Passer au contenu

Période de rodage pour les mobiles GPRS

Avec l’arrivée des premiers modèles GPRS, les critères de choix des téléphones mobiles évoluent. La fiabilité et la vitesse de communication passent au premier plan si l’on veut tirer le meilleur parti des nouveaux réseaux GPRS.

Plusieurs mois après le lancement commercial du GPRS par SFR, les téléphones compatibles arrivent enfin en nombre. C’est plus d’une dizaine de produits qui sont aujourd’hui proposés par les grands fabricants Ericsson, Nokia, Motorola, Siemens, etc.Bonne nouvelle : leur prix ne devrait guère excéder celui des modèles GSM actuels. Selon Patrick Hoffstetter, directeur marketing pour les marchés professionnels chez SFR, ” le surcoût d’un terminal GPRS ne dépasse pas 100 à 150 francs “.Autre bon point : le confort d’emploi de la plupart des modèles est en progrès, grâce à des écrans plus grands et à des interfaces logicielles mieux conçues. Les premiers écrans couleurs devraient également faire leur apparition. Chez Trium, filiale de Mitsubishi, on se déclare prêt à lancer un modèle couleurs, l’Eclipse, dès le début de l’année prochaine.Même son de cloche chez Samsung. Pour Jean-Philippe Illarine, chef de groupe GSM chez le fabricant sud-coréen, ” les écrans couleurs vont se multiplier avec le développement du GPRS et des services associés comme les jeux”.

Attention aux risques d’incompatibilité avec le réseau

Les fabricants de mobiles sont beaucoup moins loquaces lorsqu’il s’agit de commenter les problèmes d’interopérabilité rencontrés par les opérateurs avec la première génération de téléphones GPRS. Ils sont pourtant bien réels. A tel point que SFR a mis en place une procédure de validation des produits avant leur commercialisation.A ce jour, l’opérateur recommande et commercialise un seul terminal, le Timeport T260, de Motorola. ” Certains de nos clients ont rencontré des problèmes sur notre réseau avec d’autres mobiles GPRS “, explique Patrick Hoffstetter. Et la situation devrait durer : “Il faudra près d’un an pour fiabiliser le GPRS “, nous confie le directeur marketing de SFR, qui précise que la validation de nouveaux téléphones est prévue pour le début de l’année prochaine.En attendant, les consommateurs qui souhaiteront acheter un appareil sans passer par les packs des opérateurs devront faire preuve de prudence.

Une vitesse de communication qui varie du simple au double

La fiabilité n’est pas le seul critère qui distingue les téléphones GSM des modèles GPRS. La vitesse de communication rentre désormais en ligne de compte. Dans ce domaine, tous les appareils ne se valent pas.” Pour proposer des offres d’entrée de gamme, les opérateurs vont opter pour des terminaux 2+1 [deux canaux en réception et un canal en émission, NDLR], dont le débit en réception plafonne à 26 kbit/s “, explique Jean-Philippe Illarine. C’est deux fois moins que les modèles 4+1, dont le débit peut théoriquement atteindre 53,6 kbit/s, lorsque les conditions d’utilisation du réseau le permettent.Cela peut devenir un handicap pour ceux qui souhaitent utiliser leur téléphone en combinaison avec un ordinateur portable, pour accéder à Internet en déplacement.Autre critère de choix : la faculté pour les terminaux à gérer simultanément des communications GSM et GPRS, comme cela a été prévu à l’origine par les fabricants. Aujourd’hui, les appareils en sont incapables, même s’ils peuvent accéder aux deux réseaux. Il est vrai que cette fonction présente surtout un intérêt pour les ordinateurs de poche communicants. Par exemple, pour lire un e-mail en poursuivant une conversation téléphonique.

🔴 Pour ne manquer aucune actualité de 01net, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.


Stéphane Long