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Débuts prometteurs de l’automatisation des forces de vente en mode hébergé

Le déploiement aisé des logiciels d’automatisation des forces de vente en mode hébergé séduit les sociétés pionnières.

En dépit des freins psychologiques – intégrité des données, pérennité du fournisseur, etc. – inhérents à la fourniture d’applications hébergées, les logiciels d’automatisation des forces de vente semblent dévolus à ce type de diffusion. Depuis leur domicile ou sur le terrain, les commerciaux consultent leur messagerie, accèdent à l’historique client ou envoient leurs rapports. Si les sociétés pionnières se ressemblent – PME multisites et multilingues -, les raisons qui les ont conduites à sauter le pas diffèrent.Pour la société Roche Maghreb, les coûts de communication ont eu raison du logiciel client-serveur. “Sa synchronisation avec Exchange dépassait régulièrement une heure de connexion… au tarif voix“, se souvient Ghassen Bouatlaoui, Communication & IT Manager. Entreprise à vocation européenne, Qualiope apprécie, quant à elle, la possibilité d’accéder à l’outil quel que soit le pays traversé. Enfin, la SSII Antipodes s’est penchée sur les solutions hébergées après son intégration au groupe Alpha Technologies. “Nous migrions d’un environnement hétérogène vers une plate-forme 100 % Microsoft, explique Jean-Marc Chappuis, directeur commercial d’Antipodes. Fondu dans Office, ISO se présente comme un simple onglet d’Exchange. ” La facilité d’utilisation est unanimement plébiscitée. “Il est très simple d’ajouter des champs ou des lignes produits, estime Gérard Axiotis, directeur développement Europe de Qualiope. C’est notre assistante de direction qui assure le poste d’administrateur. ” La synchronisation des données avec Outlook et les ordinateurs de poche – Palm, Psion, etc. – est un autre sujet de satisfaction. “Avec une solution hébergée, le terminal n’a plus d’importance “, résume Ghassen Bouatlaoui, qui teste actuellement la synchronisation en mode déconnecté. “Frontsales/PC est un petit exécutable à installer sur le poste qui ” attaque “une base de données locale. Hors ligne, le commercial peut faire du reporting ou changer les coordonnées d’un contact, puis transmettre les données une fois connecté“, poursuit-il. En revanche, l’intégration aux données existantes de l’entreprise est limitée. Seule Roche Maghreb a abordé la question. “Nous rapatrions les tables par liens SQL, mais envisageons d’interfacer nos deux systèmes via XML“, explique son responsable. Les trois sociétés ont également eu à déplorer des lenteurs dans la vitesse d’affichage. “En système délocalisé, il est toujours difficile de diagnostiquer si le problème vient de nous, de l’hébergeur ou du fournisseur d’accès“, estime Jean-Marc Chappuis. En ce qui concerne les problèmes liés à la sécurisation et à la confidentialité, tous les utilisateurs se retranchent derrière les engagements contractuels. Ghassen Bouatlaoui a, quant à lui, mesuré le seuil critique de l’information à diffuser : “Nous ne transmettons que des données basiques, qui en nécessitent d’autres pour un traitement de type décisionnel. Par exemple, du reporting, mais pas des chiffres de vente“, expose-t-il. Réalisme ou fatalisme ?

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Xavier Biseul