Nouvelle forme d'intérim ou moyen d'éviter une crise plus grave encore ? Quoi qu'il en soit, la formule du contrat de mission ressemble bel et bien à une disparition du CDI.
Les 35 heures ont fait passer des SSII dans le rouge
Nicolas Doucerain, PDG de Solic Carrières
« J'ai écrit à François Fillon à propos du coût des 35 heures pour les SSII. Celles travaillant au forfait peuvent se rattraper en gagnant en productivité. Mais la majorité d'entre elles - notamment les petites - fonctionne en mode régie. Or, 10 ou 11 jours de RTT correspondent à une déperdition de quelque 3,5 % du résultat net. Prenons l'exemple d'une SSII de 100 personnes. Sur la base de 10 jours de RTT, c'est, 1000 jours de facturés en moins. En prenant un tarif journalier de 400 euros (ht) et 210 jours travaillés par an, on atteint un chiffre d'affaires de 84 000 euros par an et par collaborateur. Soit, multiplié par 100 personnes, un CA de 8,4 millions d'euros. La perte avoisine alors 4,8 % du résultat brut.
Depuis 2000, la chute brutale du résultat des SSII est due à la baisse des investissements, mais aussi au passage aux 35 heures. Celles qui avaient moins de 4 % de rentabilité ont passées dans le rouge. Le projet du Syntec de rapprocher le statut d'informaticien de celui de l'intérim vient de là. Dans une SSII, les RTT, c'est 10 jours de perdu. Et le gouvernement n'a apporté aucune aide au secteur.
Il y a un très grand débat à mener entre syndicats, patrons et Syntec pour refondre la convention collective. Pour ne pas supprimer des emplois, il faut trouver un terrain d'arrangement, sans trop s'approcher du statut de l'intérim. Ce qui distingue les SSII des entreprises de travail temporaire, c'est la période d'intercontrat. Entre deux missions, l'ingénieur de SSII est payé. Ce qui coûte cher à l'entreprise qui l'emploie. On ne peut avoir les 35 heures, payer les formations et pérenniser les emplois. Il va falloir trancher. A moins de bénéficier d'une croissance de 4 % sur les prochaines années. »
Syntec veut construire un intérim à bas prix
Ivan Béraud, secrétaire général du Bétor-Pub CFDT
« Faute de savoir gérer à l'avance les creux et les pics d'activité par une annualisation du temps de travail, les employeurs cherchent à faire reposer cette gestion sur les salariés. La marotte actuelle du Syntec est de mettre en place des contrats de travail dont la durée est liée à celle des contrats commerciaux. Il s'agit, en fait, de construire un intérim à bas prix et sans compensation pour les salariés. Mis à part les libéraux de l'UMP, on ne voit pas qui pourrait soutenir un tel projet. »
Pot de fer contre pot de terre
Jean Joskowicz, président de l'Afisi
« L'absence de syndicalisation chez les informaticiens présage vite de qui sera le " pot de fer " et qui le " pot de terre ". »
Des demandeurs d'emploi de seconde zone ?
Mouvement pour une union nationale des consultants en informatique (Munci)
« Il est anormal que les métiers de l'informatique soient classés depuis plus d'un an comme étant les moins prioritaires par les Assedics. Ce qui empêche les demandeurs d'emploi de bénéficier de financements et d'aides à la formation pour des stages qui, du reste, sont encore insuffisants et toujours mal adaptés aux besoins des entreprises ! »
![]() |
> Sécurité :
Norton Antivirus 2010 La solution antivirale la plus répandue du monde.
|
|
![]() |
Fictions
A lire sur 01men notre décryptage sur le succès des histoires de vampires.
|
|
1 Numericable
2 Free
3 Bouygues Telecom
> Plus de détails

![]() |
> Nouveauté :
CIEL Compta Un outil pratique pour tenir sa comptabilité.
|
|
