
Imaginez : vous louez un DVD-vidéo pour quelques francs. Le soir même, avant d'aller vous coucher, vous vous accordez quatre à cinq minutes pour lancer Easydivx. Laissez ensuite votre PC se débrouiller. Durant votre sommeil, il transcrira le film en DivX, c'est-à-dire dans un format de fichiers vidéo dix fois plus compact que l'original. Il lui faudra au moins cinq heures, si votre processeur est un Celeron. Moins de trois heures si vous avez investi dans un PC doté d'un Pentium 4 ou d'un Athlon à plus de 1 GHz. On trouve aujourd'hui de tels PC à moins de 10 000 F (1 524 €). Le lendemain, vous n'aurez plus qu'à prendre deux ou trois minutes pour lancer la gravure du film sur un CD-R. L'opération dure environ un quart d'heure avec un graveur 4X. C'est fini. Si vous ne disposez que d'un Pentium II, oubliez Easydivx ou changez de machine ! Mais attention, sachez que recopier un DVD loué est illégal. Comme pour les CD-audio, les cassettes audio et VHS, vous n'avez le droit de les dupliquer, et d'utiliser des copies, que si vous possédez l'original.
Nous avons testé Easydivx avec le film SOS Fantômes, d'Ivan Reitman (Warner Columbia, 1984). Simple d'emploi, ce logiciel conçu par un programmeur américain indépendant n'a, à notre connaissance, aucun équivalent. Le plus proche, même s'il est plus ardu à maîtriser, est Ripitall 1.2, du groupe de programmeurs Lebobo. La mouture d'Easydivx mise à l'épreuve est la version préliminaire 0.50. Elle fonctionne bien et est complète : il ne lui manque plus que la prise en compte des sous-titrages et de la gravure. La qualité des images produites est supérieure à celle offerte par les cassettes VHS, même si la définition que permettent les réglages par défaut n'est que de 416 x 240 points. Toutefois, la qualité n'égale pas ce qu'obtiennent les virtuoses du DivX avec la combinaison d'un logiciel de compression comme FlaskMpeg, d'Alberto Vigats, et d'un programme de retouche tel que Virtual Dub, d'Avery Lee, également téléchargeables gratuitement sur le Web. Les arrière-plans sont parfois flous, certaines séquences pixellisées, et quelques éléments parasites surgissent parfois. Quant au codage du son en MP3, on peut le juger moyen. Mais c'est avec plaisir que l'on regarde les films codés en DivX à l'aide d'Easydivx !
De multiples formats apparaissent
Ces bons résultats amènent à se poser la question : quel avenir pour le DivX ? Compte tenu de l'ampleur prise par le phénomène, son avenir semble assuré pour de nombreux mois encore, et cela bien que la version 2 soit imparfaite. Et pour ce qui est de devenir le " MP3 de la vidéo "... les candidats se bousculent au portillon. Microsoft estime disposer d'une partie de la technologie DivX, d'une part, et avance son format WMV 8, d'autre part. La start-up belge 3ivx propose aussi son format, qui porte son nom. Enfin, un nouveau groupe de programmeurs indépendants met en avant Angel Potion. Le comble, c'est que tous ces formats s'appuient sur une même norme de compression vidéo : le MPEG-4. Si on en juge par le nombre de ses rejetons, elle est mal ficelée ! En tout cas, c'est sûr : la guerre des formats de fichiers audio n'est pas terminée que celle de la vidéo a déjà commencé !
1 Numericable 30 Mbps
2 Darty câble 30 Mbps
3 Orange
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