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Second tour sans incident notable pour les machines à voter électroniques

Après les problèmes du premier tour, le ministère de l’Intérieur dresse un bilan ‘ très satisfaisant ‘ du vote électronique le 6 mai.

Scrutin après scrutin le vote électronique creuse son sillon dans la démocratie française. A l’heure du bilan, que peut-on retenir de l’utilisation des machines à voter électroniques lors de cette élection présidentielle 2007 ? Des

dysfonctionnements ont eu lieu, en particulier le 22 avril. Comme à Reims où, selon Le Monde, la mairie a reconnu qu’entre le nombre de personnes ayant
émargé et le nombre de bulletins électroniques recensés, il existait un déficit de 281 voix. Certaines villes (Perreux-sur-Marne, Noisy-le-Sec, Ifs, Saint-Malo), après avoir dit oui au vote électronique, ont préféré revenir au bon vieux
bulletin en papier.Dans l’ensemble, les résultats seraient ‘ très satisfaisants ‘, selon Marc de Vendeuil, adjoint au chef du bureau des élections au ministère de l’Intérieur. Après les problèmes d’affluence
du premier tour, des instructions ont été données pour fluidifier les files d’attente. Dans certains cas, comme à Castanet-Tolosan (Haute-Garonne), les présidents de bureau de vote ont même eu droit à quelques petites sessions de formation
supplémentaires. ‘ Au final, pour prendre l’exemple d’un bureau de 940 votants nous avons enregistré une moyenne de 47 secondes par électeur ‘, indique ainsi Françoise Lescure, directrice de
la communication de la ville de Castanet-Tolosan.

Révision du Code électoral

Un problème subsiste malgré tout, lié au Code électoral lui-même. Dans ce texte, où, on le comprend, le vote électronique n’avait pas été envisagé, le législateur dissocie l’isoloir et l’urne. Selon le Code, un bureau de vote peut
comprendre plusieurs isoloirs pour que les électeurs puissent voter en toute quiétude. Mais il ne pourra être équipé que d’une seule urne. ‘ Or dans le cas du vote électronique, il n’y a pas de séquençage du
vote ‘,
explique Marc de Vendeuil. En pratique, la machine à voter fait office à la fois d’urne et d’isoloir, ce qui ne va pas sans poser quelques soucis.Le législateur devrait ainsi, pour les prochaines échéances électorales, adapter le Code électoral à cette évolution majeure que constituent les machines à voter. Celles-ci semblent promises, en France, à un bel avenir, si l’on
considère que celui que les Français viennent de porter à l’Elysée, Nicolas Sarkozy, est le seul candidat a avoir été favorable à leur déploiement à grande échelle.

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Philippe Crouzillacq