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Comment gagner en Bourse

L’autre jour, comme je baillais à la lecture des quatrains d’Omar Kayyam (poète-mathématicien persan, XIIe siècle), je me suis dit : tiens, et si on comparait…

L’autre jour, comme je baillais à la lecture des quatrains d’Omar Kayyam (poète-mathématicien persan, XIIe siècle), je me suis dit : tiens, et si on comparait les évolutions du Nasdaq et du Dow Jones sur cinq ans ? Je sors les courbes et que vois-je ? Match nul ! Dans tous les sens du terme : cinq ans après, on est revenu au point de départ. Mais attention, la route n’a pas été la même : le Nasdaq s’est envolé jus- qu’à +250 % tandis que le Dow Jones se contentait d’un petit +50 %. Tout ça à peu près à la même époque : premier trimestre 2000. Mais, aujourd’hui, les deux courbes se rejoignent dans la nullité des gains. Soyons clairs : si vous n’avez rien fait avec vos actions du Nasdaq et du Dow Jones depuis juillet 1997 (parce que vous étiez dans le coma à l’hôpital), vous n’avez rien gagné ! Sinon, bonjour les dégâts. Évidemment, ceux qui ont acheté en juillet 1997 et revendu en janvier 2000, ils s’en sont mis plein les poches, les veinards. Mais les pauvres fous qui ont acheté en janvier 2000, eux, ils n’ont plus que les yeux pour pleurer. Moralité : il n’y a pas de moralité dans ce business. Moi je dis que ça serait bien de remplacer la bourse par un truc sérieux quoi, prévisible, sans hedge funds, ces horribles spéculateurs qui seraient la cause unique, selon Michel Bon, de la chute boursière de France Telecom. Le principe ? Je vous emprunte, moyennant une commission de 1 %, vos 100 actions X qui valent 100 euros ; je les vends tout de suite, j’attends une semaine que le cours baisse à 50 euros, je les rachète et vous les rends avec la commission. Et jai gagné 4 900 euros ! Surtout que, comme je suis un gros opérateur, le simple fait que je vende suffit à faire baisser le cours. Je joue gagnant à tous les coups. Quel beau métier !

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La rédaction