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Dix cadres photo numériques de 10 pouces à partir de 110 euros

Voici une sélection de cadres, dont la définition varie entre 800 x 480 et 1 024 x 600 pixels, à moins de 200 euros. Certains peuvent servir de réveil ou de lecteur vidéo.

C’est LE cadeau high-tech de Noël. Les cadres photo numériques plaisent à tout le monde, trouvent leur place facilement sur un bureau, une table ou un mur, et s’adressent au néophyte comme au technophile. L’objet est séduisant, certains modèles ont même une allure très design et des fonctions qui dépassent le simple affichage de photos. Ils peuvent ainsi servir de réveil ou de lecteur vidéo, parfois même faire office de miroir ! Après avoir testé des 7 pouces, et des 7, 8 et 9 pouces lors de nos précédents comparatifs, nous avons choisi de mesurer les performances de modèles un peu plus grands : les 10 pouces.

Une première impression mitigée

Au vu des résultats, les cadres de notre sélection sont plutôt décevants. Si les notes de qualité d’affichage plafonnent à 6,2, c’est, entre autres, parce que le jury n’a pas été emballé, tant par le niveau des couleurs que par la finesse de l’image. Les favoris du jury sont le QPDPF102 de QPS et le Polaroid XSU-01050B. Le Polaroid offre un bon rendu des détails. Il faut dire que sa définition est de 1 024 x 600 pixels.

Le QPS séduit, lui, par ses qualités colorimétriques. Et pourtant, ils sont respectivement classés sixième et huitième, parce que l’œil humain s’accommode parfois de défauts que seules les mesures scientifiques révèlent, et que l’ergonomie et les caractéristiques entrent aussi en jeu.

Côté contraste, le Philips et le Telefunken s’en sortent avec les honneurs. Mais le gros défaut de la plupart de ces cadres est l’angle de vue. La meilleure note n’atteint que 5,3, obtenue par le modèle de Samsung. Mais souvent, si l’on ne se place pas pile en face du cadre, on ne voit pas grand-chose. Le Cosk’in cumule ainsi les handicaps.

Non seulement son angle de vision mesuré atteint à peine 29 degrés horizontalement et 28 degrés verticalement, mais en plus, à cause de son design, qui le transforme en miroir lorsqu’il est éteint (l’effet est esthétiquement très réussi), quand on l’allume et qu’il y a une forte luminosité, l’effet miroir ne disparaît pas, et l’image est “ polluée ” par beaucoup de reflets.

L’importance de l’équipement

L’affichage ne fait pas tout. La présence et la taille de la mémoire interne, la connectique, la lecture de formats variés entrent aussi en ligne de compte. Le VEA et le Cool Device tirent ainsi leur épingle du jeu, avec 1 Go de mémoire interne pour le VEA et la capacité de lire de très nombreux formats, non seulement photo, mais aussi audio (aux formats MP3 et WMA) et vidéo (Mpeg, DivX, XviD) pour le Cool Device.

Les cadres peuvent en effet faire bien plus qu’afficher des photos. Pourquoi ne pas s’en servir pour regarder des films, par exemple ? Certains sont même équipés de prise casque, pour écouter sans déranger les autres. Là encore, le VEA et le Cool Device se distinguent : ils sont livrés avec un câble audio-vidéo pour les connecter à un téléviseur, par exemple.

Et puis, il y a également les formats de cartes mémoire. Plus un cadre peut en lire, mieux c’est. Le QPDPF102 de QPS ne comporte pas de lecteur de cartes SDHC. Dommage, car avec l’inflation de pixels dans les capteurs de nos appareils photo, ces cartes sont de plus en plus répandues.

Tous les cadres de cette sélection sont munis d’une prise mini-USB avec fonction USB Host. Cela signifie qu’on peut non seulement y connecter un ordinateur, mais aussi un appareil photo ou un support de stockage comme un disque dur externe ou un lecteur de cartes. De quoi pallier le manque de formats acceptés ou le manque, voire l’absence, de mémoire interne. C’est le cas pour le Cosk’in et pour les deux modèles de QPS.

Une ergonomie perfectible

Comme ces cadres sont destinés à un large public, on pourrait imaginer que les fabricants ont pensé aux personnes âgées ou aux technophobes, en simplifiant la navigation dans le menu et l’accès aux différents réglages. Ce n’est pas toujours le cas. Il faut parfois pianoter un moment sur les touches au dos de l’écran ou sur la télécommande, avant de saisir toutes les subtilités de la navigation.

Menus compliqués, touches peu accessibles, lettres qui se chevauchent sur l’écran : l’OSD des cadres embrouille parfois. Le Kodak et le Samsung se distinguent. Avec leur menu tactile à même le bord du cadre, ils sont plus simples à utiliser. Dommage qu’ils ne soient pas livrés avec une télécommande !

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Magali Rangin