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(Mise à jour) Le logiciel libre joue sa survie économique

A quelques jours d'un vote décisif sur la ' brevetabilité des logiciels ', les opposants à cette mesure appellent à manifester à Bruxelles, mercredi 27 août, devant le Parlement européen.

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186 opinions
  • MH Ceipiste
    MH Ceipiste     

    Je reviens des mois après sur le site... que j'ai fini par retrouver.

    Comme tu le sais, il existe de nombreux brevets qui concernent le domaine logiciel. Des milliers... paraît-t-il. Et pourtant, les procès en europe sont rares. Connais-tu seulement un seul litige français? Moi, j'ai du mal à en trouver en cherchant. Je ne pense pas que cela changera beaucoup de chose en Europe. Le titulaire du brevet hésite toujours à prendre le risque de lancer une action en contrefaçon.

    On pourrait y gagner une clarification des règles, néanmoins. Je pense que si les entreprises commençait à se mettrent à breveter en masse, cela pourrait en effet verrouiller certaine fonction dans un progamme (mais jamais ce qui est déjà dans le domaine public).

    Ce dont je suis persuadé: Les brevets et logiciels peuvent sauver les emplois menacés en informatique!Tu connais certainement le phénomène de délocalisation du travail de développeurs vers les pays à bas coût? Je sais que cela inquiète mes amis qui sont informaticiens. Les brevets pourront constituer la seule parade sérieuse car ils peuvent bloquer les actes réservés au titulaire du brevet! Mais c'est maintenant qu'il faut agir pas lors de l'extinction du dernier informaticien français! Sauvons l'industrie EP de l'informatique par une protection juridique en anticipant!

  • MH Ceipiste
    MH Ceipiste     

    Oui, je connais des chercheurs en informatique dans un labo public qui cherchent à protéger leur création. C'est leur moyen de vendre leur création avec exclusivité. Sans brevets pour se protéger des concurrents, ils se feraient copier rapidement par des développeurs qui se contenterait d'adapter le code...

    D'autres labos ne le font pas, et du coup, ils s'étonnent d'avoir des crédits coupés. Ils travaillent et divulguent leur créations sans la protéger et du coup ne rapportent rien. Pire, le fruit de leur travail est repris gratuitement car pas de protection. Du coup, ce n'est plus assez rentable. Ils ne proposent aucun service viable.

    Je veux bien comprendre que tu vends un service mais ce n'est pas le cas de tous les informaticiens.

    Des brevets ont certes été accordés à des procédés technique faisant appel à des programmes. Et toi, t'en connais beaucoup des potes à toi qui sont attaqués en contrefaçon de brevets de logiciels malgré leur existence? Je ne dis pas qu'il n'y en a pas mais ce n'est pas si énorme que ça.

  • MH Ceipiste
    MH Ceipiste     

    Il m'est arrivé quelquefois de devoir donner un avis d'expert sur ma voiture qui tombe en panne, et ce n'est pas une mince affaire...

    C'était trop compliqué. J'y comprenais rien en mécanique. De sorte que, ayant une charge de travail importante par ailleurs, il m'était difficile d'y consacrer le temps nécessaire.

    Sans parler des fois où, après avoir appelé tous mes copains pour m'aider, ma voiture a fini chez l'expert adhoc (le garagiste) le jour je me suis dis que j'en avais quand même besoin.

    S'il y avait une procédure simplifiée, gratuite, accessible à tous, pour réparer les voitures, avec une expertise compétente disponible et motivée derrière, alors peut-être, oui.

    Mais pour l'instant, les voitures, c'est nul (car j'y comprends rien et je sais juste que ça sert à rouler, sans parler de la pollution). Alors je propose un directive visant à les interdire.

    Désolé pour la plaisanterie mais le brevet n'est pas une simple feuille de papier. La technique des brevets est, au contraire, extrêmement complexe et doit être traitée par les experts du domaine des brevets. Je suppose que tu n'en es pas un. T'arrive-t-il de demander une expertise à quelqu'un qui ne connait pas grand chose à ton propre domaine?

