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Ne nuit pas à la santé

Au regard de l’enquête réalisée par Ipsos pour Le Nouvel Hebdo, la communication internet en entreprise fait une percée éloquente. La proportion de l’usage professionnel est…

Au regard de l’enquête réalisée par Ipsos pour Le Nouvel Hebdo, la communication internet en entreprise fait une percée éloquente. La proportion de l’usage professionnel est dominante. Mais la communication discrète, c’est-à-dire celle qui permet aux salariés de correspondre entre eux ou encore de rester en contact avec leurs proches, a de bonnes chances de durer.
Notamment parce qu’une communication téléphonique personnelle est difficile à masquer et que, logiquement, l’usage d’une messagerie sur le terminal de l’employeur est beaucoup plus aisé.La généralisation de l’utilisation d’internet dans l’entreprise s’apparente à un cheval de Troie version tandem. D’une part, elle permet l’introduction de la vie privée sur le lieu de travail, et d’autre part, elle rend l’entreprise plus perméable.Dans le premier cas, il n’est pas sûr que ce soit bien grave. D’abord, il semble que le règlement de petites affaires privées (vacances, envoi de fleurs) ne fait que renforcer la permanence du salarié, tout en lui rendant plus agréable ?” grâce aux messages conviviaux ?” la vie dans l’entreprise.
Le second cas est plus délicat puisque le syndrome de l’espionnite n’est pas loin. Mais, là encore, les cadres ne sont pas tous des Judas. Au contraire, ils considèrent le web comme un excellent outil de “benchmarking”.Aux entreprises, donc, de capitaliser sur les synergies positives apportées par les réseaux de l’entreprise. Et de renoncer, le cas échéant, à contrer la circulation des messages privés. Les cadres prennent, semble-t-il, l’emploi des réseaux dans un esprit constructif. Bonne nouvelle, l’usage éclairé d’internet aère l’entreprise. C’est donc bon pour sa santé et bon pour ses salariés.

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Philippe Bonnet