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Le multimédia en réseau à l'avant-garde des techniques d'aide à la vente

La chaîne de production vidéo devient intégralement numérique
Avec l'avènement des cassettes vidéo DV, de l'interface IEEE 1394 et des graveurs de DVD, la production vidéo institutionnelle abandonne l'analogique et le support magnétique pour un outil unique : le micro-ordinateur.

Pierre-Antoine Taufour , 01 Réseaux (n° 129), le 01/06/2003 à 00h00

Conçu initialement pour remplacer les caméscopes grand public VHS ou Hi8, le format numérique DV, avec ses déclinaisons DVCam et DVCPro, gagne du terrain et devient l'outil incontournable du tournage vidéo numérique pour la communication d'entreprise. La gamme s'étend chaque jour, depuis les appareils compacts avec fonctions automatiques jusqu'aux modèles triCCD, dotés d'une connectique et de performances professionnelles.

Le DVCam, de Sony, et le DVCPro, de Panasonic, sont des variantes dont les paramètres initiaux ont été modifiés pour renforcer les performances et la fiabilité. Mais la grande innovation du DV reste l'interface IEEE 1394 (FireWire ou i.Link), qui facilite le raccordement de l'unité de tournage sur un micro-ordinateur.

Sur un câble unique sont transportés la vidéo compressée à 25 Mbit/s, deux ou quatre canaux audio, le Time-code (référence horaire des images) et les ordres de télécommande. Les séquences sont transférées telles quelles sur le disque dur de l'ordinateur, sans aucun traitement ni perte de qualité.

De nombreux éditeurs proposent des logiciels de montage vidéo adaptés à ce format. Certains produits (Ulead, Canopus, Dazzle, Pinnacle, Apple, etc.) demeurent très simples, et servent à effectuer un bout à bout agrémenté de quelques effets visuels, de titrages et d'un commentaire audio. Les éditeurs spécialisés dans les outils professionnels (tels Pinnacle ou Avid) n'ont pas voulu laisser échapper ce marché et ont ouvert leurs gammes vers le format DV (Xpress DV, Final Cut Pro et Purple). On y retrouve de nombreux effets spéciaux, des outils de titrage et de correction, et un repérage complet des séquences basé sur le Time-code facilitant l'archivage. Ces solutions de montage complètes exigent une bonne pratique professionnelle pour aboutir à des productions de qualité. Une fois le montage terminé, la liaison IEEE 1394 est réutilisée pour transférer le document final, toujours en préservant la qualité initiale des images (puisque sans conversion).

Le problème du support, contourné

Les logiciels de montage sont souvent vendus en package, avec un outil d'édition DVD simplifié. Il sert à structurer les fichiers indispensables au format DVD vidéo, et à préparer une page d'accueil pour choisir l'une des séquences. Si on souhaite créer une navigation plus complexe, et profiter de toutes les fonctions permises par le standard DVD (sous-titrage, versions multilingues, chapitres, etc.), il faut alors se tourner vers des versions plus musclées comme Impression DVDPro, de Pinnacle ; DVD Producer, de Sonic ; ou DVD Studio Pro, d'Apple.

La diffusion de programmes vidéo en entreprise sur support DVD se heurte encore au faible équipement des PC en lecteurs de DVD-Rom. Pour contourner cet obstacle, certains producteurs diffusent leurs films en SVCD ou miniDVD, dont la taille maximale des fichiers ne dépasse pas les 700 Mo d'un CD-Rom. Le programme, alors limité à une durée comprise entre vingt et quarante minutes, reste accessible au parc de machines équipées de CD-Rom. Certains lecteurs de salon acceptent de lire ces formats. Le site dvdrhelp.com décrit en anglais ces formats et dresse une liste des lecteurs compatibles.

Les variantes du DVD vidéo

Le premier support de type CD capable de stocker de la vidéo numérique a été le Video CD, ou VCD, limité en performances (MPeg-1, 352 × 288 pixels, 1,15 Mbit/s). La qualité du DVD est due à une évolution importante de ces paramètres (MPeg-2, 720 × 576 pixels, débit de 3 à 8 Mbit/s). Le gouvernement chinois a choisi un format intermédiaire, le SVCD, plus simple dans sa conception et moins performant (MPeg-2, 480 × 576 pixels, débit de 1,5 à 2,5 Mbit/s).

Le DivX est basé sur le codec MPeg-4 et définit les paramètres de compression, de sorte qu'un film entier soit enregistrable sur un CR-Rom de 700 Mo.



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