  • krissg
    krissg     

    Et pendant cette période, combien de réinstallations complètes de Windows ? Pas pour essayer de nouvelles versions, mais juste parceque la configuration est gravement plantée et qu'il n'y a pas trop d'alternatives... et hop on réinstalle.

    Personnellement j'ai installé une fois Linux Debian il y a 4 ans et certes, ça n'est pas parfait (mais ça s'améliore progressiveement). Sur la durée j'ai du rebooter la machine, tout le temps allumée, une dizaine de fois. D'un autre côté, sur ma seconde machine j'ai été obligé de réinstaller Windows en moyenne tous les deux mois... et je n'essayerai même pas de compter les reboot (disons de 2 à 20 par jour).

  • krissg
    krissg     

    Il n'existe pas toujours des alternatives. Notamment il n'en reste pas lorsque un juriste/ingénieur particulièrement tortueux parvient à breveter le problème lui-même, par exemple "le plugin" qui revient au problème d'intégration d'un module tiers dans une application, ou la "gestion des deux numériques". Les deux exemples correspondent à des procès en cours EOLAS/Microsoft et Intertrust/Microsoft. Les deux sont également très intéressants car ni EOLAS ni Intertrust n'ont créé de programmes utilisant les principes décrits et tous les informaticiens confronté au problèmes arrivent naturellement aux "solutions" couvertes par les brevets de ces sociétés. Eolas et Intertrust ne sont ni plus ni moins des parasites de l'informatique, pas des créateurs... ce qui les met au passage à l'abris des attaques en violation de brevets par d'autres. Facile : pas de programme, pas de violation de brevet.

    Il est normal et même souhaitable qu'il existe différentes normes. Mais peut-pn vraiment parler de "normes" si les respecter est légalement interdit (ou réservé à quelques uns). Pour que l'informatique se porte bien, ce sont des critères techniques qui doivent guider l'adhésion à une norme ou à une autre... pas des critères juridiques !

  • krissg
    krissg     

    D'une part, dans certains droits nationaux (pas en France) le droit d'auteur ne s'applique qu'aux oeuvres publiées. Il est aussi toujours possible de réaliser du reverse ingeenering, même si la légalité du procédé est parfois mise en doute, la jurisprudence tolère le reverse ingeenering à des fins de compatibilité.

    Tant qu'on n'utilise pas le code de Microsoft (et de préférence qu'on ne s'en inspire même pas) la limite de validité du copyright ne pose pas de problème : que Microsoft garde son code !

    Par contre, il y a bien un problème avec le copyright, que tu soulève un autre article : la durée de 70 ans après la mort de l'auteur... or dans le cas d'un code appartennant à une société il n'y a pas d'auteur connu (à moins qu'on considère la société en tant que personne morale comme auteur)... devrait-on conter 70 ans après la mort de la société ? Le système du Copyright est clairement perfectible. Il faudrait le réviser. Mais en prenant en compte l'intérêt public et non pas seulement celui des "ayant droits" comme on le fait actuellement.

    "Gérer sa propriété intellectuelle" en utilisant le brevet ou le droit d'auteur pour une société c'est bien joli, mais cela ne règle en rien le problème des brevets détenus par "les autres". Si une société choisit de se protéger par le droit d'auteur (par exemple pour des raisons de coûts), rien ne va empêcher le concurrent de breveter les méthodes utilisée... et de l'attaquer en justice. Avec le système des brevets, il devient concrètement impossible de gérer "sa" propriété intellectuelle. Les garanties offertes par le droit d'auteur deviennent quasi nulles.

  • krissg
    krissg     

    Un informaticien ne devrait pas avoir besoin de connaitre tout le fonctionnement du droit pour exercer son métier. Qu'il connaisse quelques règles juridiques s'appliquant spécifiquement à sa profession semble naturel... mais encore faut-il qu'elles soient applicables. Le gros problème du brevet sur les logiciels informatiques c'est qu'il met en place une règle juridique inapplicable pour les informaticiens. Il n'est pas possible lors de l'écriture d'un programme de s'assurer d'être totalement "non-inventif" pour être certain de ne violer aucun brevet déposé par pierre ou paul (être non inventif va même radicalement à l'opposé de l'activité de programmation).

