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SFR, prêt à prendre le risque de l’UMTS

Jean-Marie Messier, président de Vivendi Universal, a annoncé que SFR restait dans la course pour une licence UMTS en France, à la condition, toutefois, qu’aucun éventuel détenteur de licence ne bénéficie de conditions privilégiées.

Dans un entretien accordé à LCI, Jean-Marie Messier a dit comprendre le désistement de Suez Lyonnaise des eaux, qui a retiré mercredi sa candidature à l’obtention d’une licence de téléphonie mobile de troisième génération.Vivendi, par l’intermédiaire de sa filiale SFR, ira au bout du processus, même si le prix demandé ?” 32,5 milliards de francs ?” est considéré comme “trop cher” par le président de Vivendi Universal.Ainsi, selon Jean-Marie Messier, l’investissement dans l’UMTS représentera de 50 à 60 milliards de francs, mais sa rentabilité sera “à deux chiffres” sur les quinze années de durée de la licence. “Quand il y a des règles du jeu, il faut les respecter “, a-t-il déclaré.” Oui, le prix qu’on nous demande pour la licence est trop élevé. Mais il y a aujourd’hui une procédure avec un cahier des charges. S’il n’y a pas, à la fin, quatre candidats et quatre licences attribuées, c’est que ceux qui obtiendront une licence UMTS doivent être sûrs de leur égalité de traitement avec les autres futurs allocataires de licences UMTS. “” Je suis prêt à prendre ce risque. L’UMTS sera bénéfique pour le consommateur. La seule garantie que je demande, c’est que je ne veux pas voir quelqu’un qui vienne dans quelques années et bénéficie de conditions plus favorables “, a conclu Jean-Marie Messier, qui semble désirer de plus amples garanties avant d’engager SFR dans la course aux licences. La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 31 janvier.

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la rédaction (avec Reuters)