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INTRANET D’ENTREPRISE : Java rivalise toujours avec des produits propriétaires

La réalisation des intranets d’entreprise, à l’inverse des sites de commerce électronique, reste fondée sur des développements spécifiques. Si la tendance est aux environnements et aux serveurs d’applications Java, nombre d’intranets restent conçus avec des technologies propriétaires.

Contrairement aux sites de commerce électronique, les intranets d’entreprise conservent un schéma classique de développement, explique Christophe Bonnet, directeur du pôle conseil en systèmes d’information chez Fi System. Le coût reste un critère important, tandis que le délai, lui, n’est pas un facteur critique.” Autrement dit, les entreprises optent encore pour un développement spécifique. Toutefois, la complexité des applications et le nombre d’utilisateurs tendent à bannir les technologies les plus simples – pages HTML statiques directement diffusées par un serveur Web, par exemple.
Et le développement d’un intranet applicatif passe donc désormais par une panoplie d’outils. Les uns – FrontPage de Microsoft et Dreamweaver de Macromedia – ciblent la création du contenu et de l’interface graphique. Les autres servent à l’écriture de la logique applicative. Parmi ces derniers, figurent tout d’abord les nombreux environnements de développement Java. Ils sont notamment employés pour des applications contenant des requêtes vers des sources de données variées. Et les pages résultant de ces requêtes sont générées dynamiquement en phase de production. Pour cette raison, le développement est indissociable du déploiement. Le choix de Java mènera ainsi généralement à l’adoption d’un serveur d’applications du même monde, qui se justifie d’autant plus souvent que les grands intranets se multiplient.

Une productivité moyenne

Bien sûr, en théorie, l’existence de standards comme les servlets, les JSP (Java Server Pages) ou les EJB (Enterprise Javabeans) disjoint le choix de l’environnement de développement de celui du serveur d’applications. Leur intégration – au sein d’une offre unique ou de celles de deux éditeurs qui s’associent – facilite la mise au point et le déploiement des applications. Il reste que, en attendant la banalisation de composants réutilisables et d’outils de développement à base de règles, la productivité du développement en Java reste moyenne.
C’est pourquoi, si l’approche Java représente une tendance lourde, nombre d’intranets sont encore réalisés avec des produits propriétaires, comme ColdFusion, d’Allaire, ou les ASP de Microsoft, dont les fonctions de déploiement peuvent être considérées comme des serveurs d’applications minimaux, essentiellement ouverts sur les SGBD. La simplicité des langages, mais aussi une forte intégration entre développement et déploiement améliorent alors la productivité. En contrepartie, on s’expose à des limitations, tant en termes d’ouverture et de disponibilité que de support de fortes charges.
L’aspect applicatif, dont on vient de détailler les méthodes de développement les plus traditionnelles, est certes souvent prépondérant. Mais un intranet comporte aussi d’autres dimensions – coopérative ou documentaire, notamment -, que l’on aura intérêt à traiter avec des outils dédiés, comme Domino, de Lotus, ou Basis Plus, d’Open Text.

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Thierry Lévy-Abégnoli