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Le Second Life de Google ferme ses portes

Le moteur de recherche mettra fin à Lively, son monde virtuel, à la fin de l’année. Il n’aura vécu que cinq mois.

Première publication le 9 juillet 2008

Lively, un Second Life à la sauce Google

Le moteur de recherche lance son propre monde virtuel en 3D. Univers personnels et avatars peuvent être exportés dans les pages Web des internautes.Le numéro un des moteurs de recherche vient se frotter à Linden Lab, l’éditeur de Second Life. Google vient de lancer
Lively, un monde en 3D où les internautes créent leurs avatars et leurs univers virtuels. Lively se veut non pas un logiciel complet à télécharger, comme Second Life, mais une
extension des navigateurs Internet Explorer et Firefox. Pour l’heure, la version en bêta-test ne s’adresse qu’aux possesseurs de PC tournant avec Windows Vista et XP.Les adeptes de Second Life ne trouveront guère d’intérêt à Lively, qui n’apporte rien de très nouveau en termes de fonctions. Mis à part le fait que les utilisateurs ont la possibilité d’exporter les univers virtuels dans leurs propres
pages Web, histoire d’inviter leurs visiteurs à discuter et à chatter de façon originale… Pour les internautes novices en informatique ou en création d’avatar, Lively est beaucoup plus simple que son concurrent. A condition toutefois de
disposer de solides bases d’anglais, l’application n’étant pas traduite.

Il est extrêmement facile de créer un avatar personnalisé au travers d’une bibliothèque de caractéristiques physiques (cheveux, texture, couleur, regard, etc.) et de vêtements. En cliquant sur ‘ Shop for
more ‘,
(‘ acheter pour plus ‘), l’internaute accède à une galerie supplémentaire de robes, de pantalons, de chaussures… pour l’instant gratuite.

Une fois vêtu, il ne reste plus qu’à explorer les univers virtuels. Parmi les plus courus : Goog, la girl’s room, High Dive ou Tree Top… Malheureusement, il est parfois impossible de s’y télécharger, le
nombre maximal d’avatars ayant été atteints. Ne reste plus qu’à patienter ou à créer son propre univers.Il suffit pour cela de choisir un décor et de décider des droits d’accès. Le créateur de cet univers est-il le seul à pouvoir le modifier ? Donne-t-il la permission aux visiteurs de bouger des objets ? D’intervenir sur cet
espace ? Afin de recevoir des visiteurs, il ne reste plus qu’à indexer cet endroit dans l’annuaire ‘ Room list ‘.

De la même manière que pour les vêtements il est possible d’accéder à une bibliothèque supplémentaire d’objets en cliquant sur ‘ Shop For Room Shells ‘. Pour l’instant, seule l’équipe de
développeurs de Google peut créer de nouveaux articles, mais cette possibilité devrait bientôt être ouverte à tous.En attendant l’utilisateur peut tout de même insérer quelques éléments personnels comme de la musique, à condition que le fichier n’excède pas 512 Ko. Ou encore des photographies stockées dans l’album en ligne de Google, Picasa.A peine créés, des avatars se connectent à ce nouvel univers. L’activité principale de tous ces personnages virtuels est le chat. L’intérêt des dialogues dépend donc des interlocuteurs. Parfois, on s’ennuie ferme. A d’autres moments, on
est agréablement surpris. A tel point que l’on décide d’entrer son interlocuteur dans sa liste de contacts pour reprendre ultérieurement la discussion.

Les avatars disposent d’attitudes préconçues : ils applaudissent, dansent et se disent bonjour. Et pire que dans la vie réelle, ils peuvent être importunés par des inconnus qui se jettent à leur cou ou les embrassent… Ne
reste plus qu’à les repousser d’une bonne prise de kickboxing !

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Hélène Puel