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Visual Studio .NET de Microsoft : la guerre du trois tiers aura lieu

Fruit de quatre années de recherche, Visual Studio .NET est enfin disponible. J2EE de Sun ou .NET de Microsoft, deux démarches s’affrontent…

Sur un marché en permanente évolution, seules les architectures trois tiers orientées services semblent capables de répondre aux nouvelles exigences qui pèsent sur le système d’information : innovations techniques, évolution des interfaces, pression accrue des structures opérationnelles de l’entreprise, échanges de données et partage de composants applicatifs avec l’extérieur (B to B, e-CRM, etc.).De nouvelles applications doivent être bâties rapidement et simplement à partir de briques fonctionnelles et techniques réutilisables, appelées communément services. Une application est ainsi un assemblage de composants, dans un ordre et selon des règles qui dépendent uniquement de l’activité et du fonctionnement opérationnel de l’entreprise et de ses partenaires.

Deux grands protagonistes

Sur le marché, deux propositions d’architecture distribuée à base de services s’affrontent. D’un côté, J2EE de Sun (soutenu également par IBM, BEA et par quelques autres grands éditeurs) ; de l’autre, .NET de Microsoft. Une telle architecture s’appuie sur un en-semble de composants techniques facilitant la tâche des développeurs et garantissant une parfaite isolation entre les services fonctionnels et l’infrastructure du système.Elle requiert la définition de trois concepts clés :

1 – Comment publier l’existence d’un service.

2 – Comment aider les autres composants à identifier et à localiser toutes les prestations disponibles au c?”ur de l’architecture distribuée.

3 – Comment permettre à ces mêmes composants d’accéder à un service et d’exécuter les traitements qu’il propose. Les acteurs (et les groupes de pression) qui parviendront à imposer leurs vues influenceront directement les choix des éditeurs et des entreprises sur le long terme. Le contrôle des infrastructures techniques des systèmes d’information de de-main (méthodes de description des composants, modes d’accès aux données, principes d’appels et de communication entre services, interfaces utilisateurs…) constitue donc un enjeu majeur pour les grands éditeurs de logiciels.Microsoft a ainsi peaufiné la nouvelle version de son architecture applicative à base de composants distribués (.NET). Disponible en téléchargement pour les abonnés de MSDN, Visual Studio .NET, l’environnement de développement, associé à la plate-forme du même nom, offre un modèle de programmation unifié et multilangage. “ Il simplifie l’intégration avec l’existant et accélère le développement de tous types d’applications, et en particulier des services web XML“, précise-t-on chez Microsoft. Visual Studio .NET est en effet compatible avec tous les langages de la gamme Visual : C++, C#, J#, Basic et ECMAScript (langage proche de JavaScript). Microsoft affirme que plus de vingt langages seront également proposés par des partenaires, notamment Perl, Py-thon, Cobol et Eiffel.

XML, futur cheval de bataille

Toutes les fonctions classiques d’un environnement de développement visuel et compact sont disponibles : éditeur Wysiwyg, explorateur graphique de classes, puissant gestionnaire de structures de données, débogueur interactif incrémental, etc. Un effort important a été consenti pour la production de services web avec, par exemple, la génération automatique de proxy au format WSDL et de nombreuses extensions destinées à simplifier la manipulation de flux XML, grâce à la présence du kit de développement SQLXML 2.0 de SQL Server 2000 (analyseur syntaxique validant, générateur de DTD et de schémas XSD, conversions entre structures relationnelles et format XML, etc.). Le langage XML jouera en effet un rôle majeur dans l’orientation “services”, en facilitant la description de composants, la communication et les échanges de données entre prestations hétérogènes.Microsoft.fr

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Laurent Maury