logiciels pilotes / drivers mobiles et PDA jeux logos et sonneries cartes virtuelles bandes annonces

Abonnez-vous aux flux RSS
Jeux Mobile
Téléchargez les dernières nouveautés pour votre téléphone!
Top astuces
Toutes les astuces préférées des internautes
FORUMS
NEWSLETTERS
CHAT
MON ESPACE PRODUIT
EMPLOI ET FORMATIONS
TELECHARGEMENT PILOTES
         01net    Web
Passer des certificats aux services de confiance Jean-Pierre Blettner Jérôme Saiz
Une meilleure sécurité pour les transactions en ligne

Passer des certificats aux services de confiance
Les certificats numériques se vendent peu, et les services de confiance en sont encore au stade de l'enfance. Au-delà de ce constat, les prestataires de services tentent de s'organiser. Objectif : trouver un modèle économique viable.

Jean-Pierre Blettner , 01 Réseaux (n° 123), le 01/12/2002 à 00h00

Tout le monde y croyait : 2002 serait l'année du certificat numérique. Grâce aux télédéclarations fiscales, il allait y avoir du certificat à tous les étages, et la confiance deviendrait enfin une industrie. Mais, à l'heure du bilan, les prestataires de services sont plutôt amers : " Ce qu'il nous manque, ce sont des applications [des usages, NDLR] ", résume Gérard Weisz, secrétaire général de la Fédération nationale des tiers de confiance (FNTC). Il semblerait que ce marché ait commis la même erreur que celui de la PKI en son temps : prendre le problème à l'envers, et offrir une réponse technique à une question qui ne se pose pas encore.

Ainsi, dans la frénésie du projet TéléTVA, l'accent a été mis sur le seul certificat que tout le monde voulait délivrer, des banques aux associations de professionnels. Mais TéléTVA paraît bien isolé, et il faudra beaucoup d'autres applications avant que le certificat ne devienne vraiment une nécessité. De fait, " le problème est qu'il n'y a pas d'usage avéré à tous ces certificats. Le parc applicatif déployé en entreprise ne les a pas encore pris en compte " , explique Laurent Bellefin, directeur de l'activité sécurité de Solucom.

Ajoutons à cela un ralentissement des investissements de la part des entreprises, et l'attente d'un cadre légal définitif pour le métier de PSC, et l'on comprend mieux pourquoi rien n'a bougé en 2002.

L'État joue double jeu

Il n'y a guère de certificats sur le marché, parce que peu d'applications valent vraiment la peine d'en acheter, mais peu d'applications les utilisent, car le faible volume de certificats en circulation ne motive pas leur création. Les fournisseurs de services entendent bien, cependant, briser ce cercle vicieux : ils tentent de se trouver de nouveaux modèles de revenus, tout en attendant un second coup de pouce de l'État.

" L'administration peut faire avancer les choses " , estime Fanny Perraudin, directrice adjointe de SG Trust Services, l'autorité de certification de la Société Générale. Mais l'État joue double jeu. Car, si TéléTVA prévoit de laisser le marché délivrer les certificats nécessaires aux entreprises, les projets à venir, plus ambitieux, pourront bien fournir gratuitement ces sésames à l'usager, et aller jusqu'à priver les PSC d'une source de revenus importante. Déjà, les certificats logiciels nécessaires à la télédéclaration de l'impôt sur le revenu (TéléIR) sont offerts par le ministère de l'Économie et des Finances (Minefi), qui s'est approvisionné auprès de Certplus. La gratuité sera probablement adoptée pour les autres pans de la fiscalité qui seront touchés par la télédéclaration. Pire, le GIP-MDS (Groupement d'intérêt public-Modernisation des déclarations sociales), chargé de la mise en oeuvre des procédures, est en train de déployer sa propre PKI. Il envisagerait de devenir autorité de certification, et de donner ses propres certificats pour bon nombre de télédéclarations. Les acteurs du marché de la confiance ne comprennent pas forcément cette politique : " L'annonce du GIP-MDS de doter les utilisateurs d'un certificat gratuit va certainement faire bouger les choses, mais pas forcément aider le marché à décoller. Je suis un peu sceptique que quelque chose de gratuit puisse nous aider à court terme " , poursuit Fanny Perraudin, qui reconnaît toutefois que la rentabilité de demain viendra des applications, et non des certificats.

