logiciels pilotes / drivers mobiles et PDA jeux logos et sonneries cartes virtuelles bandes annonces

Abonnez-vous aux flux RSS
Offres d'emploi
Analyste, dsi : déposez votre CV et consultez nos offres
Télécharger
Windows Live Messenger 2009 sous toutes les coutures
FORUMS
NEWSLETTERS
CHAT
MON ESPACE PRODUIT
EMPLOI ET FORMATIONS
TELECHARGEMENT PILOTES
         01net    Web
L'Administration électronique s'inspire des expériences du privé Hubert d'Erceville [ ENQUÊTE ]
L'Administration électronique s'inspire des expériences du privé
Annoncé en 1997, le planning du rapport sur la « virtualisation du Mammouth » est respecté. Étape suivante, annoncée lors du Forum de l'Administration électronique : la réorganisation concrète des services.

Hubert d'Erceville , 01 Informatique (n° 1752), le 16/01/2004 à 00h00

Faire fonctionner une administration comme une entreprise. Organiser les services au citoyen de la même façon que le privé fait de la gestion de la relation client (GRC). Transformer l'usager du service public en un consommateur de services administratifs. Est-ce réaliste ? Est-ce faisable ? C'est pourtant la principale problématique à résoudre pour ancrer définitivement les technologies de l'information et de la communication au sein de la fonction publique. Une problématique au coeur des propos entendus lors du premier Forum de l'Administration électronique, qui s'est tenu à la mi-décembre à Paris au centre des Congrès de la Villette. Tout le monde le sait : le chantier est gigantesque, car c'est toute l'organisation, les outils technologiques et la formation des agents qui devraient être revus. Certains ­ au gouvernement ou parmi les principaux fournisseurs technologiques ­ sont inconditionnellement favorables à cette révolution, la percevant d'abord comme une source de gains de productivité et d'économies.

Des risques d'inégalités entre les citoyens

Nul doute que le Plan stratégique pour l'Administration électronique, annoncé officiellement par Jean-Pierre Raffarin le 2 février prochain au cours du prochain Comité interministériel à la réforme de l'Etat (Cire), sera la pierre angulaire du grand projet. Les principaux fournisseurs, SSII, éditeurs de progiciels, opérateurs de télécoms ou constructeurs de bornes de services, l'ont bien compris : Accenture, Adobe, Cap Gemini Ernst & Young, Cisco, Citrix, Compuware, Experian, France Télécom, Ilog, Microsoft, Syntegra ou Unilog sont de plus en plus présents sur le créneau. D'autres ­ parmi les élus ou les fonctionnaires, notamment ­ sont plus partagés. Ils notent un risque d'incohérence et de discrimination possible pour le citoyen comme pour l'agent administratif. Une chose est sûre : depuis près de dix ans, l'e-Administration est dans l'air. Si l'idée même fait encore débat aujourd'hui, c'est bien parce qu'elle n'a pas réussi à s'imposer et que les réticences humaines restent fortes. Et pourtant, tout le monde est bien conscient que la « virtualisation du Mammouth » , comme l'annonçait Jean-Michel Yolin en fin 1997 dans un rapport précurseur sur la dématérialisation des procédures administratives, est inéluctable. Cet ingénieur général des Mines, président de la section « innovation entreprise » au ministère de l'Economie, note à présent que « le planning arrêté à l'époque a été, contre toute attente, tenu. Les télé-procédures rentrent bien dans les moeurs et commencent à avoir l'effet d'entraînement souhaité ».

Les chiffres attestent de nombreuses avancées

Pour aller plus loin, le service public doit se réorganiser en profondeur, modifier son fonctionnement hiérarchique et, surtout, s'engager dans la qualité. Pierre de La Coste mettait en avant ces idées dans son rapport sur l' « hyper-République » , remis au gouvernement en janvier 2003. C'est donc aux hommes de l'Administration ­ aux cadres, notamment ­ qu'un appel est lancé pour catalyser le chantier. « La formation des fonctionnaires est essentielle. C'est l'un des principaux volets de notre programme d'action des années à venir », rappelle Henri Plagnol, secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat, qui ne veut pas se placer dans une démarche lourde, comme pour le plan câble. Son idée est d'abord de multiplier les points d'entrée électroniques entre l'Administration et le citoyen. « Quand une application est construite, l'approche interministérielle est maintenant pensée pour l'usager. C'est un premier progrès. » Ainsi, les échanges électroniques entre services déconcentrés de l'Etat et collectivités locales se multiplient. Ce qui introduit une transparence et une traçabilité des opérations, et génère des économies de frais d'envoi ­ et non de personnel ­ en bout de chaîne.

« Dans les entreprises, on s'en aperçoit déjà : l'investissement électronique ne crée pas directement de la valeur, prévient Henri Guillaume, président de la Mission pour l'économie numérique. Il faut qu'il y ait un processus de réorganisation conjoint. » A ce titre, le principal point faible reste la délicate interopérabilité des systèmes d'information de l'Administration. En conséquence, il n'existe pas véritablement de transversalité, de partage de l'information, ou de tableau de bord de gestion dans le secteur public. Impossible, donc, de savoir quel est le circuit de traitement d'un dossier et en combien de temps une réponse y sera donnée. Certes, le lancement des projets ­ Copernic et Accor ­ d'homogénéisation de la comptabilité publique est révolutionnaire, puisqu'il ne sépare plus directement les fonctions de l'ordonnateur et du payeur. A ce titre, Bercy devra entièrement refondre son organisation et ses méthodes de contrôle.

