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La réponse de Canon au D300, de Nikon : le 50D

Capteur 50% plus gros que le 40D, nouveau processeur Digic IV et mode 12800 ISO… la riposte de Canon est féroce.

La guerre fait rage entre Canon et Nikon, et c’est le consommateur qui
va être content. Le géant Canon avait quelques mesures d’avance sur
son confrère nippon voici quelques années –premier reflex grand public
avec le Canon 300D, sur-représentation dans le photojournalisme, etc. Un état
de fait que Nikon s’était mis en tête de modifier… avec succès. Car
avec son processeur Expeed, un D3 de grande qualité qui génère des
fichiers en 6400 ISO au grain extrêmement contrôlé, un D300 qui domine
le 40D dans de nombreux tests, des compacts au bruit très bien géré et,
surtout, le passage (en France) de Nikon devant Canon sur le marché
des reflex, Nikon est en très grande forme.

Outré et blessé dans son amour propre, Canon se la joue Oncle Sam
en Irak et sort l’artillerie lourde : avant d’hypothétiques 5D Mark
II voire un 3D pour la Fotokina de fin septembre, le constructeur
japonais officialisait aujourd’hui son 50D, nouveau reflex expert à
capteur APS-C qui tape fort. Ne serait-ce, dans un premier temps, qu’en
terme de résolution, passant des très honnêtes 10 mégapixels du 40D à
15,1 Mpix. Plus 50%! A titre de comparaison, les 300D,
350D, 400D et 450D progressaient par paliers de 2 Mpix à chaque
fois, +33% au mieux, +20% dans le dernier cas. Les recadrages n’en
seront que moins destructeurs.

Tout cela est bien beau mais ne servira à rien sans un bon
processeur d’image : adios Digic III, Guten Tag Digic IV. Si l’on ne peut
prédire de la qualité de traitement avant d’avoir eu la bête en main,
on sait au moins qu’il continue à traiter l’image en 14 bits et offre
une plus grande plage de sensibilité au 50D : de 3200 ISO maxi. pour le
petit frère 40D, on passe à 12800 ISO en mode haute sensibilité.
Quatre fois mieux, de quoi voir venir. Si dans la guerre des chiffres,
Nikon reste devant avec 25600 ISO sur ses D3, Canon revient clairement
dans la course face au D300, le boîtier rival de ce 50D. Continuant la
série «plus fort, plus mieux», la cadence de «shoot» de l’EOS 50D est de
6,3 images par seconde sur une rafale de 90 images en Jpeg.

Quoique classé boîtier expert, le 50D embarque le LiveView, pour une
visée depuis l’écran. Soyons clair : à nos yeux, il s’agit d’un gadget
d’appel pour rassurer d’éventuels acheteurs trop novices pour cet
appareil. Si, avec un écran orientable (comme sur l’Olympus E3), la
visée par l’écran permet des prises de vue dans des positions
exotiques, l’inclure dans un boîtier à écran fixe n’apporte pas
grand-chose au photographe averti. Ne pas l’inclure ne se comprendrait
pas forcément, au regard de sa généralisation dans les appareils bas de
gamme, mais son implémentation n’apportera rien d’autre que vérifier
l’adage «qui peut le plus, peut le moins».

Le 50D embarque un nouveau
mode de prise de vue, un genre de mode P pour novice, où les
modifications de réglages se font de façon graphique sur le bel écran
de 7,6 cm de diagonale. Cela pourrait être utilisé pour une approche en
douceur des options –profondeur de champ, exposition, etc.– avant le
plongeon dans les coups de molette à gauche et à droite.

Si Canon prétend élargir sa gamme, c’est-à-dire que le 50D viendrait
en complément et non en remplacement du 40D, le premier est 100%
compatible avec les accessoires de son aïeul, grip et batteries
compris. Ajoutons que le 50D n’arrive pas seul mais accompagné d’une
nouvelle optique qui l’accompagne dans un des kits: une nouvelle EF-S
18-200 mm IS f=3,5/5,6, zoom trans-standard pour capteurs APS-C.

Quant à la facture, elle ira de 1499 euros pour le boîtier nu, 1799
euros s’il est servi avec un EF-S 17-85 IS USM, à 2099 euros avec le
nouveau EF-S 18-200 IS.

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Adrian BRANCO