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Sony : la nouvelle PlayStation Portable devrait durer huit ou dix ans

Lors d’une interview, Georges Fornay, vice-président de Sony Europe, a évoqué le positionnement de la NGP et sa durée de vie dans un univers ultraconcurrentiel et technologique.

La Next Generation Portable, NGP, de Sony, a frappé les esprits par sa configuration résolument solide et orientée vers l’innovation et la puissance. Pour autant, avant même l’annonce officielle du Xperia Play, des développeurs s’interrogeaient déjà sur la pertinence de ce modèle de console dédiée et sur sa viabilité à long terme.

Interrogé par nous sur la durabilité de la NGP, Georges Fornay, vice-président senior de Sony Computer Entertainment Europe, mettait la prochaine PSP en perspective dans la traîne historique constituée par les différents modèles de PlayStation.

Cycle de vie

« On a toujours dit qu’on était sur des cycles longs, nous déclarait-il. Pour les consoles de salon, on parle d’une dizaine d’années. La PS2, qui a été lancée en novembre 2000 en Europe, est toujours sur le marché. […] La PS3 entre dans sa cinquième année et on est loin d’avoir épuisé le potentiel de la machine. On lui a apporté la 3D, on lui a apporté le PlayStation Move. »

PlayStation Move et son extension
PlayStation Move et son extension – PlayStation Move et son extension

Ces nouveautés serviraient donc autant à doper les ventes qu’à maintenir l’intérêt des joueurs pour la plate-forme. Selon Georges Fornay, ces évolutions technologiques ont profondément altéré les courbes de vie des consoles.

« Avant on avait une montée très rapide des ventes, très très forte, peut-être plus haut qu’aujourd’hui, mais avec une baisse plus rapide aussi. Aujourd’hui on a une courbe de vie qui est plus arrondie. On monte moins haut, mais on reste à un niveau élevé plus longtemps. On est dans cette logique parce qu’on embarque une technologie qui nous permet de faire vivre le produit plus longtemps. »

Une recette qui pourrait donc être appliquée à la NGP ? Vraisemblablement oui, car Georges Fornay conclut ce point ainsi : « La NGP devrait être une machine qui durera huit ou dix ans. » Avant d’ajouter, plus vague : « Assez longtemps en tout cas. »

Huit ans, vraiment ?

Pour autant, pour la PSP2, la donne n’est pas tout à fait la même, car le contexte est bien différent de celui qui a vu naître la première PSP en décembre 2004. Les consoles portables sont en effet confrontées à une forte concurrence avec les smartphones. Toutefois, la NGP a deux points forts essentiels : sa configuration matérielle et son ergonomie. Pour cette dernière partie, l’avantage est encore indiscutable, malgré l’apparition des smartphones certifiés PlayStation.

NGP, de Sony
NGP, de Sony – NGP, de Sony

Pour la partie configuration, en revanche, il y a fort à parier que d’ici un an, les smartphones haut de gamme proposeront quelque chose d’avoisinant, voire de supérieur. Les cycles d’évolution matérielle sont bien plus courts, calqués désormais en grande partie sur les phases d’évolution des téléphones portables. Et justement, le Mobile World Congress 2011 a été riche en annonces matérielles impressionnantes.

Pour n’en citer qu’une, parlons de Qualcomm. Le papa du réputé Snapdragon a annoncé un processeur à quatre cœurs, l’APQ8064, qui intègrera un nouveau GPU, l’Adreno 320, à quatre coeurs lui aussi, capable de filmer et lire des vidéos 3D et d’afficher des jeux de la qualité de ceux existants sur console de salon… Voici un exemple parmi d’autres de puces qui pourraient bousculer la suprématie matérielle de la PSP 2.

Certes, l’APQ8064 sera commercialisé à partir de début 2012 seulement, mais ce ne sera, dans les faits, que quelques mois après la sortie officielle de la nouvelle console portable de Sony. Huit ou dix ans, avec une concurrence pareille ? La bataille promet d’être intéressante.

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Pierre Fontaine