    Par contre les juristes "spécilisés en propriété intelectuelle" devraient essayer d'avoir un minimum de moralité et de ne pas interpréter abusivement les textes (en particulier celui de la convention de Munich sur les brevets de 1972)... dans le sens de leur profit personnel immédiat.

    Ecrire la loi est la tâche du législateur et les hommes politiques sont assez intelligent pour comprendre les enjeux quand on leur explique clairement. Le rapport Rocard sur les brevets de la Comission CULT du parlement Européen est d'ailleurs un modèle de compréhension des problèmes et de lucidité.

    Bizzaremment ceux qui défendent les brevets logiciel au parlement Européen se posent en pécialiste car ils sont députés et... juristes en brevets. Peut-être devraient ils essayer d'être impartials et non "juge et partie".

  • krissg
    krissg     

    Super IE ! Il implémente en effet très bien javascript inventé par Netscape. A une époque il était même mieux que les concurrents. Mias plus maintenant. Contrairement à Mozilla il ne permet pas de désactiver les fenêtres pop-up, il ne permet pas de zoomer la taille de la police, il ne gère pas les onglets, il n'a pas de barres de raccourci, il ne fonctionne pas sur Unix, il est truffé de trous de sécurité, il plante souvent (plus que les béta versions de Firebird) et il n'est même pas conforme aux recommandations du W3C... faux aimer.

    Ceux qui ne savent pas qu'autre chose existe et peut se télécharger gratuitement en cinq minutes (en français) depuis http://frenchmozilla.sourceforge.net sont pardonnés.

  • krissg
    krissg     

    Le plus grave danger du brevet c'est qu'il permet de poursuivre en justice un programmeur pour un programme écrit sans s'inspirer de quoi que ce soit d'existant. On peut violer un brevet en programmant dans son coin... aux Etats-Unis on le fait même plusieurs centaines de fois par programme (même si seules les cibles "juteuses" finissent en procès).

    Autrement dit, la légalisation des brevets logiciels implique qu'après l'écriture de *tout* programme il faudrait le faire contrôler par un juriste/ingénieur spécialisé. Lorsqu'on sait que les bureaux des brevets eux-mêmes ne parviennent pas à vérifier l'antériorité des dépots, mais se contentent d'attendre les procès, faudra-t'il faire la même chose pour tout nouveau logiciel: écire son programme, le publier, puis attendre les procès ?

    Côté déposeur du brevet, il faut aussi être conscient que rien n'oblige à réaliser "l'invention" décrite. Beaucoup de brevets logiciels sont rédigés dans le style "toute méthode permettant de résoudre tel problème"... ce qui revient à breveter le problème sans même en proposer une solution

  • krissg
    krissg     

    Un "traitement des données plus rapide" peut se faire uniquement de deux manières : en réécrivant mieux un programme utilisant un principe connu (et c'est loin d'être facile), ou en inventant un nouveau procédé... un nouvel algorithme. Et il ne s'agit plus d'informatique mais de mathématiques... ou pire encore : de métaphores comme "l'ascenseur" ou "les boîtes de dialogue à onglet"... qui relèvent quasiment de l'activité litéraire. Breveter ce type "d'inventions" n'est ni plus ni moins choquant que de breveter des figures de style. Cherchez : dans toutes les "idées" mises en oeuvre en informatique il n'existe rien qui ne relève pas soit des mathématiques soit de la métaphore et des analogies avec le monde physique (et souvent les deux).

    D'autre part, attention ! Tu as lu trop rapidement mon message. J'ai écrit que la recherche en informatique a un coût *faible* comme la recherche en math. Le seul investissement c'est le temps passé. En europe, l'investissement de recherche en informatique est négligeable à côté du coût du brevet.

    En informatique, la mise en oeuvre d'un procédé se fait d'une seule manière : en écrivant un programme, ce qui est long et fastidieux. Récrire un code depuis zéro, que ce soit dans un autre langage ou différemment n'est jamais trivial. La plupart des développeurs affirment qu'il est plus facile de récrire un programme depuis zéro que de s'inspirer d'un code existant.

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