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Second tour sans incident notable pour les machines à voter électroniques

Second tour sans incident notable pour les machines à voter électroniques
 

Après les problèmes du premier tour, le ministère de l'Intérieur dresse un bilan ' très satisfaisant ' du vote électronique le 6 mai.

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9 opinions
  • JacquesZh6
    JacquesZh6     

    France : élections présidentielle & législatives 2007
    Machine à voter, machine à truquer

    Les scrutins présidentiel et législatifs de 2007 en France risquent de donner lieu à une polémique qui pourrait être aussi intense que lors de l'élection de George W. Bush à la présidence des États-Unis en 2000. On se rappelle que les plaintes et recours avaient afflué de tout le pays, que le dépouillement avait duré plus d'un mois, puis que la Cour suprême avait désigné George W. Bush en ordonnant la suspension du recompte des bulletins. Ce désordre était en grande partie dû à l'utilisation de machines à voter. Depuis, de nombreuses études menées par des laboratoires de recherches, des commissions gouvernementales et des commissions d'experts indépendants jettent le doute sur la sincérité des scrutins dans lesquels des dispositifs de votes électroniques sont utilisés. De telles machines seront utilisées dans de nombreuses circonscriptions françaises lors des élections présidentielle et législatives de 2007. Au risque de mettre en doute la légitimité des nouveaux élus.

    On se souvient que l'élection de George W. Bush à la présidence des États-Unis en l'an 2000 s'avéra frauduleuse.

    L'un des moyens systématiques de triche alors mis en place pour lui garantir le pouvoir était l'utilisation des machines à voter. Il s'agissait d'invalider une partie des votes dans des bureaux habituellement démocrates, en s'appuyant sur des « erreurs » des machines. À l'époque, une partie de ces machines était équipée d'un système mécanique de perforation des bulletins dont le mauvais fonctionnement assura la non-élection d'Al Gore. par la suite, l'ex-président Jimmy Carter, co-président de la commission bipartisane sur la réforme des procédés de scrutin, déclara publiquement que les électeurs avaient en réalité choisi Al Gore [1]

    Alors que les machines sont présentées comme augmentant la rapidité et la fiabilité des résultats, il s'ensuivit un mois de troubles durant lequel personne ne savait qui était le nouveau président élu. Les candidats opposaient procédures à procédures, l'un afin de faire recompter manuellement les voix, l'autre afin d'empêcher ce recomptage. Le résultat de l'élection fut finalement renvoyé devant la Cour suprême contrôlée par des juges proches de George Bush père ? qui désignèrent sans surprise son fils comme 43e président des États-Unis. Grâce à sa systématisation, l'utilisation de machines avait permis la plus grande fraude électorale de l'histoire. [2]

    À titre d'exemple, citons le Washington Post du 7 novembre 2000 : « Une chose très étrange est arrivée à Deborah Tannenbaum, qui représentait le parti démocrate dans le comté de Volusia durant cette nuit d'élection. À 22 h, elle avait appelé le bureau du comté chargé du décompte et on lui avait appris qu'Al Gore devançait George Bush par 83 000 voix contre 62 000. Mais quand elle consulta, une demi-heure plus tard, le site Internet du comté pour une mise à jour de ses chiffres, elle découvrit un résultat surprenant : le score de Gore avait baissé de 16 000 voix. »

    L'erreur venait du bureau 216 du comté de Volusia, qui compte 585 inscrits. La machine à voter annonçait que 412 des inscrits étaient venus voter, un pourcentage habituel. Le problème est que la machine annonçait que ces 412 votants avaient exprimé 2 813 voix pour George Bush ? ainsi que 16 022 voix négatives à Al Gore.

    Aux États-Unis toujours, en novembre 2003, dans le comté de Boome (Indiana), un ordinateur de vote enregistra 144 000 votes alors qu'il n'y avait que 19 000 électeurs. En octobre 2004, dans le Dakota du Nord, les codes-barres lus par les machines à voter censés coder un « oui » et un « non » lors d'un référendum donnaient tous les deux un « non ».

    Généralisation de la fraude électorale
    Ce système de triche fut rapidement perfectionné par la généralisation des ordinateurs de vote à de nombreux États. À chaque scrutin, les plaintes, recours et demandes d'annulation affluent. Lors des élections parlementaires de mi-mandat, le 7 novembre 2006, l'ONG VotersUnite a recensé plus de 250 incidents à travers le pays. Le Congrès avait pourtant dépensé plus de 3 milliards de dollars pour remettre à jour les équipements, après les problèmes de comptage des voix constatés depuis l'élection présidentielle en 2000.

    Un faisceau d'éléments semble, en fait, montrer que la principale utilité des machines à voter est de faciliter la fraude électorale. L'exemple de l'élection du sénateur républicain du Nebraska Charles Hagel est édifiant.

    Sa première élection au sénat, en 1996, fit sensation tant elle allait à l'encontre des sondages qui donnaient son adversaire démocrate loin devant. L'explication de cette élection surprise fut apportée bien des années après par la responsable de l'ONG BlackBoxVoting,

  • televore
    televore     

    C'est le parti politique qui a été élu qui est content des machines à voter... une coincidence ?

  • lrhom
    lrhom     

    Bonjour,

    L'organisation des bureaux de vote est sous la responsabilité des mairies et c'est une grosse organisation. Les mairies ont dû mal à recruter des ascesseurs pour tenir les bureaux de vote. Cette année, j'ai 4 dimanches de moins pour aider à tenir un bureau de vote. Je me suis engagé en partie pour faire entendre mon avis contre les machines à voter tel que c'est actuellement fait. Les mairies voient dans les machines à voter une solution d'organisation malgrè le coût important. Payer les personnes qui aident à tenir les bureaux de vote serait immoral par rapport à l'acte citoyen que cela représente, mais acheter des machines ne semble pas géner les électeurs. C'est seulement l'aspect manque de confiance aux machines qui apparaît. L'autre chose qui disparaît avec les machines, c'est le principe de l'isoloir : être devant des bulletins, une envellope et mettre son choix dans l'envelloppe. L'acte citoyen me semble dévalué avec une machine. (j'avoue c'est subjectif.)
    Les maires sont libres d'acheter des machines à voter, c'est le choix de la facilité car donner des cours de civisme, recruter etc C'est encore plus dur!

