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Les Français pourront s’adresser directement à la police des polices sur le Net

Une plate-forme propose aux internautes de signaler à la police des polices un geste déplacé ou une attitude abusive de policiers. Gendarmes et policiers municipaux ne sont, eux, pas concernés.

L’un des objectif majeur de la réforme de la police des polices est de rapprocher les policiers de la population expliquait le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, au lancement du processus. L’ouverture ce 2 septembre 2013 d’une plate-forme Web permettant de signaler des comportements de policiers indélicats fait partie de cet effort de rapprochement.

En fait, il s’agit d’une page sur le site du ministère de l’Intérieur sur laquelle l’usager devra s’identifier, afin d’éviter au maximum les déclarations farfelues. Il précisera ensuite le lieu et la date de la rencontre avec les policiers ainsi que les faits (refus de prendre une plainte, contrôle musclé, paroles déplacées…). Il pourra également ajouter des photos et vidéos. Ce dispositif ne concerne que la Police nationale.

« Il ne s’agit pas de stigmatiser les policiers, indique Marie-France Monéger, patronne de l’Inspection générale de la police nationale, dans Le Parisien en réponse à certaines critiques de leurs syndicats. Cette plate-forme Internet n’aura pas vocation à recueillir les faits les plus graves mais à mieux organiser les signalements. » Pour Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat de police Synergie-Officiers, interrogé ce lundi matin sur RMC, le risque est que cet outil devienne « un véritable défouloir » et qu’il encourage l’action de sites tels que Copwatch.

Quelque 2 300 signalements arrivent chaque année auprès des différents services, mais jusqu’ici seule l’Inspection générale des services, compétente uniquement à Paris et dans sa proche banlieue, pouvait être saisie directement par des particuliers.

A lire aussi :
La justice ordonne le blocage de Copwatch, pas celui des sites miroirs, paru le 13/2/2013

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Cécile Bolesse