|
||||||

|
Malgré les difficultés, les informaticiens ont gardé l'envie de bouger. D'aller chez EADS pour avoir un bon salaire, tout en faisant carrière. De se faire embaucher par l'Inria, où l'intérêt du travail est le mieux noté. De rejoindre EDF-GDF, puisque la qualité de vie y est l'une des meilleures. D'intégrer Siemens afin d'utiliser les technologies les plus novatrices. Et de courir chez Microsoft en raison de sa pérennité et de sa stratégie. C'est ce que montre la sixième enquête sur les « Entreprises préférées des informaticiens » , réalisée pour 01 Informatique par l'Ifop.
Six critères de choix pour des profils sociologiques
Cette année, l'analyse et la hiérarchie des six critères de choix proposés aux 1 502 informaticiens interrogés témoignent en plus d'une forte typologie sectorielle. L'intérêt du travail premier critère et, de loin, le plus important est surtout mis en avant par ceux qui oeuvrent dans les SSII et pour l'Administration. Le niveau de salaire deuxième critère est réclamé par les spécialistes des télécoms et ceux du secteur du commerce et de la distribution, qui sont les plus gourmands. Le pôle d'intérêt suivant, la qualité de vie, est surtout recherché par le personnel des assurances. Côté perspectives de carrière, l'homogénéité est de mise. Même si les professionnels des constructeurs de matériel informatique, des services et loisirs, de l'industrie et du secteur public sont légèrement les plus demandeurs. Quant au critère technologique, il est privilégié par ceux qui programment chez les opérateurs télécoms et dans les assurances, mais pas du tout dans les banques, où ce besoin est accessoire. Sixième et dernier critère, la pérennité de l'entreprise est indispensable aux banquiers. Mais elle est peu demandée par les informaticiens des entreprises de services ou de loisirs, ainsi que par ceux des assurances. Plus synthétiquement, et selon les critères sociodémographiques, le salaire et les perspectives de carrière sont moins importants pour les femmes ou pour les plus de quarante-cinq ans, qui, tous deux, privilégient la qualité de vie. Ce sont les hommes de moins de trente-cinq ans qui sont les plus gourmands et qui négligent le plus le critère de sécurité de l'employeur pérenne. Globalement, plus l'interviewé avance en âge, et plus ses choix personnels s'estompent par rapport à ceux portant sur la qualité de l'entreprise.Choyer ses salariés pour séduire les clients
Même si tous ces informaticiens ne désirent pas forcément changer d'employeur, même si leur perception ne correspond pas vraiment à la réalité, et même s'ils ne sont pas vraiment malheureux dans leur emploi actuel, il y a des lumières qui les attirent. Et la simple évocation de certains noms les fait rêver. Au fil du temps, cette envie est restée constante. Avec, cette année toutefois, une différence de taille : le secteur est marqué par une crise de l'emploi. Comparativement à 2001, 2000, voire 1999, le recrutement est en berne. Le flot des petites annonces s'est tari. Les informaticiens seraient-ils alors devenus moins difficiles, moins exigeants, moins gourmands ? Oui assurément ! Mais, en parallèle, les grands patrons et les DRH ont bien compris leur intérêt. Compris qu'ils devaient garder leur personnel et, surtout, faire perdurer ses compétences informatiques pour mener à bien certains grands travaux stratégiques, en projet, en cours ou en voie de finalisation. Compris qu'il fallait limiter la rotation du personnel, non seulement coûteuse en termes de recrutement, mais aussi dommageable en matière de culture d'entreprise. La démonstration est récurrente : en choyant ses salariés, ceux-ci vont promouvoir une image positive de l'employeur. Ce qui est ressenti très fortement chez les clients, et, donc, se retrouve dans le chiffre d'affaires. Qu'elles s'appellent marketing social ou gestion de la relation employé, ces actions participent et s'intègrent aux grands projets de gestion de la relation client, en vogue aujourd'hui. Mais toutes les entreprises n'ont pas le même succès. Comme en témoigne le classement général de notre enquête.Un retour en force des majors des technologies
Marqué par les difficultés d'emploi subies au sein de certains secteurs et par l'amélioration des conditions de travail vécues dans d'autres, le classement 2003 des entreprises préférées des informaticiens s'en ressent : il est bien plus varié et changeant que lors des enquêtes précédentes. Si les deux premières du classement général EADS Airbus et l'Inria sont habituées à arriver en tête, elles sont rejointes par de nouveaux challengers, dont la notation était, jusqu'ici, plus aléatoire. La place de troisième d'IBM Global Services, de quatrième de Microsoft, de sixième d'IBM, ou de onzième de Cisco montre très clairement un retour en grâce des majors de l'informatique. Adieu start up, projets pharaoniques, recherche de nouveauté et poussées d'adrénaline... Les grandes maisons qui, hier, étaient décriées en raison de leur immobilisme tiennent leur revanche. Elles attirent aujourd'hui ceux qui, hier, les snobaient. Même si les médias mettent encore en avant certains de leurs travers notamment en matière de politique sociale ou