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De la gestion automatisée des tâches à la perte d'identité ?

De la gestion automatisée des tâches à la perte d'identité ?
 

Les centres d'appel sont-ils aujourd'hui les laboratoires de la gestion automatisée des tâches ? Et les opérateurs les nouveaux cobayes?

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9 opinions
  • Mike_
    Mike_     

    L'économie devrait être au service de l'homme mais la réalité économique est toute autre.

    Votre quête du vrai vous amène à poser de vrais questions (auxquelles j'adhère et qui me font réfléchir tous les jours) mais elle n'entrent pas à court terme dans l'équation économique.

    Notre économie de marché s'appuie et s'alimente du différentiel de richesse des acteurs économiques qui les amènent à accepter ou non des emplois désagréables.

    L'économie de marché n'a pas à être ou non morale. Elle n'a pas été pensée pour cela. Elle sert juste à mesurer et à répartir la richesse entre les participants au jeu économique.

    Morales ou non, ces règles du jeu sont actuellement acceptées par la majorité des acteurs économiques faute de règles meilleures. Notre société reste malgré tout agitée de doutes sur la moralité de nos choix (le phénomène alter-mondaliste est est la preuve).

    Pour ma part, je ne pratique pas le cynisme, je me borne à analyser un phénomène économique au travers d'un prisme économique. Nos deux propos ne se contredisent pas mais ils envisagent le problème selon deux visions aux hypothèses non conciliables.

  • masterkey_
    masterkey_     

    Je respecte votre point de vue sur le sujet, simplement, j'attire votre attention sur differents points.
    Le fait d'externaliser a un objectif de reductiion des couts et de maximisation des gains
    La machine economique
    Au dela de la competence de ces individus qui n'est pas forcement nulle mais qui effectivement est inexploitable du fait d'un manque d'emplois dans ces regions , je parlerais pour eux d'un besoin de survie ce qui entraine forcement a un moment ou un autre une exploitation de cette misere.
    Le besoin existe, c'est nous qui l'avons crée. et nous voulons en profiter financierement...au depend des autres. là intervient la morale.
    maintenant, posons nous la question? qu'est ce qui est bien et qu'est ce qui ne l'est pas...pour nous.
    Mais, Je suis d'accord avec vous, morale et economie ne feront jamais bon menage. je connais mes limites, quelles sont les votres, et celles des autres?????
    La societe economique actuelle n'en as pas.
    Nous vulgarisons des modeles economiques qui nous conviennent.

  • Stef Brodu
    Stef Brodu     

    On m'a déjà mis devant un dilemne équivalent pour lequel je n'ai toujours pas de réponse: soit un riche occidental gros laid et misogyne qui part en Amérique du Sud ou en Europe de l'est et "achète" sur place une beauté de 18 ans à un réseau de prostitution, pour lequel elle avait déjà commencé à se prostituer, pour survivre, dans des conditions d'exploitation innomables.
    Ce gars là se marie avec elle pour la ramener dans son pays et en faire sa "maîtresse" de maison et son objet sexuel (probablement). Elle a une vie de soumission et de dépendance (financière) que probablement aucune occidentale n'accepterrait. Mais pour elle c'est le paradis comparativement à ce qu'elle aurait vécu en restant dans son pays.
    Que doit-on penser de ce gars-là? Devrait-on interdire cela et laisser la fille se faire exploiter d'une autre façon pour finir droguée au fond d'une ruelle?

    SB.

  • Stef  Brodu
    Stef Brodu     

    Ce métier ressemble fort, effectivement, à la taylorisation de l'êre des TI!
    Je travaille pour une grosse compagnie internationnale (130 000 emloyés) qui produit et utilise ce genre de services. Souvent effectivement dans des régions éloignées où les gens ont peu de possibilité d'emploi et où construire une infrastructure coûte moins cher que dans une grande métropole, ou alors dans des endroits où les salaires défient toute concurrence, et où les gens peuvent être multilingues et très efficaces (Indes, Mexique,...)
    Au sujet de votre conclusion: répondre non est aussi être un exclavagiste... C'est juste qu'on n'a pas les esclaves sous les yeux... ce qui est peut-être pire.
    Mais à mon avis, la "mondialisation" doit passer par là, afin que ces pays en tirent le plus de profits qu'ils peuvent, nous rejoignent puis finissent eux aussi par prendre conscience de l'exploitation qu'ils subissent, et la refusent.
    Une autre solution est d'interdire les compagnies de mettre en place de tels emplois. Mais les rêgles d'échanges économiques mondiaux (surtout "leadés" par les US) et l'histoire de multinationnales déjà à l'oeuvre nous démontrent qu'il y a peu de chances pour que cela aille dans ce sens!
    SB.

