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Le rectorat de Lille filtre le contenu internet de ses classes

Un dispositif déjà en place sur Lille s’étend maintenant à l’ensemble des 3 930 écoles, collèges et lycées de l’académie.

Depuis la mi-janvier, le rectorat de Lille peut filtrer les sites internet consultés dans 3 930 écoles et 530 collèges, lycées et lycées professionnels de l’académie, auxquels il faut ajouter les accès du personnel administratif. Une tâche jugée nécessaire à mesure que les élèves se familiarisaient avec internet. De leur côté, “des chefs d’établissements contactaient le rectorat pour savoir si tel ou tel site était consultable par les élèves ou pas”, ajoute Mohammed Bennani, responsable sécurité réseaux et systèmes au rectorat.Le projet a pu se concrétiser grâce à la centralisation, l’an dernier, de l’accès internet. “Nous avons internet depuis trois ans et demi, mais l’académie était découpée en quatre zones, avec quatre connexions différentes. On ne pouvait pas imaginer un système de filtrage avec quatre dispositifs. C’était trop lourd à gérer. Puis on a pu obtenir ce point d’accès unique, grâce à des conditions tarifaires intéressantes.”

Un système qui repose sur une base de données d’URL classées

Le dispositif choisi est un produit de filtrage Websense interfacé à la solution de cache de la société Cacheflow. Il était déjà utilisé, mais uniquement sur la zone de Lille, qui rassemble la moitié des connexions. Ce déploiement partiel a ainsi pu servir de test. C’est en septembre dernier que le système a commencé à être généralisé. Il s’appuie sur une base de données d’URL classées par catégories prédéfinies. Chacune peut faire l’objet d’un filtrage défini par l’utilisateur.L’académie a ainsi décidé de bloquer l’accès à tout ce qui relève de la pornographie, du piratage, du détournement de sites professionnels. “Il s’agit d’un filtrage à grosses mailles, précise Mohammed Bennani. Ensuite, les établissements peuvent procéder à un autre plus fin s’ils le veulent “. La base de données est mise à jour automatiquement. Chaque URL non répertoriée est envoyée et analysée au site central de Websense, aux Etats-Unis.

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Arnaud Devillard