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” Les progiciels sur mesure font des ravages ! “

Depuis plusieurs années, un nouveau virus, le PSM, de la famille des termites, a commencé à ronger les fondations des systèmes d’information de nombreuses entreprises -…

Depuis plusieurs années, un nouveau virus, le PSM, de la famille des termites, a commencé à ronger les fondations des systèmes d’information de nombreuses entreprises – avec une prédilection particulière pour les très grandes. Le danger est d’autant plus redoutable que le PSM s’est construit une image de qualité, qui masque ses terribles méfaits.Il est urgent de lancer un cri d’alarme pour que les entreprises atteintes de ce mal prennent conscience des risques et qu’elles commencent à traiter leur système d’information – traitement qui, hélas, devra durer de nombreuses années !Qui se cache derrière ces initiales PSM ? Il s’agit des progiciels sur mesure. La géniale idée de grands cabinets de consultants, associés aux SSII et à quelques éditeurs de logiciels, a été de vendre aux dirigeants d’entreprise des PGI (ou ERP) généralistes, supposés répondre à tous leurs besoins. Le même scénario diabolique s’est répété des centaines de fois : une société de services, après une préétude facturée x millions de francs, recommande un PGI, dont les licences logicielles coûtent trois fois x millions de francs. L’éditeur renvoie l’ascenseur, et la société de services facture quinze fois x millions de francs la mise en ?”uvre et la magique ” paramétrisation ” de ce PGI !Faire croire que l’on installe un ” progiciel ” quand le projet mobilise pendant trois ans ou plus des dizaines d’informaticiens internes et de SSII relève soit de l’inconscience des innocents, soit de la mauvaise foi la plus totale des acteurs externes de cette supercherie, dont le principal résultat est de faire passer des millions d’euros de la poche de l’entreprise cliente à celle de ses fournisseurs.La démarche PSM cumule les inconvénients du progiciel et ceux du développement sur mesure, sans aucun des avantages de ces deux approches. Utilisant des outils et langages de développement archaïques (comme Obop !), les ” informaticiens paramétreurs ” vont tenter d’adapter un modèle applicatif universel ; à long terme, le résultat le plus dangereux de cette démarche est la rigidification des structures et des procédures de l’entreprise dans un contexte économique et concurrentiel qui demande, au contraire, de plus en plus de souplesse et de réactivité.La lutte contre l’épidémie PSM a fait naître un nouveau marché aux Etats-Unis. Marché qui devrait exploser en Europe (zone d’origine de l’un des virus PSM les plus offensifs) à travers les SSII spécialisées dans l'” ERP. out “.La reconstruction d’un système d’information moderne, léger et flexible, architecturé autour des trois ou quatre processus métier fondamentaux de l’entreprise est la seule approche gagnante à moyen terme. La démarche ” ERP. out ” s’appuie sur la reconstruction – à côté de l’ancien – d’un nouveau système d’information orienté processus front office. Cela en assurant, pendant une période transitoire, les liens indispensables avec les PGI back office, dont les héritages sont maintenus a minima. Espérons seulement que les sociétés qui ont gagné des millions en promouvant le mouvement ” ERP. in ” auront la pudeur de ne pas se reconvertir en ” ERP. out ” pour gagner dans les deux sens !(*) [email protected]

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