En matière de recrutement en ligne, les entreprises françaises professionnalisent leurs pratiques et redoublent d'efforts pour mieux organiser leur site. C'est ce qui ressort de l'étude réalisée en janvier 2003 par Keljob. Pour la troisième année consécutive, le métamoteur de recherche qui permet aux candidats d'accéder en un clic aux offres de cent quatre-vingt-quinze sites d'emploi, d'entreprises, de cabinets de recrutement et de sociétés de travail temporaire publie les résultats d'une enquête menée auprès des
« 1 000 premières entreprises françaises »
, répertoriées dans le classement annuel de l'
Expansion
. Aujourd'hui, 88 % des sociétés possèdent leur propre site. Et, preuve qu'internet fait bel et bien partie des outils habituels du recruteur, plus d'une entreprise sur deux (+ 30 % en deux ans) a créé un emplacement dédié aux ressources humaines. Les efforts sont particulièrement criants dans les secteurs pour lesquels il est annoncé de forts besoins en recrutement dans les prochaines années. Ainsi, on constate une progression de 59 % des banques et institutions financières proposant une rubrique Ressources humaines sur leur site, et de 40 % pour les entreprises commerciales.
Au menu : des informations sur la politique RH, les métiers, le processus d'embauche, ainsi que des offres d'emploi. Car, malgré leur frilosité en matière de recrutement, 75 % des entreprises déposent encore leurs annonces sur leur site, contre 80 % en 2001.
« Il est devenu le premier lieu de publication des offres (hors sites institutionnels) »
, explique Olivier Fecherolle, directeur général de Keljob. Et de préciser :
« Depuis le 11 septembre, les recruteurs semblent avoir changé d'attitude. Par souci d'économie, ils préfèrent présenter leurs offres sur leur site plutôt que de se disperser sur plusieurs portails d'emploi. »
Du coup, pour recueillir la masse de CV qui arrivent sur leur site, de plus en plus d'entreprises une sur quatre aujourd'hui s'équipent d'outils de saisie des candidatures. Le recrutement en ligne a donc de beaux jours devant lui. A condition, toutefois, que les sociétés parviennent à générer suffisamment de trafic sur leur site.