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Le recrutement en ligne contraint de faire un tri sélectif des offres et des CV

Passant du quantitatif au qualificatif, les sites d’emploi de deuxième génération se proposent de gérer l’ensemble du processus de recrutement.

Que Monster rachète Jobline, et c’est tout le recrutement en ligne qui explose. Décidément, il y a trop de sites, et les concentrations sont devenues inévitables. A lui seul, le marché français en dénombre plus de trois cents, et un quart des grandes entreprises diffusent leurs offres depuis leur rubrique ressources humaines.Cela représente plusieurs centaines de milliers de CV en ligne – la plupart du temps, redondants d’un site à l’autre. Et si la quantité est au rendez-vous, c’est le plus souvent au détriment de la qualité.Lancés dans une course aux CV, les ” jobs boards ” ont oublié, au passage, quelques règles élémentaires, telles que la réactualisation des offres ou la sélection des candidatures.De leur côté, les candidats ont très largement arrosé les sites spécialisés. C’est le fameux ” syndrome du clic “, que stigmatise Colette Lucas, PDG d’Asymptotes Conseil : “Les candidats ne lisent plus le corps de l’annonce et envoient des CV très éloignés des critères initiaux. Plus fastidieuse et coûteuse, la candidature courrier réclame aussi davantage de vigilance.”

Comment traiter le flux croissant des candidatures ?

Conscients de cette dérive, les sites d’emploi de deuxième génération s’efforcent d’instaurer différents outils de ciblage. “La qualité d’un site n’est pas de multiplier les offres, mais, au contraire, de les réduire “, résume Patrick Petersen, DG de Jobpilot. fr.Ce portail utilise des automates pour faire la chasse aux adresses e-mails erronées. Et il interroge, par alerte e-mail, les internautes toutes les douze semaines, afin de s’assurer qu’ils sont toujours en recherche active.Spécialisé dans l’emploi high tech, ITProselection préfère faire appel à des consultants pour valider les candidatures. “65 % de profils inscrits sont de niveau bac + 5, et issus des grandes écoles d’ingénieurs ou de commerce.” Avec son “filtre CV”, Gérard Rellier, son PDG, se fixe un objectif de 80 %.Afin de mieux rapprocher l’offre de la demande, le site a, par ailleurs, envoyé un questionnaire à quinze mille contacts qualifiés. Connaissant les souhaits d’évolution ou de rémunération par métier, les entreprises comme les candidats pourront mieux se positionner sur le marché.Au-delà du tri des candidatures, des sites d’emploi se proposent d’en assurer la gestion globale. C’est le cas de Jobpilot, qui lance deux outils novateurs. Son automate de synchronisation s’adresse aux entreprises clientes qui disposent de leur propre site de ressources humaines. L’automate aspire de nuit les offres et les compare aux sites référencés chez le job board, afin de les réactualiser.Allant plus loin dans cette logique, Jobpilot propose, en mode hébergé, une application assurant la classification, le filtre et la génération automatique de réponses.Cette solution permet l’archivage dans une CVthèque commune des CV issus non seulement de Jobpilot, mais aussi de CadresOnline, de Monster, ou du site entreprise. But : réduire les tâches administratives liées à la gestion des candidatures pour se concentrer sur le recrutement proprement dit.

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Xavier Biseul