Au mois de juin dernier un incendie s'était déclaré dans un cybercafé pékinois, faisant 25 morts et une douzaine de blessés. Prenant prétexte à cet événement tragique, les autorités chinoises ont entrepris de vérifier si les quelques dizaines de milliers de cybercafés du pays étaient (ou non) conformes aux normes de sécurité.
Résultat, sur les 45000 lieux visités, 12000 sont en attente d'homologation et 3300 devront être fermés définitivement, a indiqué à l'agence d'information officielle Xinua, le ministre de l'économie d'Etat et du commerce, Li Rongrong. Une aubaine pour les autorités pour qui Internet reste le réseau de tous les dangers.
A un moment où les internautes chinois n'ont jamais aussi nombreux (56,6 millions selon une récente Nielsen/NetRatings), le gouvernement de Pékin cherche à resserrer son emprise sur le Web, en interpellant voire en condamnant nombre de cyberdissidents.
Tel est le cas de l'étudiante Liu Di, qui aurait selon des informations rapportées par le site de Reporters Sans Frontières , "encouragé les internautes à ignorer la propagande du régime chinois et à vivre en toute liberté". La Chine compte aujourd'hui plus d'une trentaine de cyberdissidents sous les barreaux, dont seize ont déjà été condamnés à des peines de prison, indique rsf.org.
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