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Une ONG internationale veut mobiliser les jeunes contre le cyber-harcèlement

Plusieurs organismes se sont engagés dans une campagne contre le cyber-harcèlement. Son objectif ? Mobiliser les jeunes pour qu’ils ne soient plus passifs face à ce comportement.

Marion, Hannah et Amanda se sont suicidées après avoir été victimes de cyber-harcèlement. C’est pour éviter que des drames de ce genre ne se reproduisent que le Bureau international catholique de l’enfance (BICE), une ONG présente dans plus de 60 pays, lance, à l’occasion du Safer Internet Day le 11 février 2014, une nouvelle campagne intitulée « Stop au harcèlement sur Internet ».

Selon une enquête réalisée en novembre 2013, 81% des 13-17 ans déclaraient avoir été témoins de comportements cruels sur Facebook, pourtant peu d’entre eux ont osé agir. Cette campagne, lancée en partenariat avec l’association e-Enfance et deux syndicats lycéens, « propose aux jeunes du monde entier de s’engager en signant un texte qui sera porté en septembre prochain au Comité des droits de l’enfant de l’ONU », explique le BICE. L’ONG espère recueillir 10 000 signatures d’adultes et d’adolescents.

« Ce qui est nouveau avec cette charte, c’est la volonté de responsabiliser les jeunes, nous explique Justine Atlan, présidente de l’association e-Enfance. Ils doivent comprendre qu’ils ont la maîtrise des outils Internet et qu’au lieu d’être une masse silencieuse, ils peuvent agir contre ces dérives. »

Un ado sur vingt est la cible d’un cyber-harcèlement « sévère »

« Aujourd’hui tout démarre avec un téléphone portable. Les jeunes prennent une photo, la partagent par MMS accompagnée d’un commentaire et on la retrouve rapidement sur la Toile, poursuit Justine Atlan. Il faut inverser ce processus et pour cela, il faut impliquer les jeunes. » La collaboration, efficace, avec certains sites comme Facebook ou Twitter ne suffit plus. « Les cyber-harceleurs trouvent rapidement d’autres plates-formes comme Snapchat ou Instagram pour se moquer de leurs camarades », ajoute la présidente de l’association.

En France, un élève sur dix a subi une forme de harcèlement, d’humiliation ou d’insulte via SMS ou Internet. Ce sont en majorité des filles qui en sont victimes, indiquait en novembre dernier le ministère de l’Education nationale. Un sur vingt est même la cible d’un cyber-harcèlement qualifié de sévère, ce qui peut entraîner de nombreux soucis, du simple stress au suicide en passant par de l’absentéisme scolaire. Des jeunes et des parents à qui e-Enfance propose régulièrement son aide via son site Net Ecoute et une ligne téléphonique anonyme et confidentielle (0800 200 000).

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Cécile Bolesse