Mais, la mise en circulation de certificats gratuits pourrait bien amorcer la pompe, en forçant les PSC à se tourner enfin vers les services. " Gagner de l'argent en ne vendant que des certificats est un vrai problème, pense aussi Erwan Jouan, ingénieur avant-vente de Kotio. C'est pourquoi nous commercialisons les services, et nous offrons le certificat. "

Cependant, l'approche du marché des services demande d'apporter une véritable valeur ajoutée : " Les services de confiance n'ont pas de valeur intrinsèque. Il faut qu'il y ait déjà un besoin, et que le service apporte une plus-value " , affirme Yann Boaretto, président de l'archiveur CDC-Zantaz. Et le miracle pourrait bien venir de la dématérialisation des documents papier dans l'entreprise, et lors de ses échanges commerciaux. " Il faut un besoin métiers fort, comme la dématérialisation des factures ou des bons de commandes, pour que la solution technique puisse s'implanter durablement " , assure Cyril Dujardin, responsable marketing de Certplus. Cette transition vers le service tout en lorgnant la dématérialisation, on a pu l'apercevoir en filigrane au cours de l'année 2002, avec l'apparition de services tels que ceux fournis par CDC-Zantaz (archivage sécurisé pour l'entreprise), Trust & Pay (dématérialisation de la facture et du paiement entre entreprises), La Poste (lettre recommandée électronique), ou encore, Kotio (dématérialisation des documents et archivage sécurisé).

Sur le chemin de la dématérialisation

Tous ces services, s'ils ne sont pas encore rentables, peuvent, en revanche, percer, s'ils savent accompagner l'entreprise sur ce chemin de la dématérialisation. " Ce n'est pas le certificat qui est au coeur du marché, ce sont les applications. Et celles-ci ne pourront réellement intervenir que lorsqu'on aura développé la dématérialisation " , prophétise Fanny Perraudin.

Exit, donc, le certificat, qui devient une " commodité " sans grande valeur, tandis que les services accompagnent l'entreprise dans une démarche rentable pour elle-même, au lieu de tenter de lui vendre des packs de signature électronique. Mais, qu'en est-il, alors, des vendeurs de certificats ? Certplus et CertiNomis ne verront certainement pas d'un bon oeil que leur seul produit soit relégué au rang de nécessité bon marché. " Ils devront se diversifier, afin de générer du chiffre en dehors de la vente de certificats secs. Soit en offrant des services complémentaires comme Click & Trust, soit en facturant ce qui est gratuit aujourd'hui, telle la vérification d'un certificat en ligne " , confie Laurent Bellefin.

Ce que confirme Laurent Malhomme, directeur associé d'Atexo et ancien de Certplus : " Les vendeurs de certificats acceptent de ne pas gagner d'argent aujourd'hui, car le certificat leur permet d'entrer dans les entreprises, et d'occuper la place. Mais tous ont dans leurs cartons des projets de services, qu'ils sortiront lorsque le marché sera prêt. " L'année 2003 devrait ainsi voir la mise à l'épreuve du modèle économique des PSC. Ceux qui ne sauront pas s'insérer dans les processus de dématérialisation, source d'économies et d'une meilleure réactivité pour l'entreprise, disparaîtront probablement. Pour les autres, tout ne fait que commencer.

Le cadre légal actuel est suffisant pour les PSC

La qualification légale des PSC impliqués dans une signature électronique qualifiée se fait attendre. Mais, elle n'est en rien un frein. " La signature qualifiée ne fait que renverser la charge de la preuve. Son adoption dépend d'un accord entre les deux parties. On peut déjà faire beaucoup sans cela " , assure Gérard Weisz, secrétaire général de la FNTC. Les PSC qualifiés ne manquent donc pas. Mieux : leur existence ne fera pas tant de différence. " Les certificats qualifiés seront, a priori, très chers, à cause des exigences de fabrication. On les dédiera à des applications à haut niveau de sécurité. Il n'est pas dit qu'il s'en vende beaucoup " , glisse-t-on au ministère de l'Économie et des Finances. Le certificat validé gratuitement par le Minefi devrait rester un standard.


Lexique

PSC : prestataire de services de certification. Services liés à la production de certificats et à la signature électronique.



Le rôle des différents prestataires fournissant des services en mode ASP dans l'univers de la confiance n'est pas encore juridiquement réglementé. Leur avenir dépendra de la montée en puissance des processus de dématérialisation des documents.

