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L’opacité faite loi ?

Notre enquête sur la politique de licences des éditeurs (lire p. 8) n’a pas été menée sans mal. À nos questions sur la tarification des logiciels,…

Notre enquête sur la politique de licences des éditeurs (lire p. 8) n’a pas été menée sans mal. À nos questions sur la tarification des logiciels, on a rétorqué chez SAP : “La direction générale ne désire pas communiquer sur les prix.” La pratique n’est ni nouvelle ni exceptionnelle.Chez Siebel, nous avons d’abord eu droit à un laconique : “Ces données ne sont pas disponibles” (sic) ; puis à un étonnant : “Notre modèle d’organisation ne repose pas sur la visibilité des prix” (re-sic). Enfin, après avoir trouvé un intégrateur loquace, l’éditeur a été… plus compréhensif.Mais brisons là avec les aléas de notre métier. Parlons plutôt de celui d’éditeur de logiciels et de la difficulté qu’ils ont d’asseoir un modèle économique pérenne. Aujourd’hui, les entreprises sont globalement équipées, et les leviers de croissance ne passent plus par l’extension de la base installée.Deux solutions : arracher des clients à la concurrence, ce qui n’est pas facile, ou rentabiliser sa clientèle au maximum. Tous rivalisent donc d’imagination pour pressurer l’utilisateur. Reste que les éditeurs justifient le plus souvent le manque d’informations sur leur grille tarifaire par la concurrence qui fait rage sur le marché.Que l’on complique les tarifs pour empêcher les clients de comparer est déjà une chose. Mais pousser le bouchon jusqu’à ne pas communiquer de tarif en est une autre. Vu le montant et le risque pris lors du déploiement d’un PGI ou dun système de GRC, par exemple, les clients sont en droit de réclamer un peu plus de transparence.

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Claude Piriou