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Touche pas à mon Sex.com !

Ce site vaut 100 millions de dollars et représente plus de 86 % du marché du sexe sur le web.

Près de 65 millions de dollars de dommages et intérêts, et la restitution du nom de domaine Sex.com à son créateur. C’est la décision prononcée en novembre 2000 par le tribunal de San José, en Californie, au profit de Gary Kremen, entrepreneur diplômé de la Business School de Stanford, qui avait déposé Sex.com sur les registres d’Internic dès 1994.En 1995, un homme d’affaires véreux, Stephen Cohen, qui vient de purger une peine de deux ans pour escroquerie, entrevoit le profit gigantesque que promettent les six lettres de Sex.com. Cohen fait croire aux autorités du net que Kremen lui a cédé ce nom de domaine. Quand la gestion des adresses internet passe d’Internic à Network Solutions, il suffit à Cohen de présenter un faux certificat de transfert de propriété au nouveau gérant… qui se laisse abuser.Ainsi commence l’hégémonie de Cohen sur l’intersexe, via sa société domiciliée aux îles Vierges, et son site basé au Mexique. 25 millions de connexions par jour, un site d’une valeur de plus de 100 millions de dollars selon les avocats, et d’après Cohen lui-même, plus de 3 milliards de dollars de chiffre d’affaires pour 86 % du marché du sexe sur le web ! C’est au regard de cette manne colossale que le Tribunal a fixé le montant de la condamnation.Après avoir été débouté de son action contre Network Solutions, Kremen remporte finalement le pactole dans sa bagarre contre Cohen. Il prétend s’être battu pour le principe. Il a raison : Cohen s’est volatilisé et son argent, aussi introuvable que lui, dort probablement dans un paradis fiscal…

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Gilles Chenaille