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GrosBill veut se faire un nom en Bourse

Deuxième site de vente d’équipements informatiques et numériques en France, Grosbill.com souhaite être coté avant fin 2005. Avec de nouveaux capitaux, la société espère augmenter sa notoriété auprès du grand public.

LDLC, Rueducommerce, et autres Cdiscount n’ont qu’à bien se tenir. Après six ans de croissance sur ses seuls fonds propres, GrosBill.com compte maintenant faire appel à l’épargne publique pour soutenir sa
croissance. L’entreprise, qui a pignon sur Web mais aussi sur rue avec deux magasins à Paris, a déposé la semaine dernière un dossier d’entrée en Bourse auprès de l’Autorité des marchés financiers.Si tout se passe bien, le vendeur de produits informatiques sera coté d’ici à la fin 2005 sur Alternext, une nouvelle place, plus encadrée que le marché libre et devant ouvrir cet été. L’entreprise n’a pas encore
déterminé la part du capital proposée aux investisseurs. À ce jour, les 600 000 euros de la société anonyme sont détenus à parité par les cinq cofondateurs, dont quatre sont toujours salariés de l’entreprise.

Des capitaux investis dans la com’

Ses 150 salariés, son chiffre d’affaires en hausse de 50 % établi à 60 millions d’euros en 2004 et ses plus de 500 000 comptes clients ne suffisent plus à GrosBill, qui a décidé de passer à la
vitesse supérieure. ‘ Notre clientèle est surtout composée de connaisseurs en informatique. Nous voulons l’étendre au grand public et pour cela, il nous faut renforcer notre référencement sur le Web, mais aussi en passer par
des campagnes de publicité audiovisuelle. Nos seuls fonds propres ne suffisaient donc plus ‘,
explique Dominique Wroblewski, directeur général de GrosBill.Rentable depuis ses débuts et ayant réinvesti ses bénéfices, l’entreprise a toujours résisté aux sirènes du capital-risque. L’apport escompté de capitaux boursiers servirait également à financer l’ouverture
l’an prochain d’un autre magasin, dans un lieu qui reste à déterminer. La création de sites GrosBill pour la Belgique et la Suisse francophones est aussi à l’ordre du jour courant 2005.L’alliance du clic et du béton, chère à la Net économie, semble bien fonctionner pour l’entreprise, qui estime que 98 % de ses ventes sont générées suite à un passage par son site Web. Les magasins parisiens servent à
rassurer les clients encore réticents au commerce électronique et à servir plus rapidement les acheteurs souhaitant s’affranchir des livraisons par transporteurs ?” UPS et Collissimo en l’occurrence.GrosBill affirme avoir déjà réalisé l’essentiel de ses investissements les plus lourds, avec un nouvel entrepôt de 9 000 mètres carrés implanté à Thiais, près de l’aéroport d’Orly, capable de faire face au
triple de la demande actuelle. Et un système de gestion intégrée qui lui permet de traiter 90 % des commandes reçues en moins de douze heures avec un stock en ligne supérieur à 10 000 produits.Même élargi à un public de néophytes, GrosBill n’en restera pas moins une marque spécialisée dans les produits numériques qui gravitent autour du PC. La diversification a ses limites, d’autant que 80 % des ventes
concernent encore le pôle matériels informatiques, avec un panier moyen d’environ 200 euros d’achat par client.

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Laurent Campagnolle