Mayetic opte pour l'entreprise 100 % virtuelle L'éditeur de solutions de travail collaboratif applique le principe à lui-même. Ses collaborateurs ne fonctionnent qu'en télétravail. Et ne disposent d'aucun bureau permanent. Nicolas Arpagian , 01 Informatique, le 28/10/2003 à 07h00
« Je voulais retrouver une vie de famille. » A la question : « Pourquoi avez-vous choisi le télétravail ? » , la réponse de Miguel Membrado, fondateur de Mayetic, fuse. Après une première expérience de création d'entreprise, il décide, en 1996, de lancer cette société ( www.mayetic.com ) dédiée à la mise en place d'intranets. Une simple adresse de domiciliation dans un beau quartier de Paris, et le voilà qui démarre son activité. Aujourd'hui, il emploie une trentaine de personnes à temps plein et vise les 4 millions d'euros de chiffre d'affaires pour cette année. Toujours avec le même principe : uniquement du télétravail. En effet, l'ensemble de ses équipes travaille à la maison. « Mon bureau occupe environ sept mètres carrés de mon domicile , explique Maurice Samimi, responsable formateur et support chez Mayetic. Et je passe environ 30 % de mon temps chez le client. » Une répartition qui lui a demandé trois mois d'adaptation. « On travaille certes à son rythme, mais cela demande beaucoup d'organisation » , reconnaît-il. Un dispositif envisageable seulement parce que l'entreprise ne compte que des cadres autonomes. Une hiérarchie moins lourde Et, de fait, cette autonomie peut même devenir un réel argument commercial. « Cette structure exige des profils plus compétents et expérimentés » , constate Frédéric Lapeyre, DSI de l'agence de conseil en stratégie média OMD, client de Mayetic. Avec un âge moyen de trente et un ans, l'entreprise affiche un faible turn-over : quatre départs en sept ans ! « Ils travaillent plus que s'ils étaient dans un bureau , reconnaît Miguel Membrado. Et certains candidats ont refusé de nous rejoindre à cause de notre mode d'organisation. » En effet, le principe peut quelque peu dérouter. « Avant d'être embauchée, un ami qui travaillait chez Mayetic m'a bien expliqué les contraintes de ce modèle , se souvient Evelyne Maziau, aujourd'hui directrice R&D de l'entreprise. Mais je ne regrette pas mes trois heures quotidiennes de transport en commun.» Désormais installée dans l'Yonne, elle profite pleinement de sa vie à la campagne. Même si elle admet volontiers le danger qui la guette : l'envie de retourner à sa table de travail après le dîner. Histoire de résoudre un problème de R&D qui l'obsède. « Toutefois, la communication en ligne ne remplace pas les contacts humains , prévient Evelyne Maziau. C'est la raison pour laquelle nous avons besoin de vraiment nous voir. Et pas seulement par l'intermédiaire de la webcam. » C'est la raison d'être de la réunion mensuelle qui rassemble les collaborateurs dans un bureau loué pour l'occasion. « Certes, la discussion lors de la pause-café peut nous manquer , explique Maurice Samimi. Mais, au moins, on a plaisir à se retrouver. » Quid du management ? Comment font les dirigeants pour apprécier le travail de leurs équipes ? « Nous avons peu de hiérarchie , souligne Miguel Membrado. Mais le travail collaboratif n'empêche pas d'avoir une vision claire de la contribution de chacun. » Et le même de plaisanter sur ces petits chefs qui ont besoin de voir leurs troupes penchées sur leur table de travail pour se sentir rassurés. « Il nous a fallu évidemment mettre en place d'autres modes d'évaluation nettement plus qualitatifs » , poursuit-il. Avec une certitude, néanmoins : tout le monde n'est pas fait pour travailler de la sorte. Et ce modèle a plus de chances de réussir s'il est appliqué dès l'origine de l'entreprise. Car on ne bascule pas sans risque d'une structure traditionnelle de bureaux à une vie en pleine autonomie. A bon entendeur... D'après le cabinet CIM Data, le marché de la conception et du développement collaboratif de produits et services représenterait, cette année, 2,2 milliards de dollars. Et il devrait tutoyer les 4,5 milliards de dollars en 2004, avec un rythme de croissance moyen de plus de 20 %. Dans le même temps, le télétravail, évoqué depuis de longues années, peine encore à se développer. Au point que Claudie Haigneré, la ministre en charge des Nouvelles Technologies, a débloqué cet été une enveloppe de 6 millions d'euros pour récolter des propositions (*) destinées à soutenir le recours au télétravail. Vaste programme ! En effet, la France ne compte que 4 % de salariés travaillant à distance, contre 7 % en Allemagne ou aux Pays-Bas. Voire 12 % aux Danemark et aux Etats-Unis. Une piste supplémentaire en faveur de l'aménagement du territoire. (*) Pour le détail, consulter le site : www.ddm.gouv.fr/dossiers_thematiques/documents/cisi2003g13.html | ||||||||||||
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moyenne hebdo du 17 07 au 23 07 2008 |
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d'accès |
Qualité Accès internet (sur 100) |
Qualité téléphonie (sur 100) |
Qualité télévision (sur 100) |
Note globale (sur 100) |
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| 1 | Numericable | 99.7 | 96.5 | 85.3 | 93.8 | |||||||||
| 2 | Neuf Cegetel | 95.6 | 96.3 | 86.7 | 92.9 | |||||||||
| 3 | Orange | 91.3 | 95.8 | 85.5 | 90.9 | |||||||||
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