Un enjeu humain avant toute chose

« C'est cent mille agents fiscaux, trois millions d'entreprises et trente-trois millions de déclarations qui sont concernés », plaide Patrick Dailhé, le nouveau directeur du programme Copernic. Au-delà de la technologie mise en place, c'est d'abord l'enjeu humain qui est mis en avant : « Nous devons communiquer ­ c'est-à-dire informer, sensibiliser, organiser ­, former et accompagner. »

L'idée d'une Administration qui se coulerait dans le moule de la GRC, comme le pratique le privé, est également au coeur des débats. Pour Patrick Guedj, secrétaire de la section informatique du syndicat CFDT au ministère de l'Intérieur, « la culture juridique prédomine face à une culture service, et le fonctionnaire n'est pas là pour rendre un service à l'usager, mais pour appliquer des textes juridiques. C'est bien là le problème de fond, puisqu'il n'y a pas d'intérêt économique en jeu, mais une autre logique que celle qui prévaut dans le privé ». De fait, deux types d'Administration coexistent. L'une, externalisable, propose des produits ou des services comme la fourniture de documents, d'assistance ou d'infrastructure : elle doit assurément s'intéresser à satisfaire son client. L'autre, celle qui contrôle et gère des procédures ­ par exemple, les services fiscaux ­, possède une dimension de police, de contrainte. Le citoyen la subit. Dès lors, la gestion d'une procédure peut théoriquement être confiée à un tiers, comme c'est déjà le cas en Grande-Bretagne, où le traitement des impôts est assuré par un prestataire privé ­ Cap Gemini Ernst & Young aujourd'hui. Par contre, tout ce qui concerne la négociation et le contentieux devrait rester en interne, car c'est le métier même de l'Etat. « Un fonctionnaire aura alors mission non de remplir des cases ­ cela n'importe quelle machine peut le faire ­, mais de faciliter le service, de conseiller et d'aider le citoyen comme un client », définit Jean-Michel Yolin. Les technologies devraient donc réhumaniser les relations fonctionnaire-usager.

Faire des économies sans diminuer les effectifs

Dans les faits, on le sait, il sera difficile de déplacer le personnel de gestion interne pour le mettre au contact du public. Politiquement, il est aussi impossible de décréter une diminution des effectifs. Il semble alors clair que le premier objectif sera d'améliorer les procédures pour que leur fonctionnement matériel coûte moins cher. Selon le Medef, la mise en place des téléprocédures permettrait aux entreprises d'économiser un milliard d'euros de frais administratifs. C'est sans doute cela la première économie autorisée par l'e-Administration !

Initiatives : le web est un fonctionnaire au service du citoyen

En poste depuis mai 2002, Henri Plagnol, secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat, estime que de nombreuses avancées ont été conduites sous son impulsion. «  L'Administration électronique est un levier majeur de la réforme de l'Etat pour améliorer la gestion des procédures et la qualité, martèle-t-il. De nombreuses réalisations ont déjà été opérées. » Et de citer, pêle-mêle, le lancement d'espaces administratifs personnels ( mon.service-public.fr ) et professionnels ( servicepublic.fr/pro/ ), l'ouverture de débats publics sur internet, la mise en place d'incitations financières à l'e-Administration (dix euros de réduction aux contribuables en ligne), la création de l'Adaé (Agence pour le développement de l'Administration électronique), ou la multiplication des échanges inter-administrations via le web. Côté usage, les chiffres plaident en sa faveur. En effet, en 2003, seize millions de Français ont visité au moins l'un des cinq mille cinq cents sites publics, 90 % des formulaires sont sur internet, et six cent mille contribuables ont utilisé TéléIR pour déclarer leurs impôts ­ un million sont attendus en 2004. Enfin, des milliers d'entreprises déclarent leur comptabilité, transmettent leurs données sociales, effectuent leurs décomptes de TVA et règlent leurs taxes sur internet. Amorcée depuis trois ou quatre ans, cette évolution ne devait-elle pas être plus rapide ? « Il a fallu beaucoup de temps pour que les Français prennent l'habitude d'utiliser un compte bancaire. Il leur faudra encore beaucoup de temps pour qu'ils s'accoutument, par exemple, à confier leurs données personnelles à un site sécurisé comme mon.service-public.fr. » Pour le secrétaire d'Etat, les sites web de l'Administration sont en train de remplir leur rôle et de devenir de véritables fonctionnaires au service du citoyen.


