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De l’intérêt de parler le langage des PME…

SAP est leader mondial du marché du PGI, poussé au col par un chiffre d’affaires en progression constante. Sous la toise de ses enfants prodigues R/3…

SAP est leader mondial du marché du PGI, poussé au col par un chiffre d’affaires en progression constante. Sous la toise de ses enfants prodigues R/3 et mySAP.com, 10 % de ses clients seraient des PME réalisant un CA inférieur ou égal à 1,4 milliard de francs par an. On a beau être large d’esprit, la coiffe est ici vraiment trop grande. “En 2000, les 40 PME françaises qui ont acquis des solutions SAP réalisent un CA moyen de 350 millions de francs”, rétorque l’éditeur. Alors là, on brûle. Seul souci : une PME ne peut pas réaliser plus de 40 millions d’euros (soit un peu plus de 260 millions de francs) de CA par an, sous peine d’être immédiatement considérée comme un gros poisson par l’Insee et les institutions européennes. Un abus de langage marketing de la part de SAP, donc, qui est loin d’être un cas isolé. Alors que reste-t-il pour apprécier l’offre PME de l’éditeur ? Son catalogue. Cela tombe bien, car SAP place actuellement sous les feux de la rampe son offre mySAP SCM s’appuyant sur le noyau R/3 et vendue “au forfait”. Les PME pourraient donc s’offrir un outil préparamétré de pilotage et de planification de la chaîne logistique, pour un prix invariable ? Pas du tout, car dans le bréviaire SAP un forfait est “un engagement vis-à-vis du client en termes de respect des délais et des coûts de mise en ?”uvre” (sic). Bref, l’éditeur ne réinventerait-il pas tout simplement le concept de devis, voire de facture pro forma ? Pas clair. Finalement, ce qui manque à SAP nest pas tant le savoir-faire technique que le lexique du langage PME. Des entreprises qui aiment les offres lumineuses.

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Francisco Villacampa