Passer au contenu

Trois majors poursuivent le Facebook russe en justice pour promotion du piratage

VKontakte est poursuivi devant deux tribunaux russes par de grandes maisons de disques internationales pour permettre le piratage à grande échelle.

Sale temps pour vKontakte (VK). Après la fausse démission de son PDG Pavel Dourov, le Facebook russe doit maintenant faire face à des poursuites de majors du disque devant des tribunaux de Saint-Petersbourg et de Leningrad pour avoir délibérément fait la promotion du piratage a indiqué le 3 avril 2014 le quotidien britannique The Guardian.

Sony Music Russie, Universal Music Russie et Warner Music Grande-Bretagne accusent VK d’avoir refusé tout accord de licence avec les titulaires de droits et de stocker un très large catalogue de musique téléchargée par les utilisateurs du site. « Le service de musique de VK est un service de partage de fichiers conçu pour violer les droits d’auteurs à grande échelle, a déclaré le directeur générale de l’Ifpi (fédération internationale de l’industrie du disque), Frances Moore, dans un communiqué. A ce jour, cette société n’a pris aucune mesure concrète pour s’attaquer à ce problème. Aussi passons-nous aux actions juridiques. »

VK fait « des efforts »

L’Ifpi considère que la possibilité de récupérer de la musique sur VK influe négativement sur les ventes légales de musique en Russie. Les plaignants demandent aux tribunaux d’exiger que VK supprime les copies illégales et mette en place un système d’authentification des fichiers musicaux. Ils réclament aussi des dommages et intérêts qui pourraient atteindre 1,4 million de dollars.

vKontakte de son côté n’a pas voulu commenter cette information mais a déjà eu à faire avec la justice pour avoir facilité le piratage. Pourtant l’entreprise estime avoir fait des efforts. Ainsi en juin 2013, la compagnie avait indiqué avoir retiré de son site de nombreux titres de Justin Bieber, d’Adèle et des Rolling Stones. Et en décembre dernier, alors que VK était poursuivi par neuf labels musicaux, Pavel Dourov déclarait à TechCrunch que « si des maisons de disques souhaitent que leur contenu soit supprimé de VK, qu’elles nous le disent et nous nous ferons un plaisir de le faire ».

A lire aussi :
Contenus illégaux, évasion fiscale… Le nettoyage du Web russe a commencé, paru le 10/10/2013

Sources : The Guardian, TechCrunch

🔴 Pour ne manquer aucune actualité de 01net, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.


Cécile Bolesse