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Les méthodes, un enrichissement du travail ?

Avec l’arrivée des modèles imposés dans les directions informatiques, développeurs et chefs de projet risquent d’être dépossédés de leur autonomie. Pour autant, en allant au bout de l’exercice, ils retrouvent leur
créativité.

Peu à peu, les entreprises ?” et pas des moindres ?” entrent dans des processus de développement encadrés par des méthodes. Bien connues du monde de la qualité, celles-ci pénètrent de plus en plus dans les services
informatiques. A la clef, productivité et service client irréprochable.Il est intéressant de noter que plusieurs entreprises ont décidé d’adopter ces modèles à la suite de séminaires de réflexion ou de cohésion d’équipes. Mais, dans ces conditions, qu’en est-il de l’autonomie et
de l’inventivité des développeurs ou des chefs de projet ?En entrant dans des modèles du type Itil (Information technology infrastructure library) ou CMM, (Capability maturity model), ne risquent-ils pas de perdre l’un des aspects plutôt
plaisants de leur métier.Les contraintes et les procédures imposées par ces modèles risquent de les transformer rapidement en OS du logiciel. Et de connaître ainsi ce que d’aucuns ont qualifié de ‘ spleen du chef de
projet ‘.
A moins d’avoir le courage de pousser l’expérience jusqu’au bout.C’est ainsi que la direction informatique d’un établissement bancaire, d’étape en étape, a atteint le niveau 4 ?” sur 5 ?” du modèle CMMI (Capability maturity model
integration).
Les contraintes imposées par la démarche sont réelles. Elles obligent à adopter des méthodes de travail où tout est planifié à l’avance et documenté à la phrase près.Les concepteurs et les développeurs ne peuvent éviter de se référer à une compilation d’informations décrivant les processus, étapes et procédures propres à l’entreprise. En revanche, d’après la direction
informatique de ce service, quand on est arrivé à ce niveau de maturité, les demandes d’amélioration proviennent désormais des développeurs.Et c’est l’équipe elle-même qui travaille sur l’amélioration des processus. Et réalise sur chaque projet un bilan. Cela évite de réinventer la roue chaque fois, de capitaliser les bonnes pratiques, et de faire jouer
sa créativité.N’est-ce pas aussi pour une DSI un moyen de s’afficher comme un centre de services et d’avancer des résultats, preuves à l’appui ? Finalement pour le plus grand bénéfice de toutes les équipes.* Rédactrice en chef adjointe de 01 InformtaqueProchaine chronique lundi 13février

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Anne-Françoise Marès*