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Cognacq-Jay change de serveur vidéo pour garantir ses retransmissions

Suite à la demande d’un de ses clients, le diffuseur a modifié son architecture de serveur et de stockage. Il archive désormais jusqu’à 4 900 heures de programmes.

Depuis que les trois chaînes historiques de la télévision française ont quitté la rue Cognacq-Jay, la société Cognacq-Jay Images a recentré ses activités sur la diffusion de programmes pour le compte de chaînes thématiques. Les émissions, enregistrées sur cassettes vidéo, sont apportées par coursier. Charge à Jean-Marie Rosa, responsable du service ingénierie, d’en assurer la diffusion après numérisation. Le système, d’origine Philips, exploite le format MJPEG. Mais, en octobre 1999, Fashion TV demande à l’entreprise un nouveau service : le stockage de 700 heures de clips vidéo pour des rediffusions. Un système d’archivage numérique s’impose.

Diffuser sans interruption

Le choix se porte sur une bibliothèque de cartouches StorageTek 9710, dotée de quatre lecteurs DLT 7000 pilotés par le logiciel DIVArchive de ManagedStorage. Sa capacité atteint 252 cartouches de 35 Go chacune, soit 4 900 heures de programmes encodés à 4 Mbit/s. Mais, la base de données du ser-veur de diffusion vidéo donne au système d’automation qui enchaîne les programmes des informations inexactes sur le catalogue des archives. “Notre métier nous oblige à assurer une grande disponibilité des programmes. Nous avons donc opté pour un serveur vidéo évolué afin de proposer nos services à de nouveaux clients.”Le serveur de diffusion vidéo Broadcast MediaCluster (BMC) de SeaChange est choisi pour partager les capacités de stockage de l’archive entre les clients et assure une diffusion sans interruption. Configurés en Raid 5, les cinq n?”uds de stockage de 12 disques de 36 Go chacun gèrent l’archivage de 780 heures de programmes codés à 4 Mbit/s. De quoi assurer la diffusion de FashionTV sur 4 canaux, mais aussi de Ciné Info et MotorsTV. “Il a fallu prévoir une bande passante suffisante entre le système d’archivage et le serveur pour garantir la disponibilité des programmes”, explique Jean-Marie Rosa. Soit une liaison UltraWide SCSI (40 Mo/s) par lecteur DLT 7000 et un lien Ethernet 100 Mbit/s entre le serveur DIVArchive et le serveur de diffusion vidéo.Ce changement de système a nécessité la mise en place d’une plate-forme de conversion. Les programmes de Fashion TV existants sont numérisés au format MJPEG, mais le serveur BMC requiert des fichiers en MPEG-2 au taux de compression supérieur. L’opération est assez lourde. Les fichiers MJPEG sont convertis au format universel vidéo SDI sur l’ancien système puis en MPEG-2 sur le serveur BMC pour être stockés sur des bandes numériques d’origine reformatées. “La conversion a pris deux mois car elle a mobilisé les ressources du système utilisé pour l’exploitation”, indique Jean-Marie Rosa. Avant de basculer définitivement sur le nouveau serveur, les nouveaux programmes ont été numérisés dans les deux formats à des fins de tests. En juin 2000, le transfert vers le nouveau système a été réalisé.

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Thomas Pimont