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Le nouveau réseau public bientôt en France ?

Trois à quatre appels d’offres ont déjà été lancés en France pour des plates-formes d’évolution vers le réseau public de nouvelle génération. Ils portent chacun sur plusieurs dizaines de millions de francs et Sonus Networks s’est mis sur les rangs.

La nécessité de faire évoluer les réseaux de télécommunications ouverts au public existants en technologie TDM (commutation de circuits) vers les technologies paquets commence donc à s’imposer en France même. Il y a un an, France Télécom, Cegetel et Télécom Développement avaient déjà révélé qu’ils testaient les solutions de transition proposées par Alcatel et Nortel Networks. Mais tout porte à croire que cette migration doit être conduite sur une base beaucoup plus large, bien au-delà du cercle des fournisseurs traditionnels. Les équipementiers de nouvelle génération, exclusivement spécialisés dans cette évolution, doivent pouvoir faire valoir, eux aussi, leurs solutions. Avec son architecture OSA (Open Services Architecture) et sa suite logicielle de téléphonie par paquets plusieurs fois primée, Sonus Networks est de ceux-là. Il estime avoir de bonnes raisons de penser qu’il est très bien placé dans cette nouvelle compétition.“Notre seule raison d’exister, souligne Thierry Guenoun, directeur Europe du Sud, est de permettre l’évolution des réseaux voix/données existants vers un réseau de convergence souvent appelé le nouveau réseau public, le” nextgen public network “. Nous n’avons pas de chiffre d’affaires à préserver dans les réseaux TDM existants. Nous ne survivrons qu’en apportant, en termes de souplesse, des performances très supérieures aux systèmes TDM classiques ou aux solutions mixant le TDM et les paquets.”La plate-forme de commutation logicielle Softswitch de Sonus Networks est donc effectivement de classe opérateur. Elle satisfait toutes les exigences de robustesse, d’évolutivité et de fiabilité des nouveaux entrants comme des opérateurs historiques. Elle se double d’une passerelle vers les réseaux TDM, capable de traiter tous les protocoles d’interopérabilité.

Le modèle de la jeune pousse à succès

“Nos solutions de migration, poursuit Thierry Guenoun, permettront de fournir progressivement des applications beaucoup plus rapidement aux utilisateurs finaux. Les premières réalisations apparaîtront en France dès le courant de l’année prochaine et les déploiements se poursuivront au moins jusqu’en 2004. Je pense que les premières applications de voix sur IP qui vont être proposées en accès seront l’Internet Call Waiting (la signalisation d’appel entrant en cours de session Internet), la messagerie unifiée fixe/mobile, la portabilité des numéros, les cartes prépayées…”A ce jour, Sonus Networks n’emploie à La Défense que trois personnes. Mais, dès avant le milieu de l’année prochaine, ses effectifs pourraient être de dix à vingt personnes.“Nous mettrons en place une équipe de consultants et de support pour accompagner les projets des opérateurs et leur déploiement”, indique le directeur de la filiale française. La filiale britannique, elle, est déjà forte de trente-cinq personnes, qui se consacrent aux ventes, au conseil, ainsi qu’au développement de variantes ISUP européennes. Aux Etats-Unis, Sonus Networks est devenu le fournisseur attitré de Global Crossing, Time Warner, Xo Communications et de plusieurs autres.Fondé en 1997 à Westford (Mass.), Sonus Networks est le modèle de la jeune pousse à succès. Au 3e trimestre 2000, il a réalisé, avec 400 personnes, un chiffre d’affaires de 15,6 millions de dollars, en progression de 139 % par rapport au second trimestre 2000. Ses pertes nettes n’ont été que de 5,4 millions de dollars, contre 9 millions au trimestre précédent (www.sonusnet.com) (www.xo.com) (www.globalcrossing.com).

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La rédaction