de notation , force est de constater que leur positionnement et leur stratégie plaisent aux informaticiens. Leur réussite en termes de technologie n'est pas non plus étrangère à cet état de fait. Déstabilisés dans les années quatre-vingt-dix, ces poids lourds ont réussi leur mue ; ils se sont maintenus, voire développés. Progressivement, leur image est redevenue positive. Mais pour parvenir à intégrer ces leaders, les informaticiens devenus demandeurs ont bien compris qu'ils devaient faire quelques sacrifices. Même si, globalement, entre critères personnels et critères portant sur l'entreprise, l'équilibre reste de mise. En matière de choix personnels, les spécialistes du clavier mettent en avant le montant du salaire à leur sens, les majors paient encore le mieux et leurs perspectives de carrière il y est toujours plus facile de progresser. Par contre, conscients des difficultés actuelles, les informaticiens savent qu'il faudra travailler davantage et plus efficacement. Cela au détriment de la qualité de vie, notamment. Sur l'entreprise elle-même, l'intérêt du métier reste le principal et essentiel critère de choix. Toujours exigeant sur ce terrain, l'informaticien cherche à se faire employer par des structures solides et pérennes. Dans tous les cas, cela se fait alors au détriment des technologies utilisées. Du reste, cette technicité passe au second plan, puisque ce critère mobilise peu : c'est le moins fréquemment cité par les hommes de l'art. Une chose est donc sûre : l'informaticien n'entre pas dans une entreprise pour la seule qualité des technologies qui y sont mises en oeuvre. C'est pourquoi toutes les grandes entreprises pérennes, leaders sur leur marché et aux stratégies fortes et claires se retrouvent aux premières places du classement. Peu importe qu'il s'agisse d'utilisateurs ou de fournisseurs de technologies ! Entre ces deux familles, les résultats se rééquilibrent, alors qu'hier les informaticiens privilégiaient globalement les entreprises utilisatrices. Cela s'explique sans doute aussi par le gel des budgets informatiques de ces dernières, ou encore par le haut niveau de spécialisation des recrutements qu'elles effectuent encore. A taille égale, les sociétés fournisseurs de technologies ont de nouveau la cote. A tel point que le secteur des constructeurs est devenu le plus en vogue : il attire aujourd'hui davantage que celui des éditeurs. Ce qui n'était pas le cas auparavant. Le raisonnement est simple : le nombre de sociétés de matériel s'est consolidé, leurs projets technologiques se sont diversifiés, et il faudra toujours construire des machines. Alors que la bataille sur le logiciel bat son plein au détriment de la nouveauté et qu'elle peut faire rapidement chuter un éditeur, aujourd'hui plus fragile économiquement. C'est le même raisonnement qui, par rapport à l'an dernier, tempère l'envie d'aller chez les opérateurs télécoms. Ceux-ci sont, aujourd'hui, soumis à des pressions financières trop importantes sur leurs frais d'investissement et de fonctionnement. Quant aux SSII et aux consultants, ils n'ont pas davantage de succès : le travail devient de moins en moins varié, et il perd de son attrait. Les intercontrats se multiplient, et la diversité de choix n'existe pratiquement plus.Un sacrifice sur le salaire et la qualité de vie
Comparativement, les entreprises qui mettent en oeuvre les technologies attirent d'autant plus qu'elles appartiennent aux secteurs habituels de l'industrie, de l'infrastructure et de l'Administration. Mais les embauches devenant plus rares, il faudra faire des sacrifices notamment en matière de salaire, voire en qualité de vie. La banque sort de ce lot. Très bien noté cette année, ce secteur trouve un regain d'intérêt chez les spécialistes du clavier. Services/loisirs, assurance, et commerce/distribution retrouvent leur place habituelle : ils ne font toujours pas partie des emplois les plus recherchés par les candidats. Il reste que l'année 2003 pourrait montrer des signes d'encouragement au second semestre. Les 1 502 informaticiens interrogés en témoignent : 85 % d'entre eux estiment que leur situation personnelle ne présente pas de risque. Ils sont donc optimistes.Au fil du temps, les critères de choix de l'informaticien ont évolué. D'un côté, le besoin d'exercer un métier intéressant reste très fort et constant depuis un an. Mais avec les difficultés actuelles, il préfère maintenant miser sur les perspectives de carrière qui sont proposées et s'intéresser à la pérennité de son employeur. Cela se fera, bien sûr, au détriment de deux autres critères : d'abord, la qualité de vie, et ensuite les technologies qu'il aura à disposition.
![]() |
Cliquez ici pour agrandir l'image |
(*) Résultat supérieur à 100%, les personnes interrogées donnant deux réponses
Source : enquête 01 Informatique /Ifop
![]() |
> Logiciel : Avira Antivir Premium Security Suite
Une référence pour protéger son ordinateur.
|
|
![]() |
> Jeu en ligne :
Unibet Poker Les plus grandes "poker room" mondiales...
|
|
1 Bouygues Telecom
2 Free
3 Orange
> Plus de détails

![]() |
> Securité :AVG Antivirus
Une protection contre les spywares, les rootkits et les sites web malveillants
|
|