Les grands diffuseurs de certificats
Les pouvoirs publics peuvent à la fois doper l'activité des fournisseurs de certificats numériques (Certplus, CertiNomis et leurs revendeurs) et les amener à orienter leurs offres commerciales vers de véritables services à valeur ajoutée.

Suite de l'article
" Le marché s'est épuré... et ça continue. "

écrire à l'auteur imprimer
envoyer par mail
Sommaire du dossier
Une meilleure sécurité pour les transactions en ligne
Déployer la sécurité sur un marché de masse
Passer des certificats aux services de confiance
Les cartes à puce EMV élargissent les possibilités
Sécurité et transactionnel pour les services web
Les produits de sécurisation des services web arrivent
Faut-il vraiment avoir peur de Palladium ?
Sécuriser sans sacrifier les performances
Citibank tire les leçons de son expérience PKI
Une carte d'e-banking universelle
Sécuriser les ordres financiers sur internet
Des contrats d'intérim signés plus rapidement
La PKI sécurise l'accès au système d'information
De multiples terminaux pour une PKI unique
L'authentification forte adaptée à la mobilité
Cloisonner les informations commerciales
Maîtriser sa PKI en interne avec l'Open Source
Convertisseur PDF
Créez des documents PDF et transformez-les aux formats Word, Excel, Powerpoint, ...
Business English
Niveau Business : un logiciel révolutionnaire pour perfectionner les hauts niveaux d'anglais!


Votez pour les Trophées 2008

Question d'argent





conversation high-tech
Jog the Web : faites du Net un diaporama

marché
Les entrepreneurs du Web se tournent vers Israël

conversation high-tech
Voxmobili : synchroniser son mobile avec le Web

La logithèque pro windows   > mac   > linux
En vedette 
Image du logiciel The GIMP

Pour retrouver toute l'actualité des collectivités locales
Cliquez ici

L'actualité des .com, des .fr,
des .biz... chroniquée par
Jean-François Poussard (MailClub)
Cette semaine :
A quoi servira le .tel ?




Environnement haute-disponibilité
moyenne du 08 09 au 07 10 2008
rang hébergeurs disponibilité
des sites
performance d'accès aux sites qualité
globale
tendance
1 integra 99.92 98.20 99.49 En baisse
2 Ecritel 99.87 96.58 99.05 En baisse
3 Internet FR 99.80 96.49 98.97 En hausse
  Moyenne 99.27 93.91 97.93  


Serveurs dédiés
moyenne du 08 09 au 07 10 2008
rang hébergeurs disponibilité
des sites
performance d'accès aux sites qualité
globale
tendance
1 Magic Online 99.97 99.25 99.79 En hausse
2 Planet-Work 99.94 98.38 99.55 En hausse
3 Ikoula 99.90 96.97 99.17 En hausse
  Moyenne 99.87 97.29 99.22  

01net.com, en partenariat avec , mesure chaque semaine les performances des hébergeurs

Pour retrouver tout le test des opérateurs ToIP
Cliquez ici


A ne pas manquer !


Deuxième édition des trophées 01 Informatique
Abonnez-vous gratuitement !
Quotidienne
Hebdomadaire
 
découvrez 01men.com
> toutes nos newsletters

FLUX RSS

Une attaque affecterait 80 000 sites Web, selon un expert en sécurité


Le nouvel Internet à construire est l'Internet des objets


AMD devient un fondeur sans usines


IBM met en ligne messagerie, agenda, espace de travail et réseau social


Mono 2.0 : les applications .NET s’ouvrent à Linux


> tout le classement  




Dernières contributions
6 gratuites
10000 gratuites
Scandaleux

KIOSQUE
01 Informatique
01Informatique
L'hebdo de référence des décideurs informatiques.
Micro Hebdo
Micro Hebdo
L'hebdo qui vous simplifie la micro et Internet.
L'Ordinateur Individuel
L'Ordinateur Individuel
Le mensuel informatique qui vous informe et vous conseille.

Les flux RSS de 01net.


Tous les PodCasts
audio et video
Tous droits réservés © 1999 - 2008 Internext - 01net.
Sites du réseau 01net Network : 01net. - 01men - RMC - BFM - BFM TV - La Tribune - TousLesPodcasts - Association RMC-BFM