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JavaOne : Sun ouvre Java à l’open source

Sun veut assurer un large succès à sa plate-forme en ouvrant la Java Community Process à l’open source.

La question de l’open source a dominé le deuxième jour de JavaOne. En commençant par le discours de Scott McNealy, le PDG de Sun. Ce dernier a promis un assouplissement des règles de la Java Community Process (JCP), qui contrôle le développement de Java et de ses extensions.” Sans ces changements importants, qui rendent légaux le développement de versions open source des spécifications Java (J2ME, J2EE, JSP, etc…), on aurait été obligé de quitter le JCP “, déclare Jason Hunt, vice-président de l’Apache Foundation, qui a négocié avec Sun les termes des modifications. Voici en résumé les principaux changements apportés au JCP ;

  • Jusqu’à présent, le responsable d’un goupe de travail (Java Specification Request) ?” qui est aussi un des membres du JCP (Sun, BEA, IBM…) ?” contrôlait totalement les termes de la licence des spécifications qu’il publiait. Sun a décidé d’autoriser des versions open source. Et les autres éditeurs devraient rapidement suivre ;
  • La version exécutable du kit de test de compatibilité (TCK), qui peut coûter plus de 100 000 dollars, sera fournie gratuitement aux organismes à but non lucratif (open source, éducation…). Le passage de ce test est important, puisqu’il permet d’utiliser l’appellation ” compatible Java “. Le code source pour le TCK et l’implémentation de référence (RI) seront eux aussi open source ;
  • Sun donnera trente bourses par an, afin d’aider ces organismes à but non lucratif à passer les tests, mais uniquement pour les Java Specification Request (JSR) commandés par le fabricant. “Certains TCK sont difficiles à passer et nécessitent un support technique important. Nous leur fournirons gratuitement grâce à ces bourses”, explique Robert Gingell, vice-président au sein de Sun et responsable du JCP. Un groupe d’experts, composé de trois membres (Sun, Apache et un universitaire), décidera de l’obtention de ces bourses.

Certains éditeurs sont d’ores et déjà satisfaits de ces avancées, tandis que d’autres veulent aller encore plus loin. “En autorisant le mouvement open source à participer au JCP, on réduit nos coûts, puisqu’une partie des développements, à la fois du TCK et du RI, pourront être faits par la communauté open source. Auparavant, cette tâche revenait au responsable du JSR”, souligne Dan Fishman, vice-président, chargé de la recherche au sein de BEA.De son côté, Nokia serait même prêt à voir Sun perdre le contrôle de Java. “Au début, c’était important de contrôler le standard, pour ne pas créer des versions incompatibles. Mais avec la maturation du marché autour de Java, c’est dans l’intérêt de chacun des participants de s’assurer que le standard évolue dans la bonne direction. Il n’est donc pas inimaginable de penser à une forme de JCP sans cahier des charges coercitif, par exemple, et où les décisions se prendraient de manière consensuelle”, explique Pentti Savolainen de Nokia Mobile Phones. Un pas que Sun n’est pour linstant pas prêt à franchir.

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Jean-Baptiste Su, correspondant à San Jose