Avis d'experts
Georges Chetochine, sociologue, maire de Saint-Nom-la-Bretèche : « la productivité n'augmente pas avec l'informatique »

« Une administration ou une mairie n'est pas une entreprise. Elles n'ont rien à voir entre elles, car les serviteurs de l'Etat sont là pour mettre en application les textes votés par des élus. Dans les entreprises, le client est roi. On le choie pour qu'il achète, on lui fait la cour pour qu'il revienne. Par contre, comme dans le privé, personne ne peut affirmer que la productivité augmente avec l'informatique. Seule certitude : avec les technologies, l'espace temps s'est raccourci. Dans ma ville, nous sommes très informatisés en mairie, et 78 % des habitants sont connectés à internet. Mais cela ne sert pas à grand-chose à un habitant désirant renouveler son passeport au dernier moment ­ par exemple, un samedi matin, jour de fermeture. Internet, je m'en sers tous les jours, mais il remplacera le papier lorsque nous aurons changé de modèle administratif. »

Jean-Michel Yolin, ingénieur général des Mines : « une opportunité pour l'évolution de la carrière des agents »

« L'e-Administration bouscule les habitudes, permet de supprimer de nombreuses fonctions, en implique d'autres, conduit à transférer des métiers de bureau à l'abri du public vers des métiers de contact et d'écoute plus intéressants, mais aussi psychologiquement plus exigeants. Pour certains agents, c'est une opportunité d'évolution de carrière. Mais, pour beaucoup d'autres, je conçois que ce soit anxiogène. Dans les entreprises, la question est plus facile à régler, car chacun comprend que la concurrence rend ces évolutions inéluctables et que la survie de leur entreprise dépend de l'acceptation de ces évolutions. Dans les administrations, ce type d'évolution se produit en situation de sous-effectif et lorsque ces gains de productivité permettent aux responsables concernés d'accomplir plus efficacement leur mission. Dans les autres cas, c'est extrêmement difficile. »



Suite de l'article
Développement : Mon.service-public.fr est désormais sur les rails

écrire à l'auteur imprimer
envoyer par mail
Cet article est extrait de : 01 Informatique

Hebdomadaire stratégique d'actualité, son objectif est d'informer et d'aider les décideurs dans leurs choix de produits et de solutions technologiques.

Découvrez le magazine
Contactez la rédaction
Abonnez vous
Antivirus
Détectez 100% des virus, analysez automatiquement vos messages et pilotez le tout avec facilité.
Business English
Niveau Business : un logiciel révolutionnaire pour perfectionner les hauts niveaux d'anglais!


Votez pour les Trophées 2008

Question d'argent





conversation high-tech
Jog the Web : faites du Net un diaporama

marché
Les entrepreneurs du Web se tournent vers Israël

conversation high-tech
Voxmobili : synchroniser son mobile avec le Web

La logithèque pro windows   > mac   > linux
En vedette 
Image du logiciel The GIMP

Pour retrouver toute l'actualité des collectivités locales
Cliquez ici

L'actualité des .com, des .fr,
des .biz... chroniquée par
Jean-François Poussard (MailClub)
Cette semaine :
A quoi servira le .tel ?




Environnement haute-disponibilité
moyenne du 08 09 au 07 10 2008
rang hébergeurs disponibilité
des sites
performance d'accès aux sites qualité
globale
tendance
1 integra 99.92 98.20 99.49 En baisse
2 Ecritel 99.87 96.58 99.05 En baisse
3 Internet FR 99.80 96.49 98.97 En hausse
  Moyenne 99.27 93.91 97.93  


Serveurs dédiés
moyenne du 08 09 au 07 10 2008
rang hébergeurs disponibilité
des sites
performance d'accès aux sites qualité
globale
tendance
1 Magic Online 99.97 99.25 99.79 En hausse
2 Planet-Work 99.94 98.38 99.55 En hausse
3 Ikoula 99.90 96.97 99.17 En hausse
  Moyenne 99.87 97.29 99.22  

01net.com, en partenariat avec , mesure chaque semaine les performances des hébergeurs

Pour retrouver tout le test des opérateurs ToIP
Cliquez ici


A ne pas manquer !


Deuxième édition des trophées 01 Informatique
Abonnez-vous gratuitement !
Quotidienne
Hebdomadaire
 
découvrez 01men.com
> toutes nos newsletters

FLUX RSS

Une attaque affecterait 80 000 sites Web, selon un expert en sécurité


Le nouvel Internet à construire est l'Internet des objets


AMD devient un fondeur sans usines


IBM met en ligne messagerie, agenda, espace de travail et réseau social


Les développeurs Facebook rencontrent leur idole


> tout le classement  




Dernières contributions
6 gratuites
10000 gratuites
Scandaleux

KIOSQUE
01 Informatique
01Informatique
L'hebdo de référence des décideurs informatiques.
Micro Hebdo
Micro Hebdo
L'hebdo qui vous simplifie la micro et Internet.
L'Ordinateur Individuel
L'Ordinateur Individuel
Le mensuel informatique qui vous informe et vous conseille.

Les flux RSS de 01net.


Tous les PodCasts
audio et video
Tous droits réservés © 1999 - 2008 Internext - 01net.
Sites du réseau 01net Network : 01net. - 01men - RMC - BFM - BFM TV - La Tribune - TousLesPodcasts - Association RMC-BFM