France Télécom et tous ses concurrents sont d'accord : la SDSL est l'offre d'interconnexion la plus avantageuse du moment. L'équation est simple : pour le prix d'une liaison louée à 64 kbit/s (la plus courante
dans les PME), la SDSL double le débit (150 kbit/s garantis chez France Télécom) et permet des crêtes à 1,2 Mbit/s. Au catalogue des opérateurs, l'éventail des débits proposés (de 150 kbit/s à 2 Mbit/s) et les tarifs avantageux
(respectivement de 150 à 1 000 euros par mois) rendent la SDSL incontournable. Et contrairement à l'ADSL, le débit symétrique de la SDSL peut être garanti, permettant d'utiliser la connexion dans le cadre d'applications critiques sur
Internet.
« Le coût des liaisons louées limitait la croissance des débits dans les entreprises. Or, elles ont aujourd'hui besoin de débits importants et garantis pour leurs applicatifs métier, devenus des applications
Internet »,
observe Jean-Pierre Temime, directeur marketing entreprises à France Télécom.
Deux types d'offres sont disponibles
Deux types d'offres SDSL sont disponibles : celles fournies dans le cadre de l'offre de collecte Turbo DSL de France Télécom, et celles fondées sur des lignes dégroupées, proposées par quelques opérateurs dans des zones
géographiques privilégiées. À l'intérieur de ces offres, les propositions sont variables : les notions de débit de crête, de débit garanti et les services associés (RPV IP, notamment) sont à la discrétion de l'opérateur.
« Pour notre offre SDSL actuelle, les débits de crête sont respectivement de 640 kbit/s, 1,2 Mbit/s et 2 Mbit/s. À l'intérieur de ces crêtes, on peut garantir un débit symétrique. Dans les offres haut de gamme,
le débit garanti est égal à celui annoncé en crête, tandis que celles d'entrée de gamme ont des débits garantis inférieurs »,
détaille Jean-Pierre Temime.
Les opérateurs alternatifs offrent, eux, soit des produits SDSL utilisant le réseau ATM de France Télécom, de caractéristiques proches mais à des tarifs inférieurs, soit, pour ceux qui peuvent dégrouper les lignes de leurs
clients, des offres mieux taillées.
« Nous proposons un débit de 2,3 Mbit/s afin
de compenser la perte due aux flux de gestion ATM. Nos clients ont ainsi un débit utile de 2 Mbit/s, au lieu de
1,7 Mbit/s dans notre offre non dégroupée TurboDSL »,
explique Jean-Jacques Vigne, chef de produit groupe chez Colt. Une distinction de taille : un débit utile de 2 Mbit/s est ainsi nécessaire pour connecter
des PABX ! Face à ces avantages majeurs, les lignes Transfix ne conservent leur intérêt qu'à certaines conditions : lorsque le débit doit être supérieur à 2 Mbit/s ou que le site est trop éloigné du répartiteur (2,5 km pour la
SDSL). Mais ces deux restrictions pourraient être levées dès l'an prochain, avec la mise en oeuvre par France Télécom de la SDSL sur plusieurs paires de cuivre. Il sera alors possible de placer des répéteurs pour augmenter la portée ou de pousser
le débit à 4 Mbit/s.
Les autres pistes
Voix sur IP
Dans le cas où une ligne Transfix pour la téléphonie ne se justifie pas, le coût amène à faire le choix de la SDSL. Ne pas hésiter donc à surdimensionner la bande passante afin d'expérimenter la voix sur IP.
Serveurs de cache
Une étude poussée des flux de données permet un placement judicieux des serveurs de cache à la périphérie du réseau, et limite dans certains cas la bande passante nécessaire à la connexion Internet.