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La fusion de deux dotcoms

Degriftour se heurte aux limites d’un secteur pas encore rompu aux échanges XML.

Quatre mois après le rachat de Degriftour.com par Lastminute.com, leurs sites Web sont devenus interdépendants.
“C’est dans l’automatisation du back-office que résident les gains de productivité”, analyse Emmanuel Hector, directeur de l’organisation des systèmes informatiques. Un automate collecte les voyages ” soldés ” des voyagistes, toutes les dix minutes. Des transmissions XML ont été envisagées, sans suite, et remplacées par un protocole spécifique.“Le tourisme doit améliorer ses processus d’interconnexion”, suggère Emmanuel Hector. L’informatique des tours-opérateurs est centralisée sur des mainframes aux fichiers particuliers. “Il est parfois difficile d’isoler ne serait-ce que la destination dans le cas de billets d’avion”, explique Emmanuel Hector. Et d’ajouter : “Traiter une réservation prend à peine plus de dix minutes. Seules deux opérations manuelles subsistent.” Transmise au système de comptabilité, fourni par Sage, la commande est aiguillée vers une plate-forme CRM, bâtie sur le logiciel Epiphany, pour Lastminute. Elle segmente les clients en catégories afin de leur proposer des services complémentaires selon l’historique de leurs achats.

Exit NT, bienvenue à Linux

Degriftour exploite l’outil de Business Objects pour des statistiques détaillées, dont certaines seront mises à la disposition des tours-opérateurs, dans le cadre d’un Extranet. Enfin, Linux a succédé à NT, qu’il s’agisse des serveurs d’applications ou de la base de voyages Oracle 8i (sur un octoprocesseur !). “Les tests de performances se sont révélés supérieurs à ceux d’une configuration NT. Le rapport qualité-prix est sensiblement meilleur par rapport à d’autres solutions”, conclut Emmanuel Hector.

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Frédéric Bergé