exemple, de l'Irlande pour les centres d'appel anglophones, ou de l'Afrique du Nord pour les francophones. « Cegetel, Orange, Téléperformance et Citel ont délocalisé des centres d'appel au Maroc ou en Tunisie » , indique Thierry Marzin. « A Dakar, le prix de la main-d'oeuvre pourra être réduit d'un facteur dix. Or, la masse salariale constitue 90 % des coûts d'exploitation » , explique Eric Buhagiar, responsable des centres de contact chez Nortel.

Au Maghreb, les limitations en matière d'infrastructure télécoms ont quasiment disparu. « On les retrouve plutôt en Afrique sub-saharienne. Et encore, le Sénégal s'est doté d'une infrastructure permettant la gestion de la qualité de service de bout en bout. Il faut cependant évaluer cet aspect avant de délocaliser » , indique Halim Belkhatir, responsable de la gestion de la relation client et des applications de téléphonie chez Cisco.

« J'entends aussi parler des pays d'Europe de l'Est et de l'île Maurice » , note Christian Rebiffé, directeur des opérations chez Aspect. On peut éventuellement minimiser ce qui est externalisé. « Conserver dans le pays d'origine la réception des appels et leur logique de distribution avec des agents situés géographiquement ailleurs permet de garder un certain niveau de contrôle » , remarque Eric Buhagiar.

Au-delà du coût, l' offshore n'est pas forcément la panacée. Un « outsourceur » aura plus de mal, par exemple, à emmener ses clients visiter son centre de contact. « Et surtout, un certain encadrement, du management, de la supervision et une implication métier sont nécessaires. Même si, technologiquement, la distance ne pose plus de problèmes, celui du niveau humain subsiste » , souligne Christian Rebiffé.

D'autant que l'avantage financier a tendance à s'effriter, avec une pression des prix intensifiée dans l'Hexagone. « Il y a un an, un agent se vendait 24 euros de l'heure, contre 17 euros en offshore. Aujourd'hui, on voit en France de gros contrats descendre à 15 euros pour lutter contre l' offshore. Reste à savoir si cette tendance perdurera » , indique Christian Rebiffé.



> Logiciel :
TuneUp Utilities
Optimise votre système d'exploitation.

publicité
> Logiciel : Audials One
Enregistrez les vidéos et les MP3 du Web que vous désirez.

classement FAI
Retrouvez chaque semaine le classement des fournisseurs d'accès avec ip-label 1 Orange 2 Free 3 Bouygues Telecom > Plus de détails
offres d'emploi
NOUVEAU sur Windows
Enfin une application de bureau pour les webnautes…

Service 01net
Newsletters 01net
abonnez vous gratuitement !
  
01Informatique
01 INFORMATIQUE
L'hebdo de référence des décideurs informatiques.
Micro Hebdo
MICRO HEBDO
L'hebdo qui vous simplifie la micro
et Internet.
L'Ordinateur Individuel
L'ORDINATEUR INDIVIDUEL
Le mensuel informatique qui vous informe et vous conseille.
Tous droits réservés © 1999 - 2009 Internext - 01net.