Passer au contenu

Indice boursier des valeurs technologiques, médias et télécoms

Psychose et statistiquesAlors que l’indice Dow Jones est revenu quatre ans en arrière et que la chute du Nasdaq, le marché américain des valeurs technologiques, peut…

Psychose et statistiques

Alors que l’indice Dow Jones est revenu quatre ans en arrière et que la chute du Nasdaq, le marché américain des valeurs technologiques, peut être assimilée au krach boursier de 1929, les différentes statistiques venues d’outre-Atlantique sèment le trouble. La contraction de l’indice ISM, qui reflète le moral des directeurs d’achats des entreprises, fait planer le risque d’un début de récession. Les investisseurs, qui attendaient un maintien au dessus de la barre symbolique des 50 points, ont dû se contenter de 49,5 points au mois de septembre, contre 54,9 en août. Quant aux dépenses de construction, elles sont en retrait de 0,4 % au mois d’août. Soit le niveau le plus bas depuis six ans.

Panique

L’ensemble des agences web, dont Fi System, Valtech et Net2S figurent parmi les fortes baisses hebdomadaires. Ce dernier compartiment fait apparemment l’objet d’une véritable panique baissière, qui emporte aussi les grandes sociétés de services informatiques. L’e-courtage sauve les meubles, soutenu par des rumeurs de concentration. Fimatex aurait ainsi pour visée d’échanger ses activités de courtage en Allemagne contre la filiale de DAB Selftrade, selon La Tribune. Tiscali fait parler de lui en signant un partenariat commercial avec la société propriétaire du système d’échange de fichiers en réseau Kazaa.

Touchés

C’est l’heure de la dernière chance pour Picogiga (semi-conducteurs). Le titre coté au Nouveau Marché est suspendu dans l’attente d’une augmentation de capital. Après avoir enregistré une perte nette de 6 millions d’euros au premier semestre contre 3,4 millions d’euros il y a un an, le marché reste sceptique : une injection de 5,5 milliards suffira-t-elle à rétablir une trésorerie dégradée ? L’ensemble du secteur des semi-conducteurs est touché. Ainsi, l’Américain ASML (équipementier de l’industrie des semi-conducteurs) vient d’indiquer que la reprise ne se ferait pas avant le troisième trimestre 2003.

Dégraissage

En faillite virtuelle depuis la rupture avec France Telecom ?” son actionnaire à hauteur de 28 % ?” et donc le renoncement à la licence UMTS (internet mobile haut débit), l’opérateur téléphonique allemand Mobilcom a annoncé la suppression de 1 850 postes sur 4 200. Le groupe, qui se recentre sur la revente des services mobiles pour le compte des opérateurs, entend renouer avec les bénéfices au premier semestre 2003. De son côté, l’opérateur britannique Colt Telecom vient d’annoncer la suppression de 800 emplois afin de réduire ses coûts de 42 millions d’euros et de les porter à 60 millions d’euros.

Punition

Résistant depuis quelques semaines, le secteur des valeurs médias est aujourd’hui puni, au fur et à mesure que les investisseurs se convainquent que le temps de la reprise économique n’est pas encore venu. M6, Publicis et Havas, NRJ, chutent lourdement. Vivendi Universal replonge, tirée vers le bas par des inquiétudes sur la vente sa filiale Telepiù pour 1 milliard d’euros au groupe News Corp de Rupert Murdoch. Seules quelques valeurs défensives restent dans le vert, dont Carrère et Cyberpress. Après sa descente aux enfers, Infogrames a entamé un rebond, dont on ne sait encore s’il sera technique ou durable.

“On air”

C’est une exception dans le domaine des médias : les recettes publicitaires de NRJ Group, leader de la radio en Europe (NRJ, Nostalgie, Chérie FM, Rire et Chansons), seront en hausse d’environ 10 % pour l’exercice 2002. Cela devrait se traduire par une hausse de 10 % du résultat d’exploitation et une marge opérationnelle de 34,7 %. Afin de parfaire la couverture de son réseau européen, NRJ souhaite procéder à des acquisitions au Royaume-Uni.

🔴 Pour ne manquer aucune actualité de 01net, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.


La rédaction