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Le contrôle parental obligatoire et gratuit sur Internet

Le ministre délégué à la Famille, Philippe Bas, a annoncé la conclusion d’un accord obligeant les FAI à proposer automatiquement des logiciels de contrôle parental gratuits. Mais les discussions avec les éditeurs de logiciels ne sont
pas bouclées.

Le contrôle parental sur Internet
chiffonne depuis un moment les pouvoirs publics. La nouvelle d’un accord avec les FAI sur le sujet, la
semaine dernière, se confirme aujourd’hui officiellement. Le ministre délégué à la Famille, Philippe Bas, a présenté ce mercredi 16 novembre un accord obligeant les membres de
l’Association française des FAI à proposer à leurs abonnés un logiciel de contrôle parental, automatique et surtout, principale inconnue jusque-là, gratuit.Sur le principe, les choses sont assez simples. Dans le cas des nouveaux abonnés à un FAI, le logiciel est inclus dans le kit de connexion et une fenêtre consacrée au logiciel s’ouvre automatiquement. ‘ Ce n’est
plus aux parents d’aller chercher le filtrage ‘,
se félicite le ministre délégué. L’un des reproches fait jusque-là aux FAI était en effet le manque d’accès simple, dans les méandres de leurs portails Internet, aux outils de
contrôle. Là, les internautes auront un accès immédiat à l’installation et au paramétrage du logiciel.Pour les anciens abonnés, les FAI sont censés mettre en ?”uvre une campagne d’information, par le biais de messages électroniques, d’informations dans leurs newsletters ou sur les pages d’accueil de leurs portails. Les internautes
concernés pourront se procurer le logiciel de contrôle parental sur le site de leur fournisseur d’accès. Tout cela doit entrer en vigueur fin mars 2006. Le ministre compte mettre en place un comité de suivi, qu’il présidera, pour juger du
respect de ces engagements.

Les mobiles soumis au contrôle parental ?

En attendant, il faut trouver les logiciels qui satisferont au cahier des charges du ministère. Et pour l’heure, les choses en sont encore aux discussions. ‘ Les éditeurs doivent encore faire des propositions aux
FAI,
explique Marie-Christine Levet, présidente de l’AFA et de Club-Internet, notamment dans l’établissement de listes noires et de listes blanches [de sites, NDLR]. On incite fortement les pouvoirs publics
à mettre la même pression sur les éditeurs qu’ils en ont mis sur les FAI. ‘
La question financière, notamment, reste à éclaircir. Les logiciels devant être proposés sans surcoût de l’abonnement à Internet, ‘ les coûts seront assumés par les professionnels ‘, a
affirmé le ministre. Reste à savoir qui. Les éditeurs, les FAI, les deux ? Et à quelle hauteur ?Parallèlement à ces travaux, ‘ le même type de démarche est engagée par les opérateurs mobiles ‘ a rappelé Philippe Bas.
L’Association française des opérateurs mobiles a demandé récemment la création d’un groupe de travail au Forum des droits sur l’Internet pour plancher sur le sujet. Mais ces bonnes
intentions ne font pas tout, comme le ministre a tenu à le préciser par une métaphore routière : ‘ La clef de la réussite, c’est la responsabilité des parents. Nous fournissons la ceinture de sécurité, mais c’est à eux de
l’attacher. ‘

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Arnaud Devillard