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L’opérateur virtuel Lycamobile se lance en France

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L’opérateur virtuel Lycamobile se lance en France
 
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Présent dans dix pays, Lycamobile débarque tout juste en France. Au catalogue, pas d'abonnements, juste des formules prépayées.

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23 opinions
  • trouble-fête
    trouble-fête     

    Par Laurent Burlet | Rue89Lyon | 18 mars 2012 21:53 | Comments (10)
    Lycamobile : la galère des vendeurs de la « téléphonie ethnique »
    Lycamobile versus Lebara. Ces deux entreprises britanniques de téléphonie mobile se livrent une guerre, magasin par magasin, pour capter les étrangers intéressés par des appels « low cost » vers leur pays. Mais les employés lyonnais de Lycamobile ont décidé de protester contre des conditions de travail de « galériens ». Ce lundi, ils sont de nouveau en grève.
    Dans le jargon, on appelle cela du « marketing ethnique » appliqué à la téléphonie mobile. Depuis un an, à Lyon, leurs publicités ont fleuri dans les quartiers populaires, sur les vitrines de kebabs, taxiphones (autrement appelés call box) et autres boutiques de produits exotiques. Après Lebara (en 2010), Lycatel s'est implanté à Lyon et commercialise sous la marque Lycamobile des cartes SIM prépayées.
    Comme Lebara, cette société britannique a été créée par des Sri Lankais. Elle compte environ 4 000 salariés dans le monde dont 400 en France et 22 à Lyon. Elle mène une politique commerciale agressive pour chasser son principal concurrent, Lebara.
    Stands de rue et guerre des affiches
    A l'été 2011, Lycamobile débarque à la Guillotière, Place du Pont (Lyon 7e), où se concentre la majorité des boutiques à destination d'un public immigré. Pour supplanter Lebara, la vingtaine de commerciaux a donné des dizaines de carte SIM à chaque call box. Un buraliste du quartier témoigne :
    « C'était de la folie. Les petits stands devant les boutiques ont fleuri pour vendre directement dans la rue. Au lieu de les vendre à 9,90 euros (pour un crédit de 7,50 euros), ils ont cassé les prix en les vendant 4 ou 5 euros. Les gens ont naturellement préféré Lycamobile à Lebara ».
    Dans un même temps, une équipe « posters » a été créée. Elle compte aujourd'hui 7 salariés. Leur mission : recouvrir d'affiches promotionnelles les quartiers où se concentrent les populations étrangères. Lebara procède de la même manière. C'est la surenchère.
    Michel (tous les prénoms ont été changés), un des membres de cette équipe, explique le principe :
    « On donne des cadeaux de merde aux commerçants, des casquettes, des stylos ou des calepins. On leur donne également des cartes SIM à zéro euro. Si Lebara en donne 20, on en donne 25. L'idée est de lui faire enlever l'affiche Lebara et de mettre la nôtre. On prend une photo avant et une photo après pour prouver à nos chefs qu'on a fait le travail ».
    Et quand les Lycamobile croisent les Lebara, ça chauffe. Michel évoque une de ses rencontres :
    « Ils voulaient me casser la gueule parce que j'avais arraché une de leurs affiches. Je leur ai dit que c'était ridicule de se battre alors que c'est les patrons qui en profitent. Ils se sont calmés ».

    Des impayés et des sèche-cheveux
    Les embrouilles sont également monnaie courante avec les commerçants, à qui on propose, contre rémunération, de décorer leur devanture aux couleurs de la marque. Ce qu'on appelle le « branding ». En fonction de la taille de la pub, le commerçant gagne plus ou moins d'argent. Tout se négocie.
    En moyenne, les commerçants peuvent espérer toucher entre 50 et 100 euros pour un bandeau sur une vitrine. En argent ou en cartes SIM prépayées.
    Problème, Lycamobile aurait une fâcheuse tendance à oublier de payer ces commerçants.
    Un épicier de la rue de Marseille (7e arrondissement) devait toucher 50 euros par mois. Il n'a perçu qu'un versement et, ensuite, plus rien. Vu la somme modique, il a préférer laisser courir et n'a pas pris le temps de décoller, au sèche-cheveu, la pub collée sur vitrine.
    Le tenancier d'une boutique de téléphonie du 3e arrondissement, n'a gardé pas la pub.
    « Je me suis installé l'été dernier. Leur branding tombait bien. Ils devaient me faire mes enseignes et me verser 300 euros par mois. Ils ont collé leur pub sur la vitrine et m'ont donné une vingtaine de cartes SIM en guise d'acompte ».
    Lycamobile ne lui a jamais réalisé son enseigne promise. Au bout de deux mois, il a enlevé la pub de sa vitrine. Et quand une équipe de « posters » est venu chez lui pour le démarcher à nouveau, il a vu rouge :
    « J'ai pris l'appareil photo d'un des gars et je lui ai demandé d'appeler son responsable. Je leur ai dit que je ne rendrais l'appareil que s'ils venaient me faire mon enseigne et me donner l'argent promis. Il m'a menacé d'aller au commissariat. Et quand je lui ai parlé de contrat non respecté, il a fait celui qui ne comprenait pas ».
    Finalement, le commerçant énervé a rendu l'appareil photo. « ça m'a coûté l'achat d'un sèche-cheveux », préfère-t-il plaisanter aujourd'hui. D'autres sont moins conciliants. A Grenoble, quartier Saint-Bruno, nous disent les salariés de Lycatel Lyon, ils seraient même « interdits de séjour », suite à ne nom

