Passer au contenu

e-gouvernement : un projet comme un autre

La France a Issy-les-Moulineaux (53 000 habitants) et son maire branché, André Santini, qui accueillera en avril le troisième Forum mondial de la démocratie électronique. Les…

La France a Issy-les-Moulineaux (53 000 habitants) et son maire branché, André Santini, qui accueillera en avril le troisième Forum mondial de la démocratie électronique. Les Etats-Unis, eux, ont l’Etat du Michigan (10 millions d’habitants) et son e-government, dont tout le monde vante le succès. L’Etat en question a, en effet, créé en mai 2000 un département e-Michigan, chargé de développer un maximum de services électroniques pour le citoyen. Un plan à l’américaine : objectifs, ressources, délais… Tout y est défini. Et un projet plus que réaliste : “Dès le départ, nous voulions deux choses, dit le gouverneur John Engler : donner à nos citoyens le meilleur accès à nos services et en retirer un bénéfice économique réel pour notre Etat.” Développement des compétences des personnels locaux, focus détaillé sur les besoins des ” clients “, mesures des performances des applications réalisées : un vocabulaire habituel dans le business, mais assez rare en France dans l’Administration. Résultat pour le Michigan : un développement économique recentré sur les technologies de l’information, des conseillers régionaux branchés sur un intranet accessible même de leur domicile, une satisfaction quasi unanime des citoyens, et l’engouement des jeunes.L’administration électronique ?” un thème évoqué ici et là au cours de la campagne présidentielle française ?” est en fort développement dans nombre de pays. Dans une étude mondiale réalisée en 2001(*), Taïwan arrive ainsi en tête des pays offrant des services publics électroniques, devant l’Allemagne et l’Australie. La France n’est classée qu’en quinzième position, à égalité avec la Jamaïque et légèrement devant le Liechtenstein…C’est l’avantage des études comparatives : elles permettent de relativiser le discours de nos politiques. Et, surtout, de mesurer le fossé culturel, toutes tendances politiques confondues, qui sépare nos élus locaux et nationaux de ceux d’autres pays.(*) Global e-Government Survey, World Markets Research Center ; 2001.

🔴 Pour ne manquer aucune actualité de 01net, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.


Luc Fayard