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L’horizon commercial du GPRS tarde à s’éclaircir

Après avoir timidement démarré auprès des professionnels, le GPRS doit désormais surmonter de nouveaux obstacles fonctionnels.

A force de prendre son envol, le GPRS parviendra-t-il enfin à décoller ? Dans les starting-blocks depuis près de deux ans, il devait être initialement lancé fin 2000 (SFR se targuant même de disposer à Paris d’un réseau GPRS entièrement opérationnel depuis septembre 2000). Finalement lancé en catimini par Orange et SFR à l’automne 2001, à destination des professionnels, le GPRS n’a toujours pas provoqué l’engouement annoncé. Plusieurs explications à cela : d’abord, des retards dans la livraison des terminaux ; ensuite, une interopérabilité incertaine entre les terminaux et les infrastructures des différents fournisseurs ; et, enfin, des problèmes de signalisation au niveau du protocole PBCCH (Packet broadcast control channel) non encore activé, mais qui ne sont pas sans inquiéter les opérateurs. Bref, la route est loin d’être dégagée. Certes, Orange vient de lancer son offre grand public, et SFR s’apprête à faire de même, mais les délais n’ont pas été tenus (Bouygues Telecom parle aujourd’hui d’un lancement commercial grand public au dernier trimestre 2002).

Quel avenir commercial ?

Autant de retards qui commencent à sérieusement agacer. Témoin cet opérateur de tout premier plan, qui confie sous couvert de l’anonymat : “Faut-il constituer une “sainte alliance” afin de ne plus être pieds et poings liés face aux spécifications des différents constructeurs, notamment Nokia, dont la position dominante dans les terminaux fait de plus en plus penser à celle de Microsoft dans l’informatique ?”. Ce débat, pour l’instant feutré et qui ne se limite pas au GPRS, risque fort d’alimenter la chronique dans les mois qui viennent.Restent les perspectives commerciales du GPRS, de plus en plus difficiles à cerner. Une récente étude du GartnerGroup prévoit que le GPRS sera “une énorme déception technologique “, avec des recettes vraisemblablement inférieures de 50 % aux prévisions. À telle enseigne que, selon le cabinet Analysys, moins du tiers des possesseurs d’un terminal GPRS utilisent effectivement les fonctionnalités offertes par ce protocole.

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Henri Bessières