  • trouble-fête
    trouble-fête     

    Par Laurent Burlet | Rue89Lyon | 18 mars 2012 21:53 | Comments (10)
    Lycamobile : la galère des vendeurs de la « téléphonie ethnique »
    Lycamobile versus Lebara. Ces deux entreprises britanniques de téléphonie mobile se livrent une guerre, magasin par magasin, pour capter les étrangers intéressés par des appels « low cost » vers leur pays. Mais les employés lyonnais de Lycamobile ont décidé de protester contre des conditions de travail de « galériens ». Ce lundi, ils sont de nouveau en grève.
    Dans le jargon, on appelle cela du « marketing ethnique » appliqué à la téléphonie mobile. Depuis un an, à Lyon, leurs publicités ont fleuri dans les quartiers populaires, sur les vitrines de kebabs, taxiphones (autrement appelés call box) et autres boutiques de produits exotiques. Après Lebara (en 2010), Lycatel s'est implanté à Lyon et commercialise sous la marque Lycamobile des cartes SIM prépayées.
    Comme Lebara, cette société britannique a été créée par des Sri Lankais. Elle compte environ 4 000 salariés dans le monde dont 400 en France et 22 à Lyon. Elle mène une politique commerciale agressive pour chasser son principal concurrent, Lebara.
    Stands de rue et guerre des affiches
    A l'été 2011, Lycamobile débarque à la Guillotière, Place du Pont (Lyon 7e), où se concentre la majorité des boutiques à destination d'un public immigré. Pour supplanter Lebara, la vingtaine de commerciaux a donné des dizaines de carte SIM à chaque call box. Un buraliste du quartier témoigne :
    « C'était de la folie. Les petits stands devant les boutiques ont fleuri pour vendre directement dans la rue. Au lieu de les vendre à 9,90 euros (pour un crédit de 7,50 euros), ils ont cassé les prix en les vendant 4 ou 5 euros. Les gens ont naturellement préféré Lycamobile à Lebara ».
    Dans un même temps, une équipe « posters » a été créée. Elle compte aujourd'hui 7 salariés. Leur mission : recouvrir d'affiches promotionnelles les quartiers où se concentrent les populations étrangères. Lebara procède de la même manière. C'est la surenchère.
    Michel (tous les prénoms ont été changés), un des membres de cette équipe, explique le principe :
    « On donne des cadeaux de merde aux commerçants, des casquettes, des stylos ou des calepins. On leur donne également des cartes SIM à zéro euro. Si Lebara en donne 20, on en donne 25. L'idée est de lui faire enlever l'affiche Lebara et de mettre la nôtre. On prend une photo avant et une photo après pour prouver à nos chefs qu'on a fait le travail ».
    Et quand les Lycamobile croisent les Lebara, ça chauffe. Michel évoque une de ses rencontres :
    « Ils voulaient me casser la gueule parce que j'avais arraché une de leurs affiches. Je leur ai dit que c'était ridicule de se battre alors que c'est les patrons qui en profitent. Ils se sont calmés ».

    Des impayés et des sèche-cheveux
    Les embrouilles sont également monnaie courante avec les commerçants, à qui on propose, contre rémunération, de décorer leur devanture aux couleurs de la marque. Ce qu'on appelle le « branding ». En fonction de la taille de la pub, le commerçant gagne plus ou moins d'argent. Tout se négocie.
    En moyenne, les commerçants peuvent espérer toucher entre 50 et 100 euros pour un bandeau sur une vitrine. En argent ou en cartes SIM prépayées.
    Problème, Lycamobile aurait une fâcheuse tendance à oublier de payer ces commerçants.
    Un épicier de la rue de Marseille (7e arrondissement) devait toucher 50 euros par mois. Il n'a perçu qu'un versement et, ensuite, plus rien. Vu la somme modique, il a préférer laisser courir et n'a pas pris le temps de décoller, au sèche-cheveu, la pub collée sur vitrine.
    Le tenancier d'une boutique de téléphonie du 3e arrondissement, n'a gardé pas la pub.
    « Je me suis installé l'été dernier. Leur branding tombait bien. Ils devaient me faire mes enseignes et me verser 300 euros par mois. Ils ont collé leur pub sur la vitrine et m'ont donné une vingtaine de cartes SIM en guise d'acompte ».
    Lycamobile ne lui a jamais réalisé son enseigne promise. Au bout de deux mois, il a enlevé la pub de sa vitrine. Et quand une équipe de « posters » est venu chez lui pour le démarcher à nouveau, il a vu rouge :
    « J'ai pris l'appareil photo d'un des gars et je lui ai demandé d'appeler son responsable. Je leur ai dit que je ne rendrais l'appareil que s'ils venaient me faire mon enseigne et me donner l'argent promis. Il m'a menacé d'aller au commissariat. Et quand je lui ai parlé de contrat non respecté, il a fait celui qui ne comprenait pas ».
    Finalement, le commerçant énervé a rendu l'appareil photo. « ça m'a coûté l'achat d'un sèche-cheveux », préfère-t-il plaisanter aujourd'hui. D'autres sont moins conciliants. A Grenoble, quartier Saint-Bruno, nous disent les salariés de Lycatel Lyon, ils seraient même « interdits de séjour », suite à ne nom

  • sub13
    sub13     

    rebonjour

    oui sub13 c'est moi je viens de réessayer aujourd'hui vers sfr les sms n'arrivent pas (mais sont facturés)!

    pas de réponse du sce client magré 2 mails !

    Comment savoir si ça vient de lycamobile ou de l'opérateur du destinataire

    à suivre

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