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Le commerce équitable gagne les services informatiques

Recrutement non faussé, ' juste rémunération '... Les société de services informatiques (SSII) qui adhèrent à la charte d'Excilys s'engagent auprès de leurs clients comme de leurs salariés.

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2 opinions
  • FireSledge
    FireSledge     

    Si l'on a à juste titre dénoncé les SSII comme étant des marchands de viande, ou pratiquant de manière structurelle le délit de marchandage ou le prêt de main d'oeuvre, on a plus rarement réfléchi à la finalité sociale de leurs actions.

    Avec les SSII, les informaticiens ne sont plus les personnes « du métier », ce qui fait qu'ils ne perçoivent pas les changements des conditions de travail que les systèmes qu'ils développent imposent aux travailleurs concernés. Par exemple (selon un témoignage que j'ai pu recueillir), on peut très bien réaliser un système informatique gérant une gare de triage sans jamais y avoir mis les pieds, y compris à un niveau supérieur de la hiérarchie. La finalité, en terme de changement de conditions de travail, est rarement perçue par les informaticiens. Ces changements se révèlent souvent dramatiques pour les personnes concernées, comme le montrent les nombreuses études de la sociologie du travail sur le sujet ; études dont le monde du travail peine à se faire l'écho.

    La décision d'externaliser l'informatique (apparition des SSII) aboutit à l'accroissement du pouvoir du management, et non un gain d'efficacité comme on pourrait le penser de prime abord. En effet les décisions concernant l'informatisation d'une activité sont prises sur la base d'un rapport de management (client) à management (SSII) et non de management à salariés.

    Paradoxalement, la situation actuelle de l'informaticien salarié est la pire possible. Le taux de syndicalisation des informaticiens est l'un des plus bas de toutes les catégories professionnelles. La convention collective Syntec est celle qui protège le moins les travailleurs. Un régime où tous les informaticiens seraient régis par un simple contrat commercial (statut de travailleur indépendant) serait beaucoup plus à leur avantage car des structures de défense (corporations, syndicats, etc.) émergeraient naturellement et permettrait probablement de réorienter les objectifs de l'entreprise et la finalité des travaux effectués (comme c'était le but de la CFDT des années 70).

    Cette charte d'éthique pour SSII me paraît donc être de la poudre aux yeux. Non-pas parce qu'elle voudrait garantir une rémunération élevée (et d'ailleurs, par rapport à quoi ? 40K-EUR, c'est déjà deux SMIC et demi) aux informaticiens, mais parce qu'elle contribue à les enfermer dans leur rôle de virtuose technique soumis à l'évaluation individuelle du travail, pratiquant le culte de la performance et l'esprit de compétition (ces valeurs trouvent cependant leur source à l'école). Elle continue ainsi à faire perdre de vue aux informaticiens les conséquences et la finalité de leur travail. En ce sens, la SSII est peut-être non-éthique par nature.

  • Zone Caraîbes
    Zone Caraîbes     

    Enfin une utilisation de l'humain intelligente. :youpi:
    J'ai voulu faire cela dans 3 grands SSSI dont les siéges sont en france, et dans les divisions dont j'avais la responsabilité commerciale. Je me suis fait jeté :pleure: car je mettais en place les prémices à une révolution culturelle et un anti jeu de la concurrence interne !!
    Bravo donc et suis preneur de l'idée pour lancer cela dans les caraîbes. :super:

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