    Sinon, les machines collectent les données et calculent les résultats sans que l'on puisse vérifier ni contre vérifier. Encore faut-il que les données produites le soient de façon transparente. (Ce qui n'est pas le cas actuellement...).

    Nul ne veut poser les problèmes sur la table pour trouver des solutions national viable. Chacun(les mairies) est laissé libre de faire bien ou mal.

    Septiquement.

  • Nicolas Barcet
    Nicolas Barcet     

    Une analyse sur la participation ne donne pas forcément un avis aussi favorable que l'article l'entend. Voir http://www.pasdelien.merci

    A+
    Nicolas

  • Xavier Roche
    Xavier Roche     

    Ce devrait être le titre de l'article: la fraude n'a pas été détectée, mais elle a très bien pu avoir lieu, dans la totalité des bureaux faisant appel au vote électronique.

    Car là est bien le problème: les machines actuellement utilisées permettent très facilement de frauder aux élections, que ce soit organisé par le fabriquant lui même, ou par le ministère de l'intérieur, ou même par un parti ou une organisation ayant des moyens limités.

    Changer les EPROM et les remplacer est un jeu d'enfant, et de toute manière les certifications n'ont pas prévu d'auditer sérieusement le code utilisé dans ces dernières ..

    Pour résumer en donnant une image, voter sur une machine à voter, cela revient à voter avec des urnes opaques, qui sont ensuite dépouillées dans une pièce fermée à clé par quelques personnes d'une société privée, dont la seule garantie est qu'ils n'ont pas de manière claire appartenu au grand banditisme..

  • Chris PERROT
    Chris PERROT     

    Sur l'histoire des urnes et des isoloirs :
    http://pasdelienblog.ici.merci

  • Chris PERROT
    Chris PERROT     

    Outre le fait que le Ministère de l'Intérieur confirme l'illégalité du déroulement de l'utilisation des machines à voter au regard du Code électoral ( Voir aussi ma note : Tous égaux le 06 mai 2007? :
    http://chris-perrot.hautetfort.com/archive/2007/05/05/elections-presidentielles-tous-egaux-le-06-mai-2007.html ), cette propagande d'autosatisfaction n'est pas crétible cinq minutes pour ceux qui suivent depuis longtemps ce dossier.

    A Brest, lors du premier tour des Présidentielles de 2007, deux bureaux de vote ont eu des écarts anormaux entre le nombre des votants imprimé par la machine à voter et la liste des émargements (respectivement de 31 et 39 votes de différence) sans que cela émeuve qui que ce soit dans le landerneau brestois. Ce qui en tant normal aurait du conduire à l'invalidation du scrutin dans les deux bureaux concernés.

    Alors que la plupart des formations politiques demandent un moratoire sur le vote électronique en France, l'on nous sert un joyeux mépris institutionnel de la part du Ministère de l'Intérieur et de certaines municipalités pas pressés de reconnaître que les ordinateurs de vote "agréés" par le Ministère de l'Intérieur (Merci Nicolas !) ne répondent aux critères de notre démocratie.

    Pétition demander le maintien du vote papier :
    http://www.ordinateurs-de-vote.org/petition

  • Eterneige
    Eterneige     

    L'urne est transparente. On se demande bien pourquoi.
    On aura beau faire un ordinateur transparent...

    L'urne transparente est l'un des garants du peu de démocratie qui reste au peuple français. Si tant est qu'on puisse dire que le vote est démocratique...
    Le 49-3, c'est démocratique ? Même s'il est utilisé par un président soit-disant élu démocratiquement ?

    Tout ça pour gagner du temps... C'est vrai que voter, c'est long. Et c'est tellement peu important, que moins on y passe de temps, mieux c'est. C'est une manière de désintéresser encore plus les Français de la politique (d'ailleurs, ils ne savent même pas ce que c'est la Politique, avec une majuscule, comme les grecs utilisaient). Si on pouvait voter en passant son avant-bras micro-pucé devant un compteur électronique, ce serait encore mieux. Comme ça, on pourra vite fait remettre en question le secret et le futur président, une fois élu, pourra éliminer ses opposants. 1984... C'est derrière, mais on s'en approche.

  • Dam_ned
    Dam_ned     

    Qui peut assurer sans mentir que l'ordinateur fonctionne comme le dicte la loi française ?
    Même en ayant le code source du programme. Qui peut être sur que c'est bien lui qui a été compilé et qui est exécuté dans l'ordinateur le jour du vote.
    Programme qui est développé par des entreprise dont les sieges sociaux ne sont pas sur le térritoir français (espagne, états-unis, pays-bas pour les machines homologuées par le ministere de l'intérieur)

    Qui peut jurer que l'ordinateur testé une semaine plus tôt ne se comportera pas différemment le jour du vote par un simple test du genre :
    if (today() == '06/05/2007') then
    programme_qui_triche();
    else
    programme_officiel();
    endif;

    Alors que la boite en plexi ... même le dernier des abrutis peut se douter que quelqu'un triche ... et l'ampleur de la tricherie ne pourra être limité qu'a un seul bureau de vote. Quid des machines à voter déployées sur tout le territoire dont personne ne connais vraiment du fonctionnement interne

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