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Les vidéoprojecteurs ultraportables

Les plus légers pèsent moins de 1,5 kilo pour des prix démarrant aux alentours de 30000 francs. De quoi satisfaire les utilisateurs nomades.

Adieu les Barco, ces grosses valises et leurs faisceaux rouge, vert et bleu accrochées au plafond des salles de conférences ! Pour projeter des images sur un mur ou sur un grand écran, il existe aujourd’hui des appareils beaucoup plus compacts, dont la technologie découle directement de l’univers micro-informatique. Baptisés LCD Projectors, ils sortent des usines des fabricants les plus prestigieux, Kodak, Epson, Sony, Hitachi ou Toshiba.Les vidéoprojecteurs fonctionnent avec des écrans à cristaux liquides (LCD) miniatures dont l’image est agrandie et projetée grâce à un jeu de lentilles. A noter au passage que, en dépit de technologies légèrement différentes ?” matrice active, polysilicium, DLP (Digital Light Processing) ?”, les LCD embarqués dans ces périphériques d’affichage sont à peu de choses près les mêmes d’un modèle à l’autre. De fait, si les vidéoprojecteurs se font de plus en plus légers avec des design plus ou moins heureux et soignés, tous se ressemblent étrangement d’un point de vue fonctionnel.Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que les constructeurs mettent en avant le poids de leurs appareils, qu’ils n’hésitent pas à qualifier d'” ultraportables “. Parmi les plus légers, citons le NEC MultiSync LT 150 (28 000 francs) avec ses 1,5 kilo et l’ Ugo S-Lite, de Philips, (environ 41 000 francs) à 1,3 kilo sur la balance !

Une dizaine de modèles de moins de 3 kilos.

Le poids maximal des ” ultraportables ” varie encore sensiblement d’une marque à l’autre. Généralement, l’ultraportable pèse moins de 3 kilos. Mais certains constructeurs aimeraient faire entrer dans cette catégorie des modèles un peu plus lourds, parfois jusqu’à 5 kilos ! Cela dit, il existe une dizaine de modèles de moins de 3 kilos.D’un point de vue technique, les appareils se distinguent par leur puissance lumineuse, calculée en lumens Ansi (American National Standards Institute). Les modèles les moins onéreux se contentent de 600 lumens ?” à l’instar du Sony VPL-CS1 (environ 20 000 francs) ?”, les plus chers en affichent 800 ou 1000. Qu’est-ce que ça change ? Avec 600 lumens, le vidéoprojecteur réclame une pièce obscure pour que les images soient visibles, tandis qu’avec 1000 lumens, la projection est à peine altérée par la lumière ambiante.Les constructeurs qui commercialisent des gammes complètes de vidéoprojecteurs proposent souvent deux puissances pour un même modèle. Epson décline ainsi l’EMP, qui pèse 2,6 kilos, en versions 700 et 710. Kodak propose, à 2,2 kilos, un DP 2000 et un DP 2900 avec, au choix, 800 ou 1000 lumens et une différence de prix de plus de 10 000 francs.La puissance lumineuse standard est aujourd’hui de 800 lumens Ansi.Pour ce qui est de la résolution, les vidéoprojecteurs ultraportables affichent à peu près tous en XGA (1024 x 768 points), parfois grâce à un procédé d’interpolation. C’est le cas par exemple du Sony VPL-CS1, l’un des moins chers actuellement (environ 20 000 francs), mais aussi l’un des plus lourds (2,9 kilos). Les rares modèles qui échappent à la règle (tel l’ Ugo S-Lite, de Philips, qui n’affiche qu’en SVGA, autrement dit en 800 x 600 points) sont généralement secondés par un modèle plus performant (l’ Ugo X-Lite qui affiche lui en 1024 x 768 points, pour environ 65 000 francs).Tous les modèles bénéficient en revanche d’une connectique multiple, qui leur permet de recevoir à peu près n’importe quel signal vidéo. A côté de la traditionnelle connexion RGB qui permet de connecter la sortie vidéo d’un PC, et souvent aussi d’un Macintosh, on trouve par exemple sur l’Hitachi CPS 220W ou le Toshiba TLP-B2, des entrées vidéo composite ou S-vidéo afin de relier un caméscope, un magnétoscope ou un lecteur de DVD-vidéo.

Des concurrents aux grands écrans plats de télé ?

Autre originalité, le connecteur DVI intégré au LP335 d’InFocus (2,2 kilos, 53 700 francs) permettant de recevoir des signaux numériques et analogiques. Les modèles les plus performants reconnaissent, en outre, toutes les normes de diffusion internationales (PAL, Secam et NTSC) et s’adaptent aux deux formats télé, 4:3 et 16:9.Sur les modèles haut de gamme, on trouve quelques fonctions dévolues à la télécommande, telles que le zoom, le PIP (l’incrustation en vignette d’une source vidéo sur une autre), ou le keystone, qui permet de modifier la géométrie de l’image affichée.La cible de tous ces systèmes de projection légers ? D’abord les cadres itinérants férus de conférences et de présentations. Encore peu présents dans les rayons hi-fi des grandes surfaces, ils sont plus souvent distribués par quelques spécialistes, tels qu’ Arthésis, près de Lyon.Une question se pose tout de même. Pourquoi les fabricants ne se risquent-ils pas sur le marché de masse ? Certes, ils doivent amortir leurs coûts de R&D. Mais ces vidéoprojecteurs peu encombrants et de plus en plus silencieux concurrencent sérieusement les grands écrans plats de télé au prix prohibitif (entre 50 000 francs et plus de 100 000 francs).

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Roland Casuel