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L'accélérateur web génère du service
Indispensables au bon fonctionnement des infrastructures Internet, les boîtiers d'accélération se retrouvent à la confluence des marchés de la sécurité et de l'analyse des flux.
Alain Lavenir , Décision Distribution, le 10/11/2003 à 07h00
Composante à part entière de notre quotidien, la course à la vitesse sévit également dans le monde virtuel. Le transfert de données, les applications de commerce électronique sont autant de domaines où la lenteur du trafic pénalise l'activité. Le moindre webmestre peut le confirmer, l'internaute n'est guère patient. Que la réponse à sa requête dépasse la dizaine de secondes et il se tournera vers un site concurrent. La seule parade connue réside dans l'installation de boîtiers spécialisés qui divisent par deux les temps de réponse du serveur. Une fois n'est pas coutume, les ténors de l'accélération (BoostWorks, Packeteer, RedLine) sont amenés à composer avec les acteurs qui apportent leur propre réponse aux problèmes de débit sur les réseaux. Parmi eux figurent notamment les spécialistes du cache, de l'équilibrage de charge et de l'accélération SSL. « Aujourd'hui, les différentes offres commencent à converger avec souvent des fonctions communes », reconnaît Frédéric Bénichou, vice-président Europe et EMEA de RedLine Networks. Pour la plupart peu avertis, les clients n'ont aucune idée de la technologie capable de répondre à leur besoin. Dans ce domaine, l'intégrateur et le VAR ont un rôle de conseil capital. Pragmatique, Marie Anne Lauferon, ancienne directrice générale de BoostWorks, préconise les tests chez le client : « Il est très facile de mesurer rapidement l'amélioration apportée et le retour sur investissement. » Si la multiplicité des offres peut dérouter, tous les acteurs s'accordent sur l'intérêt de combiner plusieurs technologies pour maximiser le gain de vitesse. Une méthode pleinement justifiée sur les sites Internet ou les intranets à fort trafic. Le secteur n'échappe pas aux phénomènes de mode. «La compression de signal a le vent en poupe », note Alain Thibaud, directeur technique de F5 Networks, qui constate en contrepartie une relative désaffection pour les solutions de cache. Malgré l'existence de logiciels d'accélération web, le marché a tranché en faveur des serveurs dédiés qui s'installent et se paramètrent en moins d'une demi-journée. Les grands comptes et les hébergeurs sont pour l'instant leurs principaux clients. « Les PME se sentent encore peu concernées », déplore Patrick Asty, directeur technique chez Deny All, qui prévoit toutefois un accroissement des besoins avec l'adoption des technologies.NET. La part de services n'est pas négligeable. « La plupart des projets donnent l'occasion aux intégrateurs de prouver leurs compétences en définition d'architecture », rassure Frédéric Bénichou, de RedLine. La maîtrise des technologies web et notamment du protocole sécurisé https sont alors indispensables. La jeunesse du marché de l'accélération web n'empêche pas la mise en place de circuits de distribution structurés qui accompagnent les revendeurs. À l'exception de BoostWorks, la vente indirecte est la règle. Si Deny All se passe de grossiste, RedLine, pour sa part, s'appuie sur Allasso et sa plate-forme de tests.
La demande progresse
Aujourd'hui, l'accélération web reste un domaine marginal qui souffre encore de l'éclatement de la bulle Internet et de du marasme chez les opérateurs. L'explosion du marché attendue en 2000 n'a jamais eu lieu. Pour BoostWorks, l'aventure en Europe vient de se terminer par la faute d'investisseurs lassés d'attendre sur une niche jugée trop étroite. Quant à Packeteer, pourtant l'un des acteurs majeurs du secteur, il s'apprête à remplacer son offre spécialisée AppCelera par une version plus généraliste. Résultat, RedLine se retrouve en situation de monopole au moment où les affaires reprennent. Après avoir figé leurs investissements, les entreprises recommencent aujourd'hui à croire dans le web et à s'intéresser aux moyens de le rendre plus efficace. « Nous n'avons jamais eu autant d'appels d'offres que sur les trois derniers mois », confirme Marie Anne Lauferon. Certes, il s'agit d'un frémissement mais qui a tout pour être durable. L'accélération n'est pas une fin en soi, elle s'accompagne obligatoirement de services à haute valeur ajoutée autour de la sécurité et de l'analyse de contenu. Aux VAR et aux intégrateurs de savoir profiter de l'aubaine.
- La connaissance de l'univers web et notamment des protocoles http et https s'impose pour préconiser le matériel et paramétrer les différents mécanismes d'accélération.
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- Savoir concevoir une architecture est indispensable pour pouvoir mettre en oeuvre les gros projets qui allient plusieurs technologies.
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- Maîtriser les problématiques de sécurité permet de proposer des prestations à plus forte valeur ajoutée et notamment de l'audit.
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- La compréhension des couches OSI permet d'anticiper l'évolution du marché vers la gestion de contenu et l'analyse des flux applicatifs.
- Les temps de réponse sont divisés par deux. Par ailleurs, le risque de surcharge du serveur web diminue.
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- La compression des flux permet de faire passer le double de signal et évite de recourir à une ligne louée à plus fort débit.
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- La simplicité d'utilisation du serveur dédié sur lequel il n'y a pas à intervenir et qui gère automatiquement les différents types d'accélération.
- Les opérateurs et les sites de e-commerce qui gèrent un trafic important pour un grand nombre d'utilisateurs.
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- Les sociétés qui s'appuient sur le web pour relayer un événement et doivent faire face à un afflux de consultations.
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- Les grandes entreprises qui veulent doper leur intranet. Parmi elles, les banques dont les transactions doivent se faire en temps réel.
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