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EasyRecovery récupère les données en cas de crash de disque

Malgré une interface des plus sobres, l’utilitaire d’Ontrack fait preuve d’une grande efficacité. Il laisse le disque intact, ce qui permet d’essayer d’autres paramètres de récupération.

Rares sont les utilisateurs qui n’ont jamais perdu de données sur leur disque dur, voire l’intégralité de celui-ci. EasyRecovery (ex-Tiramisu) a pour ambition de limiter la casse en cas de crash. Nous l’avons testé sur un Pentium II 450 avec 128 Mo de RAM. Le logiciel d’Ontrack se compose de six modules répartis sur deux disquettes amorçables (avec un noyau DOS Caldera) et ne nécessite aucune installation préalable. Chaque module est dédié à un type de formatage (FAT 16, FAT 32, NTFS…) ou à un média spécifique (Zip, Jaz, Worm). L’ergonomie a été entièrement subordonnée à l’efficacité.
L’interface, d’une rare sobriété, a le mérite de ne pas égarer l’utilisateur par des considérations techniques inutiles. Mieux vaut toutefois savoir ce que l’on fait. Après avoir lancé le module voulu, il suffit de choisir le disque à traiter. En fonction des informations encore accessibles, EasyRecovery propose une liste de partitions. Plusieurs indications aident à faire le choix : taux de probabilité d’une bonne récupération, taille, conformité de la FAT avec les données, etc.

Une récupération non destructive

L’application tente alors de reconstituer virtuellement le volume traité. EasyRecovery n’écrit pas sur le disque défectueux. Cela permet de tenter plusieurs approches différentes dans les cas difficiles, sans risquer de compromettre l’intégrité du disque ou ce qu’il en reste. Il faut cependant disposer d’un second disque en parallèle pour stocker les informations récupérées. Autre inconvénient, EasyRecovery ne peut opérer sur des unités de type Raid. Enfin, le traitement peut être extrèmement lent, surtout si le système de partition est complexe (NTFS, par exemple), ou si le disque a une grande capacité. Mais le jeu en vaut la chandelle, car le résultat est spectaculaire. Ainsi, nous avons pu réaccéder aux données d’un disque qui était resté totalement hermétique à tous les utilitaires de cette catégorie. L’action d’EasyRecovery ne s’arrête pas là, puisqu’il peut aussi annuler le résultat d’un repartitionnement suivi d’une réinstallation du système d’exploitation. Bien entendu, il n’y a pas de miracle à attendre si les données ont été physiquement écrasées.

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NICOLAS MOISSET