  • Mike_
    Mike_     

    D'un point de vue moral, je conçois que certains puissent parler de "neo-esclavagisme" mais, d'un point de vue économique, il s'agit d'un emploi administratif régi par un contrat de travail (avec une période d'essai que le salarié peut mettre à profit pour évaluer l'opportunité de poursuivre ou non dans son choix).

    En restant dans le raisonnement économique, nous avons là un poste qui est difficile mais pas dégradant et qui permet à des salariés faiblement diplomés et/ou inexpérimentés de travailler (ce qui tend à se raréfier dans le secteur tertiaire du fait de l'automatisation des tâches).

    Loin de moi l'idée de profiter par ce discours de la misère et du chomage, mais je pense que, comme d'autres fonctions avant elle, elle est pesée selon des critères de valeur créée et de valeur perçue par le consommateur de ce service.

    Je ne travaille pas dans le secteur des centres d'appels mais je les expérimente, comme beaucoup d'entre nous, dans ma vie de consommateur (ex : service d'assistance technique d'un opérateur ou d'un constructeur). Et souvent je n'en suis pas satisfait du fait du manque de compétence et de formation de l'opérateur.

    Cependant je ne suis pas prêt à payer le juste prix de ce service donc je reste scotché avec un service de qualité médiocre réalisé au plus bas prix et dans des conditions minimalistes.

    Est-ce de l'égoïsme et de l'individualisme (comme vous le mentionnez dans votre post) ? Ou bien s'agit-il tout simplement d'un ajustement classique de l'offre et de la demande avec un prix d'équilibre trop bas pour nos sociétés "avancées" ?

  • masterkey_
    masterkey_     

    la mondialisation comme vous l'appellez au detriment de la socialisation. Offshore est le terme a employer ici le fait est que l'on se retrouve face a des problemes de cout d'exploitation et de rentabilité. le monde rural comme vous l'appellez est-il pret a accepter ce neo esclavagisme? les pays lointains n'ont pas vraiment le choix. le veritable probleme vient de notre egoisme et de notre individualisme, une chose est sure, quand la roue aura fait le grand tour, on repartira, mais les acteurs auront changé de position...

  • Traroth
    Traroth     

    Meme si je ne suis pas entierement d'accord avec ce post, il pose la question du maintien des emplois : on parle de metiers ingrats, mais on ne pose pas la question essentielle : à partir du moment où les entreprises sont pretes à payer des gens pour faire ce travail (ingrat), veut-on maintenir ces emplois en France ou non ? Personnellement, je me garderais bien de repondre : Repondre oui, c'est etre un esclavagiste, repondre non, c'est etre un delocaliseur irresponsable...

  • Mike_
    Mike_     

    Je me fais l'avocat du diable sur ce dossier mais, s'il était possible d'automatiser ce job, cela serait déjà fait !
    C'est vrai que c'est un job inhumain parce que trop formaté et uniquement tourné vers la productivité mais il faut (pour l'instant) quelqu'un pour le faire ... et si personne ne veut le faire en France, il est toujours possible de l'externaliser dans un pays francophone où la main d'oeuvre est plus docile et meilleur marché (les pays francophones d'Afrique sont de bons candidats).
    La mondialisation et les NTIC permettent cela. Il faut donc savoir si nous voulons garder ces emplois (même pénibles) dans notre pays. Combien de régions rurales seraient heureuses de voir ouvrir un centre d'appels sur les décombres d'une friche industrielle ?
    La question est posée.

  • James_
    James_     

    Je trouve en effet que ce métier de téléopérateur est vraiment le nouvel esclavage moderne en version soft.
    Il faut gommer toute personalité, toute initiative propre.
    Vous êtes John de la société Worldwide corporation. vous devez obéire et suivre scrupuleusement un script de questions / réponses pour intéragire avec le correspondant au téléphone,
    avec une voix genre autesse de l'air.
    Pas le temps de souffler, rentabilité oblige.
    et le chef "contrôle qualité" est là pour vérifier / regarder / écouter vos faits et gestes et atention!
    Bref, je trouve ce type de travail vraiment aliénant.

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