La consolidation du stockage sur un SAN est adoptée par les grands comptes et quelques PME très consommatrices de stockage. Elles y voient le moyen de réduire le coût d'administration de leurs données. Mais un SAN est un
équipement disproportionné pour des PME ne manipulant que de faibles volumes de données (inférieurs à 1 To).
« Le passage à un premier SAN est trop structurant et trop onéreux pour que les PME enclenchent le pas. De plus,
le volume de données n'est pas là »,
constate Christophe Laurence, responsable marketing de la SSII ASN Technologies.
En revanche, dans ces entreprises, la rationalisation des sauvegardes est un facteur d'économies. Souvent, elles sont effectuées serveur par serveur, d'où une multiplication des lecteurs, des formats de médias, des opérations à
conduire, et donc une mobilisation excessive des personnels. De surcroît, ces opérations non coordonnées laissent de côté une grande partie des données.
« De fait, nombre de sociétés n'ont pas de vraie sauvegarde, surtout les
petites »,
reconnaît Gilbert Vendryes, responsable des ventes de Dantz.
Les bénéfices de la mutualisation de la sauvegarde sont multiples. Elle simplifie l'infrastructure, limitant les frais d'entretien et la complexité de gestion des médias. Elle permet de réduire les ressources d'administration,
puisque les sauvegardes se font depuis un point unique. Enfin, la consolidation est l'occasion de mettre en place une véritable politique de sauvegarde, car ce qui coûte le plus cher dans la donnée, c'est encore sa perte.
Sauvegarder plus à fond
La consolidation s'effectue sur un seul équipement physique, lecteur de bandes ou autochargeur de technologie DDS, VXA, SLR, DLT, SDLT ou LTO. Il sera exploité en réseau avec un outil de sauvegarde centralisé (Veritas, Arkeia,
Dantz, Atempo...). Ce logiciel requérant peu de puissance et ne fonctionnant que quelques heures par jour, il pourra être installé sur un serveur exploité à d'autres fins. La réussite de l'opération repose sur une bonne connaissance des flux de
données de l'entreprise, afin de savoir ce qui doit être sauvegardé et à quelle fréquence. Un audit interne est souvent indispensable. Il faut aussi respecter quelques fondamentaux. Aujourd'hui, par exemple, plus de 50 % de l'information
stratégique ne se trouve pas sur les serveurs, mais sur les postes de travail, et tout particulièrement sur les postes des itinérants, commerciaux et agents de terrain qui cumulent les données sur la clientèle. L'autre point critique, trop souvent
mal pris en compte, est la messagerie. Or, qu'il s'agisse de la mobilité ou de la messagerie électronique, là encore les éditeurs disposent aujourd'hui de modules dédiés performants pour ces opérations.
Les autres pistes
La sauvegarde sur disque
Pour de petits volumes de sauvegarde, remplacer la bande par le disque est désormais possible du fait de la baisse de coût des disques durs et de la multiplication des outils de réplication.
La sauvegarde en ligne
Rendue possible par la banalisation de l'ADSL, la sauvegarde en ligne apporte à la fois une forte sécurité et une diminution de la charge de travail. Cependant, elle reste plus chère que la sauvegarde sur bande.
La consolidation sur NAS
Pour des entreprises exploitant plusieurs serveurs et souhaitant centraliser la gestion de leur stockage, un serveur NAS offre à la fois une administration centralisée et de bonnes garanties de performances et de sécurité.
La réduction des coûts d'administration est significative.